Max Lazard

Max Lazard
Fonctions
Président
Société de statistique de Paris
à partir de
Rédacteur en chef
Revue internationale du chômage (d)
à partir de
Trésorier
Institut français de sociologie
Président
Association française pour la lutte contre le chômage et pour l'organisation du marché du travail (d)
Secrétaire général adjoint (d)
Association internationale pour la lutte contre le chômage (d)
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Formation
Activités
Famille
Père
Fratrie
Jean Lazard (d)
Elizabeth Lazard (d)
Esther Lazard (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Simon Lazard
Francis Lazard (d)
Didier LazardVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Propriétaire de
Villa Penn ar Bed (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Union pour la vérité (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Directeur de thèse
Distinctions
Tombe de Max Lazard au cimetière de Passy (division 15).

Max Lazard, né le à Croissy et mort le à Neuilly-sur-Seine, est un économiste et sociologue français.

Biographie

Jeunesse et études

Max Lazard est le fils de Simon Lazard, associé-fondateur de la Banque Lazard.

Il est licencié ès lettres et étudie à l'École libre des sciences politiques,. Après un voyage au Royaume-Uni en 1896, il décide de poursuivre ses études aux États-Unis. Il s'inscrit à l'université Columbia en sciences économiques en 1899, et obtient un Master of Arts. En 1909, il obtient un doctorat en sciences économiques et politiques. Sa thèse aurait été soutenue à Columbia, et aurait traité des cycles économiques.

En 1900, il épouse Sophie Ellissen, nièce d'Albert Ellissen. Ils seront les parents de Simon, Francis et Didier Lazard.

Parcours professionnel

Il débute jeune dans la banque familiale.

En 1892, il participe à la fondation d'une association à but social, l'Union pour l'action morale. Après avoir découvert Toynbee Hall lors d'un séjour de formation à la finance à Londres en 1896, il organise dès son retour à Paris une association sociale et éducative de quartier à Ménilmontant, et se lie avec Georges Deherme.

En 1899, il renonce à sa carrière de banquier, et devient un militant actif du mouvement des Universités populaires. Il se consacre à la philanthropie et aux questions économiques et sociales, se spécialisant dans la question du chômage. Il soutient une thèse en droit à l'université de Paris sous la direction de Maurice Bourguin en 1909.

En 1910, il est le cofondateur de l'Association internationale pour la lutte contre le chômage, dont il est le secrétaire général adjoint.

Il devient chargé d'affaires au cabinet d'Albert Thomas durant la guerre.

À la fin de la guerre, en 1919, il est l'un des artisans de la rédaction de la partie XIII du traité de Versailles et de la création du Bureau international du travail, et est nommé délégué du gouvernement français à la Conférence internationale du travail de Washington (il fut également délégué du gouvernement français à celle de Genève, Lausanne, Locarno…). Il fut secrétaire général du Conseil interallié des Achats de guerre et des Finances.

Il était rédacteur en chef de la Revue internationale du chômage et président de l'Association française pour la lutte contre le chômage et pour l'organisation du marché du travail.

Max Lazard enseignait la sociologie à l'École pratique de service social et était conférencier à la Coopération des idées, à la fédération universitaire de Belleville, à l'Éducation sociale de Montmartre, aux Soirées ouvrières de Montreuil. Il était l'un des piliers et bailleur de fonds de l'Enseignement mutuel de la Chapelle.

Max Lazard fait don de son vivant, avec Jean Lazard, de 10 000 dollars à Sciences Po, afin que la bibliothèque de l'école créée un fonds documentaire lié à l'économie et à la politique américaine. Une salle est baptisée « J.-P. Lazard » en leur honneur.

En 1954, sa femme crée à l'Institut d'études politiques de Paris, pour honorer sa mémoire, la Bourse Max Lazard, « destinée à faciliter à des étudiants, ou étudiantes, ou à des chercheurs en sciences politiques, économiques ou sociales des recherches et des travaux, notamment à l'étranger ».

Max Lazard a été nommé chevalier de la Légion d'honneur et officier de l'Instruction publique.

Prises de position

Fortement attaché à la République, il est dreyfusard.

Publications

Notes et références

  1. ↑ Jacques Lafitte et Stephen Taylor, Qui est qui en France, J. Lafitte., (lire en ligne)
  2. ↑ Colette Chambelland, Le Musée social en son temps, Presses de l'Ecole normale supérieure, (ISBN 978-2-7288-0241-8, lire en ligne)
  3. ↑ Guy-Alban de Rougemont, Lazard Frères: Banquiers des Deux Mondes (1848-1939), Fayard, (ISBN 978-2-213-66365-4, lire en ligne)
  4. ↑ « Max Lazard (1875-1953) », sur data.bnf.fr (consulté le )
  5. 1 2 (en) Grégoire Mallard, Gift Exchange: The Transnational History of a Political Idea, Cambridge University Press, (ISBN 978-1-108-48969-0, lire en ligne)
  6. ↑ André le Révérend, Lyautey, Paris, Fayard, , 496 p. (ISBN 2-213-01255-5, SUDOC 000620610), p. 161-162
  7. 1 2 Richard Descoings, Sciences Po : de la Courneuve à Shanghai, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, (ISBN 978-2-7246-0990-5, OCLC ocm86113501, lire en ligne)
  8. ↑ Sciences Po : Bourse Max Lazard

Sources

Voir aussi

Archives

Liens externes