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Traductrice, poétesse, chercheuse, enseignante universitaire |
Mathilde Vischer Mourtzakis, née en , est une poétesse, traductrice et universitaire suisse.
Née à Genève en , elle est traductrice, poétesse, chercheuse et enseignante à la Faculté de traduction et d'interprétation de l'Université de Genève depuis . Elle a consacré sa thèse de doctorat (publiée aux Éditions Kimé en ,) au rapport entre traduction et écriture chez les poètes Philippe Jaccottet et Fabio Pusterla.
Ses principales publications universitaires portent sur la traduction de la poésie et sur les liens entre écriture, traduction, écriture bilingue et autotraduction,,,,,,,,,. Elle traduit des poètes contemporains de l'allemand (Felix Philipp Ingold) et de l'italien (Fabio Pusterla, Alberto Nessi, Lou Lepori, Massimo Gezzi, Elena Jurissevich, Leopoldo Lonati, Massimo Daviddi) vers le français. De à , elle fait partie du Comité de rédaction de la Revue de Belles-Lettres et collabore aux revues Culturactif.ch, Feuxcroisés et Viceversa littérature ; de à , elle est assistante-doctorante au Centre de traduction littéraire de Lausanne et de à , elle travaille pour les Éditions Metropolis.
En , elle publie son premier livre de poèmes en prose, Lisières, qui reçoit le Prix Terra Nova 2015 de la Fondation Schiller 2015 et le Prix du poème en prose Louis Guillaume 2015 : « Construit en trois parties, Lisières évoque un deuil, celui d’un enfant à naître dont le cœur soudain s’est arrêté. La lisière, c’est celle entre la vie et la mort, la pensée et le corps, le monde familier et celui, sauvage, de la forêt toujours proche ». En , paraît Comme une étoile qui tombe dans la nuit,,; dans ce livre de poèmes en prose, l’histoire d’une astrophysicienne éprise d’infini, qui « passe ses journées à scruter les galaxies », s’entremêle à celle d’un enfant né dans un pays du Moyen-Orient en guerre. Comme l’écrit Françoise Delorme, « la force indéniable de l’écriture de Mathilde Vischer (…) semble tenir dans la capacité de développer une pensée que l’on sent devenir peu à peu en nous, lecteurs, émotion poétique aux multiples sources, chant, fêlé parfois, dont le rythme et le courage pour affronter avec des mots l’opacité de nos vies nous recréent, nous éclairent aussi. ». Elle a publié des poèmes notamment dans les revues Terre à ciel,, N47, Arpa, Décharge, Le Courrier,, PLACE et participé au projet Closepoetry en . En , elle reçoit la Bourse Nouvel-le auteur-e de l’État de Genève et le prix de la Société genevoise des écrivains pour le projet de livre de poèmes Le Corps du feu,,.
Elle a été membre du Comité scientifique de « Babel, festival de littérature et de traduction » de à , est membre du Comité scientifique de la collection des « Cahiers de poésie bilingue » (Presses Sorbonne Nouvelle-Paris 3) et du Jury du Prix Pittard de l'Andelyn.