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Marie-Thérèse Hippius, comtesse de Dürckheim (née le à Wiesbaden et morte le à Todtmoos) est une psychologue allemande, sœur de la seconde épouse du psychiatre Hans von Hattingberg. Elle a développé la méthode du « dessin guidé » et, avec Karlfried Graf Dürckheim, le « traitement initiatique ». Ils ont conjointement créé le centre de formation et de rencontre Todtmoos-Rütte.
Après le divorce de ses parents en 1912, elle a déménagé avec son père à Fribourg-en-Brisgau puis à Ulm et enfin à Berlin, où elle a étudié la psychologie ainsi qu'à Fribourg et Leipzig, à l'Institut de psychologie Felix Krüger. Elle soutient un doctorat en 1932 sur le thème Graphique de l'expression de sentiments. À Leipzig, elle fait la connaissance non seulement de Graf Dürckheim, mais aussi de Rudolf Hippius qu'elle a épousé en 1932.
Lors de l'Invasion de l'Armée rouge, Rudolf Hippius est fait prisonnier à Prague. Il meurt plus tard dans un camp d'internement sans que son épouse en soit avertie. Marie Hippius s'enfuit avec ses trois enfants et finit par rejoindre son frère à Todtmoos.
À Todtmoos, elle a élaboré une approche psychothérapeutique basée sur la graphologie, qui incite les patients à changer leur écriture pour se transformer. Elle y rencontre également Graf Dürckheim. Au début des années 1950, elle entreprit une thérapie d'inspiration jungienne . En outre, elle étudie avec Erich Neumann et Jean Gebser, un des précurseurs de la théorie intégrale. En 1951, elle crée, en collaboration avec Graf Dürckheim, le centre de formation et de rencontre Todtmoos-Rütte.
Au cours des thérapies initiatiques développées par Durckheim et Hippius, les patients bénéficient d'entretiens individuels approfondis et d'une psychothérapie transpersonnelle intégrant des apports du zen. L'approche s'appuie aussi sur la psychologie des profondeurs jungienne et la psychologie holistique, puis elle s'inspire progressivement de la mystique chrétienne.