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| Nom de naissance |
Maurice François Alfred Martin van Miële |
| Pseudonyme |
Martin Van Maele |
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Maurice François Alfred Martin dit Maurice Martin, Martin Van Maele, ou A. Van Troizem, né le à Boulogne-sur-Seine (Seine) et mort le à Varennes-Jarcy (Seine-et-Oise), est un dessinateur, graveur et illustrateur français connu pour ses représentations érotiques.

Maurice François Alfred Martin naît à Boulogne-sur-Seine. Il est le fils de Louis Martin, graveur sur bois, et de Virginie Van Maele.
Le , à la mairie du 16e arrondissement de Paris, il épouse Marie Françoise Genet, fille de François Genet et Marie Louise Pilloux et tante de Jean Genet.
Il expose pour la première fois deux dessins au Salon des artistes français de 1888. Sa compagne Marie Françoise Genet expose aussi sous le pseudonyme d'Alice Martin de Voos.
Il fournit des dessins au Monde illustré, au Magasin pittoresque et pour Le Petit Français illustré. Il publie un article illustré, « Le pays des commissionnaires », dans le Magasin pittoresque en 1895.

La Commission du Vieux Paris du réceptionne un album intitulé Fortifications de Paris : partie comprise entre le Point-du-Jour et la porte de Pantin, composé d’une cinquantaine de vues et dessins de Maurice Martin, publiés dans le Monde illustré et le Magasin pittoresque, d’après ses photographies.
Sa carrière jusqu'en 1901 est cependant mal connue. À partir de cette date, il débute en illustrant Les Premiers Hommes dans la Lune d'Herbert George Wells édités par Félix Juven. L'année suivante, Van Maele illustre quelques couvertures d'aventures de Sherlock Holmes publiées par le même éditeur.
En 1901 également, il commence à travailler pour l'éditeur érotique Charles Carrington, illustrant des ouvrages sadomasochistes, mais aussi Anatole France et Apulée. Van Maele y publie également, en 1905, un ouvrage plus personnel, La Grande Danse macabre des vifs, quatre séries de dix dessins satiriques et humoristiques, dans lesquels la sexualité s'offre comme premier aperçu de la mort. Après l'expulsion de France de Carrington, en 1907, il travaille pour Jules Chevrel et illustre Choderlos de Laclos, Jules Michelet et Denis Diderot. De 1909 à 1919, Van Maele ne publie que cinq livres.
À partir de 1920, il travaille avec Jean Fort et continue à illustrer des classiques de l'érotisme littéraire (l'Arétin, Paul Verlaine, Charles Sorel, etc.), en parallèle à des ouvrages de Pierre Mac Orlan, principalement sadomasochistes, mais laissant aussi place à des pratiques plus rarement évoquées en littérature, comme la klysmaphilie.
En 1903, Van Maele s'installe à Varennes-Jarcy avec sa femme, sa mère et sa grand-mère. De 1904 à 1926, ils habitent une maison de la rue de Mandres.
Il y meurt en 1926 alors qu'il achevait d'illustrer les Dialogues de l'Arétin. Il est inhumé dans le cimetière de la commune.
