Mary Harald

Mary Harald
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 69 ans)
CannesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Marie LatronceVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Période d'activité

Marie Latronce dite Mary Harald, née le à Hòng Chông, canton de Binh Tri, arrondissement de Hà Tiên en Indochine française (actuel Viêtnam) et morte le à Cannes, est une actrice française du cinéma muet.

Biographie

Née d'une relation de Martial Latronce, garde forestier en Annam, avec Tran Thi Minh sur laquelle on ne possède que très peu de renseignements, Marie Latronce prend le nom de Mary Harald pendant la première guerre mondiale lorsqu'elle obtient son premier rôle au cinéma dans un court-métrage de Gaston Ravel sorti en .

Sa carrière cinématographique prend fin sept ans plus tard après la sortie de son dernier film Les Amours de Rocambole en . Après avoir habité au 11 bis, rue Pigalle dans les années 1920,, on la retrouve dans la décennie suivante au 45 bis rue des Acacias dans le 17e arrondissement de Paris. On ignore qu'elles ont été ses activités après une dernière inscription dans l'annuaire Le Tout-Cinéma de la saison 1938-1939.

Décédée 20 ans plus tard à l'hôpital de Cannes à l'âge de 69 ans, Mary Harald était divorcée depuis de Lucien Huisman, un négociant qu'elle avait épousé à Hanoï en trois ans avant leur installation à Paris dans le 10e arrondissement. Victime des lois anti-juives du gouvernement de Vichy, Lucien Huisman sera arrêté à Nice en et déporté depuis le camp de Drancy par le convoi n° 71 du 13 avril 1944 vers le camp de concentration d'Auschwitz où il mourra le suivant. Son nom figure sur le Mur des noms du Mémorial de la Shoah à Paris (dalle n° 19, colonne n° 6, rangée n° 3).

Filmographie

Critique

Notes et références

  1. ↑ Recensement de 1936, 17e arrondissement (vue 14/238). Archives en ligne de la Ville de Paris, recensement de la population de 1936, 17e arrondissement, quartier des Ternes, rue des Acacias.
  2. ↑ Chevalier de la Légion d'Honneur. Notice c-231289 à lire sur la base de données Léonore aux Archives nationales.
  3. ↑ On sait seulement qu'elle avait 25 ans à la naissance de sa fille et qu'elle a eu deux autres enfants avec Martial Latronce : Berthe (1891-1989) et Émile (1895-1982) dont descendance. Ses dates et lieux de naissance et de décès ne sont pas connus.
  4. ↑ Ce pseudonyme à consonnance anglo-saxonne a longtemps fait penser qu'elle était de nationalité britannique, d'autant que le nom de son village natal, Hòng Chông, est le quasi-homonyme de la concession chinoise de Hong-Kong.
  5. ↑ Adresse des interprètes du cinéma français. Harald (Mary). Ciné pour tous, 1er août 1922, p. 10, à lire en ligne sur Gallica.
  6. ↑ Artistes cinégraphiques. Liste alphabétique. Harald (Mary). Annuaire général de la cinématographie, 1927, p. 80, à lire en ligne sur Gallica.
  7. ↑ L'immeuble abrite aujourd'hui les bureaux de l'ambassade du Népal en France.
  8. ↑ Annuaire général illustré du monde cinématographique. Artistes. Harald (Mary). Le Tout-Cinéma, saison 1938-1939, p. 714, à lire en ligne sur Gallica.
  9. ↑ Au moment de son décès, elle était domiciliée à Auribeau-sur-Siagne où elle a sans doute été inhumée.
  10. ↑ Notice Lucien Huisman sur le site du Mémorial de la Shoah
  11. ↑ Les films de la semaine. Présentation du mardi 25. Du rire aux larmes. Hebdo-Film, 29 septembre 1917, p. 15, à lire en ligne sur Gallica.
  12. ↑ Spectacles. Le cinéma. Vendémiaire. L'Intransigeant, 22 janvier 1919, p. 2, à lire en ligne sur Gallica.
  13. ↑ La rampe du cinéma. Tih-Minh. La Rampe, 23 février 1919, p. 20, à lire en ligne sur Gallica.
  14. ↑ Les beaux films de France. "Li-Hang le cruel". Comoedia, 22 septembre 1920, p. 1, à lire en ligne sur Gallica.
  15. ↑ "C'était écrit !.. (Mecktoub !)". La Cinématographie française, 11 septembre 1920, pp. 61-64, à lire en ligne sur Gallica.
  16. ↑ Spectacles et concerts. C'était écrit. La Dépêche, 21 janvier 1921, à lire en ligne sur Gallica.
  17. ↑ On le sait beaucoup moins mais Pinchon, le créateur de Bécassine, a aussi réalisé 2 films, Mecktoub et Mon village sortis sur les écrans en septembre et octobre 1920.
  18. ↑ Le premier film tourné au Maroc. Mecktoub, drame de mœurs marocaines. France-Maroc, décembre 1920, pp. 253 à 255, à lire en ligne sur Gallica.
  19. ↑ Les cinémas. Sur écran. Toujours les pirates ! Comoedia, 12 janvier 1921, p. 3, à lire en ligne sur Gallica.
  20. ↑ Spectacles. Le cinéma. Les Mains flétries. L'Intransigeant, 13 janvier 1921, p. 2, à lire en ligne sur Gallica.
  21. ↑ Ce qu'on a fait, ce qu'on va faire. En France. L'Intransigeant, 9 décembre 1922, p. 4, à lire en ligne sur Gallica.
  22. ↑ Pathé-Consortium-Cinéma. Tao, grand ciné-roman en 10 épisodes. Ciné-Journal, 17 mars 1923, pp. 8-9, à lire en ligne sur Gallica.
  23. ↑ L'Autre Aile. Cinéa, 15 novembre 1923, p. 20, à lire en ligne sur Gallica.
  24. ↑ Les six jours Aubert. Les grands films. Les Amours de Rocambole. Ciné-Journal, 10 octobre 1924, pp. 22-23, à lire en ligne sur Gallica.
  25. ↑ Cinéma. Tih Minh (Gaumont-Palace). Paris-Midi, 5 mars 1919, p. 2, à lire en ligne sur Gallica.
  26. ↑ Cinéma. Tih Minh (Gaumont-Palace). Paris-Midi, 13 avril 1919, p. 2, à lire en ligne sur Gallica.
  27. ↑ La Ville et les Arts. Cinéma. Li-Hang le Cruel. Paris-Midi, 25 septembre 1920, p. 2, à lire en ligne sur Gallica.

Liens externes