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Max Fernand Leon Poll |
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Université libre de Bruxelles (en) |
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| Abréviation en zoologie |
Poll |
Max Poll (Max Fernand Léon Poll), né le à Ruisbroek (banlieue sud de Bruxelles) et mort le à Uccle, est un ichtyologiste belge.
Son père était médecin et sa mère régente en langues. C'est à son grand-père maternel Isidore Teirlinck, littérateur bien connu mais aussi botaniste, qu'il doit sa première initiation aux sciences de la nature. Comme élève à l'Athénée de Saint-Gilles (Bruxelles), puis comme étudiant à l'université libre de Bruxelles, il s'intéresse dans un premier temps aux insectes, devenant un brillant entomologiste, sa thèse de doctorat portant d'ailleurs sur les tubes de Malpighi chez les Coléoptères qui débouchera sur 14 publications sur le système urinaire des insectes de 1932 à 1937.
Dès 1932, à 24 ans, son intérêt se porte sur les poissons et plus particulièrement sur les Cichlidae dont il décrira la même année deux espèces nouvelles du Lac Kivu.
Bien que spécialiste des Cichlidae, il étudie l'ensemble de la faune ichtyologique d'eau douce et marine de l'Afrique. Aussi, le nombre de ses publications et de ses révisions de genres et de familles, la plupart remarquablement illustrées, est énorme. En effet, il publiera 250 livres et articles et décrira 7 familles, 43 genres, 390 espèces et 25 sous-espèces nouvelles.
Il décrit notamment, sous forme de monographies, la faune ichtyologique du Lac Tumba (Congo belge devenu République démocratique du Congo), de l'Atlantique Sud (4 volumes), du Lac Tanganyika, du Congo belge, du Stanley-Pool (Malebo Pool), du Katanga, de l'Angola, du fleuve Limpopo, etc. Passé maître en zoologie systématique, il écrit dans un rapport destiné aux autorités de l'Enseignement en Belgique: La zoologie systématique est l'orthographe de la zoologie.
Durant les années 1946 et 1947, il organise une expédition hydrobiologique sur le lac Tanganyika qui le conduira à augmenter la famille des Cichlidés de 22 genres et 98 espèces. En 1948, il participe à une expédition océanographique belge à bord d'un chalutier pour explorer le potentiel de pêche des zones côtières africaines de l'Atlantique Sud. Il en tirera une description de sa faune ichtyologique en 4 volumes. En 1958-1959, il participe à une expédition sur le Stanley-Pool à la recherche des cocons de Protoptères, poissons qui ont la particularité de posséder à la fois des branchies et des poumons, dans le but d'en tirer une étude biologique sur la vie et la reproduction de ces poissons hors normes. Il entreprend d'autres missions au Congo, l'une pour y développer la pisciculture du Tilapia et les pêcheries (1956), l'autre pour récolter du matériel taxidermique pour le pavillon du Congo de l'Exposition universelle de Bruxelles de 1958 (1957-1958).
Se distinguant par un charisme rayonnant, Max Poll, depuis le musée royal de l'Afrique centrale où il était Conservateur puis directeur de département, développe de manière intensive au bénéfice de la recherche internationale, les échanges de collections entre les musées du monde entier, plus particulièrement avec le British Museum (à Londres) et le Muséum national d'histoire naturelle (à Paris). Vite considéré comme le spécialiste mondial des poissons d'Afrique, nombre d'expéditions scientifiques lui envoient, pour description (dûment illustrée), leurs récoltes ichtyologiques, à peine pêchées. À chaque fois, il y découvre de nouvelles espèces. L'une d'entre elles, hors d'Afrique, est un poisson aveugle (nouveau genre, nouvelle espèce) des grottes des îles Galápagos. D'autres poissons lui parviennent de Tahiti, de Côte d'Ivoire, d'Angola, du Kenya, de Tanzanie, de Somalie, d'Afrique du Sud, de l'Atlantique Nord, de la Mer du Nord, de Méditerranée, etc., comme en témoigne la liste de ses publications.
À la demande du professeur Pierre-Paul Grassé de Paris, il rédige le chapitre sur le groupe des Poissons dans « La vie des animaux », édité par Larousse (éd. 1972). Enfin, durant sa retraite, il collabore activement avec J.-P. Gosse et J. Daget à la rédaction des 4 volumes du Catalogue des Poissons d'eau douce de l'Afrique (CLOFFA).
Nombre d'ichtyologistes admiratifs de ses travaux lui ont d'ailleurs dédié des espèces et taxons tels que le genre Pollimyrus Taverne 1971, Etmopterus polli Bigelow, Schroeder & Springer, 1953, Merluccius polli Cadenat, 1950, Pollichthys Grey, 1959, Polyipnus polli Schultz, 1961, Microsynodontis polli Lambert, 1958, et Synodontis polli Gosse, 1982.
Ne sont reprises ici que les publications de Max Poll sur les Vertébrés comportant au moins 30 pages, hormis les planches, soit les 20 % de l'ensemble de sa contribution scientifique. On notera la richesse remarquable des textes en illustrations ("fig." et "pl.").
Poll est l’abréviation habituelle de Max Poll en zoologie.
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