Max Wechsler

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Max Wechsler
Max Wechsler en 2019.
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Activité
signature de Max Wechsler
Signature.

Max Wechsler est un peintre français, né le à Berlin et mort le à Paris.

Biographie

Max Wechsler naît en 1925 à Berlin dans une famille juive. Après la nuit de Cristal (Reichspogromnacht ou Reichskristallnacht), il est envoyé en France chez un oncle en .

Ses parents et grands parents, restés à Berlin, sont déportés et assassinés à Auschwitz en 1943.

Pendant l’occupation, via le réseau des Éclaireurs israélites de France (EIF), il est recueilli à la Maison des enfants de Moissac, puis, après l’invasion de la zone sud, passe en Suisse le et rejoint le camp de Davesco, près de Lugano.

À la fin de la guerre, il choisit de s’installer en France, à Paris.

Apatride, il obtiendra la nationalité française en 1980.

Il débute au journal Vaillant comme illustrateur et graphiste, métier qu’il exercera à temps partiel jusqu’au début des années 1990, principalement pour le groupe des Presses de la Cité. Ses rencontres avec le peintre Serge Fiorio pendant la guerre durant son séjour à Moissac, puis avec René Moreu, qui fut rédacteur en chef du Vaillant, seront déterminantes.

Dans les années 1950 et 1960, il peint dans une veine surréaliste des compositions fantastiques faites, selon Pierre Gaudibert, de « déploiements organiques […] expansion d’enroulements, gonflements, fissures », et constituant des « Figures symboliques témoignant d’une œuvre de souffrance » pour A. Pacquement. Ces œuvres sont exposées par Pierre Gaudibert au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris lors de la première manifestation de l’ARC en 1968.

En 1975, il rencontre Christine Fleurent, photographe, qui deviendra plus tard son épouse.

Il cesse volontairement de peindre de 1973 à 1977, puis se tourne ensuite vers une abstraction qu’il n’abandonnera plus : série d’œuvres sur toile, surfaces striées comme lacérées dans la matière.

En 1984, il abandonne le châssis pour de grandes œuvres sur toile intégrant des collages de différents matériaux, papiers et journaux en une matière dense et épaisse, qu’il intitulera « Recouvrements papiers ». Ces très grands formats sont inspirés par l’espace de l’atelier acquis en 1985 dans le quartier de La Bastille, où il travaillera jusqu’à la fin de sa vie[réf. nécessaire].

Il rencontre le peintre Michel Parmentier qui partage l’atelier plusieurs mois avec lui en 1988.

Il expose ses grands formats à la Galerie Jean Fournier, à Paris, en 1986.

Il se lie en 1989 avec le critique et poète Maurice Benhamou[réf. souhaitée].

Dans les années 1990, son processus créatif se réduit à un seul matériau : l’imprimé. Les caractères typographiques sont réduits, agrandis, transformés pour créer des œuvres sans bords ni centres, des espaces lumineux, où la matière engendre la couleur[réf. nécessaire].

Univers en expansion de l’illisibilité qui témoigne paradoxalement de la permanence de l’origine, de l’impossible disparition. « Papiers marouflés » de très grand ou très petit format, Max Wechsler dit : « la lettre sans cesse transformée, déstructurée résiste, se révèle indestructible… J’associe ainsi la part de ce qui sera ignoré à jamais de celle qui demeurera indélébile »[réf. nécessaire][style à revoir].

Dans les années 2000, Berlin accueille l’artiste dans sa ville natale, et lui consacre plusieurs expositions importantes : au Musée juif de Berlin, à la Villa Oppenheim, à la Galerie KunstbüroBerlin, et à la Berlinische Galerie, institution à laquelle il fait une importante donation en 2010.

En 2003, il reçoit le prix Maratier.

À Paris, il expose régulièrement au Musée d'Art et d'Histoire du judaïsme où sa donation est présentée en 2017, à la galerie Guislain-Etats d’Art, à la Galerie ETC, à la Galerie Dutko et à Paray-Le-Monial, au musée du Hiéron, auquel il a également fait une donation.

L’importante donation au Musée d’art moderne de Paris qu’il a initiée en 2018, finalisée par son épouse, est présentée en 2025 et 2026 dans les collections permanentes du musée.

Il réalise ses dernières œuvres en 2019 et meurt à Paris le . Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 86).

Expositions personnelles(*) et collectives (sélection)

Expositions posthumes

Collections publiques

Références

  1. ↑ « Relevé des fichiers de l'Insee », sur matchid.io.
  2. 1 2 3 « L'artiste Max Wechsler s'est éteint », sur Le Quotidien de l'Art, (consulté le ).
  3. ↑ « La donation Max Wechsler exposée au mahJ jusqu'au 30 juillet » [archive du ], sur Moissac ville de Justes oubliée via Internet Archive, (consulté le ).
  4. ↑ « Archives de l'exposition "Max Wechsler", [présentée à l'ARC du 26 novembre au 30 décembre 1968] | Paris Musées », sur www.parismuseescollections.paris.fr (consulté le )
  5. ↑ « Max Wechsler », sur Wall Street International, (consulté le )
  6. ↑ « Max Wechsler, Galerie Jean Fournier, Paris, France, 13/09-09/10/86 », sur artpress, (consulté le ).
  7. ↑ (de) « Schriftbilder », sur Jüdisches Museum Berlin (consulté le )
  8. ↑ (de) « Biografie », sur KunstBüroBerlin (consulté le )
  9. ↑ (en) « Wechsler and Kaufmann », sur berlinischegalerie.de (consulté le )
  10. ↑ « La fondation Pro mahJ », sur Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme, (consulté le )
  11. ↑ « Vis-à-Vis, Paris, France, 21e siècle, 1er quart », sur Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme, (consulté le )
  12. ↑ « Collections en ligne », sur Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme (consulté le )
  13. ↑ « Max Wechsler »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), sur Galerie ETC | Paris (consulté le ).
  14. ↑ (en) « MAX WECHSLER », sur Galerie Dutko (consulté le )
  15. ↑ « Max Wechsler – Musée du Hiéron », sur www.musee-hieron.fr (consulté le )
  16. ↑ « Donation Max Wechsler | Musée d'Art Moderne de Paris », sur www.mam.paris.fr (consulté le )
  17. ↑ Centre national des arts plastiques, « | Cnap », sur www.cnap.fr, (consulté le ).

Bibliographie

Monographie

Catalogues d’exposition

Articles

Liens externes