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| Pseudonyme |
Matgioi |
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| Nom en religion |
Simon |
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Albert Puyou, comte de Pouvourville, né le à Nancy (Meurthe) et mort le à Paris, est un poète, romancier, traducteur et ésotériste français.
Issu d'une famille anoblie par le capitoulat de Toulouse en 1695, et de tradition militaire, il fait de brillantes études secondaires (Grand Prix du concours général) et entame en 1880 une carrière militaire à l'Ecole de Saint-Cyr. Il démissionne fin 1885 et en 1887 il s'engage comme simple soldat de la Légion Etrangère. Il est envoyé au Tonkin vers 1887-1888 où il fait campagne et retrouve au bout de deux ans ses galons d'officier. En 1890, il est ensuite rapatrié pour raisons de santé, puis retourne en Indochine dans la province de Son-Tay. Victime d'anémie palustre, il doit renter en métropole une nouvelle fois en 1891. Après un dernier séjour au Tonkin, il démissionne de l'armée en 1894.
Ses séjours prolongés au Tonkin et dans diverses provinces du sud-est asiatique lui permirent de connaître en profondeur l'esprit chinois. Il rencontrera un maître taoïste qui le prépara à recevoir l'initiation dans une société secrète chinoise. En , il reçoit l'investiture initiatique taoïste. Albert de Pouvourville prit alors le nom de Matgioi, « œil du jour » ou soleil. Matgioi revint ensuite en Occident et entreprit de diffuser (dans la mesure où cela était possible) l'enseignement du taoïsme, à l'encontre des orientalistes. Il expose pour la première fois, notamment dans la Voie métaphysique et la Voie rationnelle, le sens profond des doctrines taoïstes, au point de vue principiel comme dans leurs applications diverses. Il complète sa vie spirituelle en occident en devenant martiniste et est consacré en 1905 évêque de l'Église gnostique de France sous le nom de Tau Simon par Fabre des Essarts. Il collabore avec René Guénon à la revue La Gnose avec plusieurs articles entre 1909 et 1912. Il est également l'auteur de plusieurs monographies sur la Chine et sur les colons français en Asie.
Après la première guerre mondiale, il se fixe à Chatou. Sa production littéraire devient presque exclusivement tournée vers le romanesque ou répond à des commandes.
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