Mario Cervi

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Mario Cervi
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Mario Cervi, né à Crema le et mort à Milan le , est un journaliste, essayiste et historien italien.

Biographie

Durant la Seconde Guerre mondiale, en 1942, il est sous-lieutenant dans la 2e compagnie du 479e bataillon côtier, dans la garnison d'une petite ville grecque, Boiati, située à une vingtaine de kilomètres au nord d'Athènes. Après le , il est fait prisonnier par les Allemands et interné.

Sa vie professionnelle est marquée par deux périodes : le Corriere della Sera et il Giornale. Il commence sa carrière de journaliste en 1945 comme reporter au Corriere. Sa première affectation est « la ronde des commissariats (...) puis émissaire » [sic]. « Ils m'ont confié les services refusés par les correspondants célèbres, qui étaient Indro Montanelli, Orio Vergani, Enrico Emanuelli, Max David, Dino Buzzati ».

En peu de temps, Cervi se fait connaître comme l'une des meilleures plumes émergentes et est envoyé dans le monde entier, se faisant apprécier pour ses reportages. Comme envoyé spécial, il s'occupe de chroniques judiciaires en suivant les grands procès. Il est témoin aussi d'évenements importants à l'étranger: de la crise de Suez (1956) au coup d'État des colonels en Grèce (1967), de la prise de pouvoir de Pinochet au Chili (1973); Cervi est l'un des trois journalistes italiens présents à Santiago du Chili le jour de la mort de Salvador Allende. Il assiste également à l'invasion turque de Chypre (1974).

Il quitte en 1974 le Corriere della Sera pour fonder avec Indro Montanelli et d'autres, il Giornale. Cervi est éditorialiste et envoyé, puis directeur adjoint avec Montanelli avec lequel il consolide ses rapports d'amitié et sa collaboration. Montanelli et lui écrivent onze livres de la célèbre collection Storia d'Italia et l'essai Milano ventesimo secolo. Cervi suit aussi son directeur dans l'expérience de La Voce; après la fermeture de ce quotidien, il collabore aux journaux du groupe Monti (il Resto del Carlino et La Nazione), puis il retourne au Giornale comme éditorialiste, acceptant la direction après l'abandon de Vittorio Feltri.

Il laisse la direction en 2001 à son bras droit Maurizio Belpietro, continuant à être éditorialiste. Il s'occupe aussi pendant de nombreuses années d'une rubrique politique dans l'hebdomadaire Gente.

En , il obtient le prix Boffenigo pour le journalisme.

Son dernier livre en collaboration avec Luigi Mascheroni, se nomme Gli anni del piombo. Le titre est volontairement ambigu: d'un côté le plomb qui servait à imprimer et de l'autre un symbole qui rappelle l'ère sombre du terrorisme.

Il reçoit en 2013 le prix Biagio Agnes, pour sa carrière journalistique.

Mario Cervi meurt le . Les journalistes lui rendent hommage à sa mort comme une personnalité géniale et élégante. En 2019, son nom est inscrit le jour de la commémoration des défunts du au panthéon de Milan, à côté des Milanais illustres.

Œuvres

Dans la Storia d'Italia avec Indro Montanelli

Distinctions

Notes et références

Liens externes