Matthäus Merian

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Matthäus Merian
Matthäus Merian l'Ancien
Naissance
Décès
(à 56 ans)
Bad Schwalbach, près de Wiesbaden
Période d'activité
Nom de naissance
Matthäus Merian
Nationalité
Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire (citoyen de Francfort)
Activité
Maître
Friedrich Meyer, Jacques Callot
Élève
Lieu de travail
Mouvement
Influencé par
A influencé
Conjoint
Maria Magdalena de Bry (d) (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Parentèle
Œuvres principales

Matthäus Merian (Matthäus Merian der Ältere), dit l'ancien, né le à Bâle, et mort le à Bad Schwalbach, est un graveur sur cuivre et éditeur germano-suisse.

Biographie

Matthäus Merian est né le à Bâle, fils de Walther Merian. Après ses études au lycée, il apprend le dessin, la gravure sur cuivre et la gravure à l'eau-forte à Zurich auprès du graveur sur cuivre Friedrich Meyer. De 1610 à 1615, il étudie et travaille à Strasbourg (chez Friedrich Brentel), à Nancy et à Paris (chez Jacques Callot). En 1615, il réalise à Bâle son grand plan de la ville de Bâle.

Après des séjours à Augsbourg et Stuttgart (Allemagne) ainsi qu'aux Pays-Bas, Merian s'installe à Francfort-sur-le-Main et à Oppenheim (Allemagne), où il travaille pour l'éditeur et le graveur sur cuivre Jean Théodore de Bry. De Bry possède un atelier de gravure à Oppenheim et une maison d'édition à Francfort qui prépare alors de grands ouvrages de voyages en Extrême-Orient. En 1617, il épouse la fille de son employeur, Maria Magdalena de Bry, s'installe en 1616 à Bâle, où il acquiert le droit de corporation qui lui permet de devenir indépendant. Après la mort de son beau-père en 1623, il reprend la direction de sa maison d'édition à Francfort. Il acquiert le droit de citoyen de Francfort en 1626 et peut dès lors travailler comme éditeur indépendant. En 1627, il accepte comme apprenti Wenceslas Hollar, qui va également devenir un célèbre graveur.

Après le décès de son épouse en 1645, Merian épouse Johanna Sibylla Heim en 1646. Sa première épouse lui donne deux filles et trois fils dont Matthaeus Merian et Caspar Merian qui travaillent tous les deux dans son atelier. Son second mariage lui apporte une fille, Anna Maria Sibylla Merian, qui devient peintre de fleurs et d'insectes. Matthäus Merian meurt des suites d'une longue maladie le à Bad Schwalbach près de Wiesbaden. Il repose au Peterskirchhof près de Francfort.

Son grand intérêt pour les questions de religion et l'énergie qu'il puise dans son rapport personnel à Dieu sont moins connus que son activité d'éditeur. L'expérience personnelle et émotionnelle à travers l'esprit de Dieu l'intéresse plus que l'Église, la Bible et les sacrements. En 1637, il écrit : « Le simple mortel ne peut comprendre l'esprit de Dieu, il le considère comme une folie et une grande hérésie, et est-il le plus grand savant, est-il enseigné dans toutes les écoles du monde, connaît-il par cœur tous les livres y compris la Bible que cela ne suffit et ne servit pas à son bonheur, le Saint-Esprit lui-même ne pouvant atteindre le plus profond de l'âme. » C'est dans cet esprit que Merian conçoit son blason et son sceau d'éditeur, dans lequel il inscrit la devise « Pietas contenta lucratur » avec, comme animal héraldique, une cigogne.

Armoiries Merian.

L'œuvre de Merian est une source d'inspiration directe pour le Suecia antiqua et hodierna d'Erik Dahlbergh et pour divers travaux de Rembrandt.

Plaque de la place Mathias-Mérian, à Strasbourg.

Le magazine allemand de voyages Merian lui doit son nom. À Strasbourg, la place Mathias-Mérian lui rend hommage.

Œuvre

Parmi son œuvre artistique, il est important de mentionner en particulier les travaux suivants :

Notes et références

  1. ↑ (en) Amy Golahny, Rembrandt's Reading, Amsterdam, Amsterdam University Press, , p. 137-.
  2. ↑ Maurice Moszberger (dir.), « Place Mathias-Mérian », in Dictionnaire historique des rues de Strasbourg, Le Verger, Barr, 2012 (nouvelle éd. révisée), p. 60 (ISBN 9782845741393)
  3. ↑ « Cat'zArts - Affichage d'une notice », sur www.ensba.fr (consulté le )
  4. ↑ Sous la direction d'Emmanuelle Brugerolles, Dürer et son temps. Dessins allemands de l'École des Beaux-Arts, Beaux-arts de Paris les éditions, 2012, p. 486-489, Cat. 86.

Annexes

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Bibliographie

Liens externes