Il fait partie des membres fondateurs du collectif d'artistes winnipegois L'Atelier national du Manitoba(en), mis sur pied en 2005 et disparu en 2008,.
Les deux premières réalisations auxquelles il participe, Kubasa in a Glass (2006) et Death by Popcorn (2006), sont des vidéo-collages humoristiques conçus à partir d'archives télévisuelles trouvées,,. Il enchaîne ensuite avec I Dream of Driftwood (2006), documentaire expérimental ironique sur des immeubles résidentiels de Winnipeg. Si le documentaire d'animation expérimentale Cattle Call (2008), sur les encans de bétail, est dans le prolongement de cette veine, il commence à aborder la fiction avec Où est Maurice? (2006).
Son œuvre entremêle des aspects du cinéma d'animation et du cinéma expérimental. La ville de Winnipeg y tient souvent lieu de motif obsessionnel, au même titre que son compatriote, le cinéaste Guy Maddin.
L'intérêt que porte Matthew Rankin à l'histoire l'amène à plusieurs reprises à porter à l'écran des personnages historiques placés dans un contexte non réaliste. Il privilégie des techniques de travail et de tournage traditionnelles, s'abstenant de recourir au numérique. L'esthétique singulière de son œuvre le rapproche d'autres cinéastes winnipegois tels que Guy Maddin et Deco Dawson(en).
Prix et hommages
Ses films sont remarqués dans de nombreux festivals et remises de prix. Ainsi, Tabula Rasa et Mynarski chute mortelle sont nommés dans la catégorie du meilleur court ou moyen métrage de fiction au gala des prix Jutra,. Mynarski chute mortelle et Tesla: Lumière mondiale sont nommés dans la catégorie du court métrage dramatique aux Prix Écrans canadiens. Le cinéaste remporte le Prix du meilleur film canadien au Festival international d'animation d'Ottawa et le Prix Off-Limits du Festival international d'animation d'Annecy pour Mynarski chute mortelle.
↑«De nombreux courts métrages
canadiens à Sundance», Le devoir, , B7 (lire en ligne)
↑(fr-CA) «Lumière éblouissante | Marc Cassivi | Festival de Cannes», La Presse, (lire en ligne, consulté le )
↑(fr-CA) Helen Faradji - ICI.Radio-Canada.ca, «3 Québécois à Cannes», sur Radio-Canada.ca (consulté le )
↑François Lévesque, ««Tesla: lumière mondiale» concourra à la Semaine de la critique de Cannes», Le Devoir, (ISSN0319-0722, lire en ligne, consulté le )
↑(fr-CA) André Duchesne, «Le premier long métrage de Matthew Rankin au FNC», La Presse, (lire en ligne, consulté le )