Max Picard

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Max Picard
Biographie
Naissance
Décès
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NeggioVoir et modifier les données sur Wikidata
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Enfant
Michael Picard (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Distinction

Max Picard, né le à Schopfheim (Allemagne) et décédé le à Neggio (Suisse), est un médecin, écrivain et philosophe suisse, d'expression allemande.

Éléments de biographie

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Max Picard est né le à Schopfheim, un village du Bade-Wutenberg situé à quelques kilomètres de Bâle. Ses parents, Joseph et Sophie (née Ullmann), sont des Suisses de confession juive. Joseph est marchand d'étoffes, L'arrière-grand-père de Max était un rabbin célèbre.[réf. nécessaire].

Max Picard fait des études de médecine à Fribourg-en-Brisgau, Berlin, Munich et Heidelberg et obtient son doctorat en 1911. En 1914, il épouse Margareth Goldstrom, qui fut une des premières femmes médecin en Allemagne,, et pratique la médecine à Munich jusqu'en 1918. Cependant, dès 1915, il s'éloigne de la médecine, qu'il estime trop marquée par des approches positiviste, darwinienne et mécaniciste. Il se tourne vers la philosophie (branche à laquelle il s'intéressait déjà à Heidelberg) et donne des conférences de critique d'art. Cette même année, le couple voit la naissance de leur fils Michael.

En 1918, il s’établit en Suisse, au Tessin, d'abord à Locarno puis à Brissago, et à partir de là, il se consacre pleinement à l'écriture.

En 1929, il publie Le visage humain et en 1934, La fuite devant Dieu. Il devient l'ami de Gunter Böhmer à la fin des années 1930. De confession juive, Max Picard se convertit au catholicisme en 1939 — mais il reviendra plus tard au judaïsme. Picard rencontre en 1947 Gabriel Marcel, qui devient un ami avec lequel il entretient une correspondance suivie (qui sera publiée en 2006). Le philosophe français préface la traduction française du Monde du silence paru aux P.U.F. en 1953, et il dira de Max Picard qu'il était « affamé d'authenticité ».

Il meurt à Neggio (canton du Tessin) le .

Reconnaissance

Emmanuel Levinas salue l'ensemble de son travail dans une étude qu'il consacre à Picard, qui a été reprise dans Noms propres (1976) et John Maria Oesterreicher lui consacre un livre, Max Picard, Les Visages de l'amour paru aux éditions Ad Solem en 2005. Plusieurs de ses ouvrages ont été traduits en français, en anglais, en italien.

Il a reçu le prix le prix Johann-Peter-Hebel 1952.

Œuvre

Les textes de Picard « (...) dénonce[nt] la déchirure de l'homme moderne (Das Ende des Impressionismus, 1916 ; La fuite devant Dieu, 1935, all. 1934) et l'état de la société (L'homme du néant [Hitler], 1946, all. 1946; Le monde du silence, 1954, all. 1948). »

Publications

Sont retenus ici, à l'exception du premier titre, les ouvrages de M. Picard traduits en français.

Notes et références

  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Linsmayer 2010
  2. 1 2 3 4 Egger 2019, p. 247
  3. ↑ (de) Biographie de Gunter Böhmer sur le site officiel de l'artiste.
  4. 1 2 3 Patrick Kéchichian, « Max Picard, le regard qui mène du silence à la parole », sur La Croix, (consulté le )
  5. ↑ Voir ci-dessous, « Écrits ».
  6. ↑ Dialogue du silence et de la parole, Max Picard et Gabriel Marcel par Germain Gabriel dans la revue Esprit, novembre 1970.

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes