Matteo Rampollini [Rampollino] est un compositeur italien, né en 1497 probablement à Florence et mort dans la même ville vers 1553.
Matteo est fils de Jacopo Rampollini, un homme de loi. C’est de 1515 que date son premier engagement professionnel, lorsqu’il entre au service de la Famille de Médicis. En 1515, il enseigne le plain-chant et le chant figuré à l'église San Lorenzo de Florence.
En 1520, il succède à Bernardo Pisano comme maître des enfants de la cathédrale Santa Maria del Fiore de Florence, lorsque le second part pour Rome, et en alternance avec Philippe Verdelot de 1520 à 1524. En alternance avec Verdelot, il travaille également au baptistère.
Il a pu être le maître de composition de Francesco Corteccia après le départ de Pisano de Florence. Il est aussi chanteur : en 1523-1524, Rampollini doit avec Raffaello di Piero Lurini remplacer deux mois durant les chanteurs Philippe Verdelot, Cornelio Senolaart et Francisco Grisovan, partis à Rome pour participer aux célébrations de l'accession à la papauté du cardinal Jules de Médicis, futur Clément VII. En , il reçoit un poste de chanteur en remplacement du chanteur Michelangelo di Lorenzo alias Gazza, au salaire mensuel de 7 lires, jusqu'à la dissolution de la chapelle du baptistère de la cathédrale.
En 1530, sa nomination au poste de chapelain de la chapelle des Médicis dans la Basilique San Lorenzo de Florence, en remplacement de Pisano, pourrait être une récompense de sa fidélité aux Medicis après les troubles politiques de 1527-1530. Il reste à ce poste jusqu’en 1534.
Il a vraisemblablement participé aux réjouissances du mariage du duc Cosme Ier de Toscane avec Éléonore de Tolède en 1539, puisque deux madrigaux de sa main (Lieta per honorarte, et Ecco la fida) figurent dans l’édition de la musique du banquet publiée par Antonio Gardano cette année . On suppose qu’il a été toute sa vie au service des Médicis.
Entre 1547 et 1552, il est mentionné à Florence, quartier de Santa Croce, où il habite avec son frère.
Sa dernière œuvre connue, consacrée à quelques canzoni de Pétrarque, n’est publiée qu’à Lyon vers 1554.
Il est enfin maître de chapelle de la cathédrale de Pistoia de 1556 à 1558 au moins.
Rampollini a publié sept pièces dans trois recueils :
On trouve également des pièces dans quelques manuscrits :
Vers 1554 Moderne publie la seule monographie qu’on possède de lui :