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Journaliste police-justice, historien |
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Max Lagarrigue, né le 19 novembre 1972 à Castelsarrasin, est un journaliste français, chroniqueur judiciaire et faits divers, ainsi qu'un historien spécialiste du communisme rural et de la Seconde Guerre mondiale.
Max Lagarrigue accède au journalisme après un parcours universitaire de troisième cycle en histoire contemporaine, sans être passé par une école de journalisme. Il complète sa formation initiale par plusieurs stages professionnels à l'École de journalisme de Toulouse (EJT). Il débute sa carrière en 2001 au Journal du Palais à Montauban, avant de rejoindre en 2006 la rédaction du quotidien régional La Dépêche du Midi.
À partir de 2014, il s'oriente vers la chronique judiciaire, couvrant au quotidien les audiences correctionnelles et les procès devant les cours d'assises en Tarn-et-Garonne et dans la région,,, ainsi que des affaires de portée nationale jugées à Paris (notamment les procès liés aux attentats de Toulouse et Montauban ou l'affaire du « jardinier radicalisé » de Montauban poursuivi pour terrorisme d'ultradroite,,). En 2021, il devient responsable de la rubrique police-justice de La Dépêche du Midi pour le département de Tarn-et-Garonne à la rédaction de Montauban. Depuis octobre 2026, il intègre le pool d'experts police-justice du groupe La Dépêche et participe hebdomadairement à la newsletter dédiée aux faits divers.
À ce titre, il intervient régulièrement dans des émissions d'investigation et de faits divers à la télévision (notamment Faites entrer l'accusé sur le double meurtre de Montauban / affaire Éric Gallo, Complément d'enquête consacré aux dérives chez Emmaüs, Enquêtes criminelles : le magazine des faits divers, Chroniques criminelles, Au bout de l'enquête, la fin du crime parfait ? sur l'affaire Mohamed Merah sur France 2) ainsi que sur BFM TV et CNews.
Membre de l'Association de la presse judiciaire (APJ) depuis 2018, il fait l'objet en janvier 2024 d'un déferlement de cyberharcèlement et de menaces de mort à la suite d'articles couvrant un conflit de voisinage à Montjoi impliquant un éleveur local. Pris à partie dans une vidéo ciblée relayée par la mouvance d'extrême droite, il reçoit le soutien de sa rédaction, du Syndicat national des journalistes (SNJ) et de l'APJ,,,. Son témoignage et son cas sont documentés à la page 21 du rapport annuel 2024 de l'Observatoire français des atteintes à la liberté de la presse (OFALP) pour illustrer les menaces pesant sur le journalisme local. L'auteur des vidéos est condamné en juillet 2024 à 12 mois de prison avec sursis probatoire par le tribunal correctionnel de Montauban (jugement non définitif, faisant l'objet d'un appel pendant devant la cour d'appel de Toulouse), puis par jugement du 29 mai 2026 de la 17e chambre du tribunal judiciaire de Paris.

Historien de formation, Max Lagarrigue soutient en 1996 une maîtrise d'histoire intitulée Le PCF tarn-et-garonnais, de l'implantation à l'essor 1936-1946 à l'université Toulouse-Le Mirail, sous la direction de Pierre Laborie. Il poursuit ses recherches universitaires dans le cadre d'un mémoire de DEA en 1997 consacré au « Parti communiste de la France rurale des années 1930 à la Guerre froide 1930-1961 : l'exemple du Sud-ouest », couvrant six départements (Corrèze, Dordogne, Gers, Lot, Lot-et-Garonne et Tarn-et-Garonne), sous la direction de Pierre Laborie.
Il enseigne l'histoire du communisme à l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po) et publie plusieurs contributions scientifiques dans la revue Communisme éditée par le GEODE (CNRS), ainsi qu'une biographie consacrée au député lot-et-garonnais Renaud Jean (2001).

En 1999, il lance la revue d'histoire contemporaine régionale Arkheia, destinée à diffuser les travaux d'étudiants-chercheurs, d'érudits locaux et d'historiens confirmés. Il en assure la direction de publication sur 25 numéros jusqu'à sa mise en sommeil en 2012, rassemblant les contributions d'universitaires de renom (Emmanuel Le Roy Ladurie, Geneviève Dreyfus-Armand, Serge Berstein, Jean-Pierre Rioux, Michel Roquebert) et de grands témoins (Henri Caillavet, Marie-Rose Gineste)[réf. souhaitée].

Parallèlement, l'association éditrice organise du 10 au 14 mai 2000 à Montauban un colloque international intitulé « La France du repli : les réfugiés dans le Midi, 1940 », réunissant plus de trente chercheurs français, belges, allemands et américains,. Les actes de ces travaux débouchent en 2001 sur la publication de l'ouvrage collectif 1940, la France du repli – L’Europe de la défaite, rédigé sous sa direction aux éditions Privat. Il complète ce cycle de recherches par des études consacrées à l'accueil des réfugiés belges pendant la guerre et aux liens mémoriels entre le Tarn-et-Garonne et la Belgique,.

En 2004, il organise à Montauban le colloque international Manuel Azaña et la mémoire de la guerre civile espagnole, avant de cofonder en 2005 avec l'historien Jean-Pierre Amalric l'association « Présence de Manuel Azaña » en hommage au dernier président de la Seconde République espagnole. Cinq ouvrages issus des colloques organisés par l'association ont été publiés par la revue Arkheia sous la codirection de Max Lagarrigue, Jean-Pierre Amalric et Geneviève Dreyfus-Armand.