Maxime de Madaure

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Maxime de Madaure
Biographie
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Maxime de Madaure est un orateur et grammairien latin de l'Afrique romaine, originaire de Madaure, en Numidie. Vincent Serralda et André Huard le rattachent au milieu berbère de l'Afrique antique. Il est notamment connu pour sa correspondance avec Augustin d'Hippone, dont il fut le professeur dans sa jeunesse à Thagaste (actuelle Souk Ahras en Algérie), selon Serge Lancel.

Biographie

Maxime est un païen qui défend les traditions religieuses de l'Antiquité face au christianisme. Vers 390, il adresse à Augustin une lettre dans laquelle il expose ses objections au christianisme. Il y affirme notamment l'existence d'un Dieu suprême, dont les puissances seraient honorées sous différents noms. Augustin lui répond dans la lettre suivante, conservée dans sa correspondance.

Cette correspondance constitue également un témoignage sur les populations et les traditions linguistiques de l'Afrique romaine. Maxime critique notamment les noms qu'il considère comme barbares de plusieurs martyrs africains ; Augustin lui répond en rappelant qu'étant lui-même Africain et écrivant à des Africains établis en Afrique, Maxime ne pouvait ignorer les noms puniques. Serralda et Huard rapportent cet échange à propos de Namphamon de Madaure et de ses compagnons Miggin, Sanae et Lucitas, martyrs en Afrique au IIIe siècle, qui étaient en grande vénération dans le peuple chrétien,.

Il enseigna plus tard dans sa ville natale à l'université de Madaure.

Postérité littéraire

Voltaire attribue fictivement à Maxime de Madaure le Dialogue entre Sophronime et Adélos, présenté comme une traduction d'un ouvrage antique perdu.

Références

  1. 1 2 Vincent Serralda et André Huard, Le Berbère : lumière de l'Occident, Paris, Nouvelles Éditions latines, , 171 p. (ISBN 978-2-7233-0239-5, lire en ligne), p. 89
  2. ↑ Serge Lancel, Saint Augustin : La Numidie et la société de son temps, Ausonius Éditions, coll. « Scripta antiqua », , 198 p. (ISBN 9782356132970, lire en ligne), p. 24
  3. ↑ (en) « Letter 16 — From Maximus of Madaura to Augustine », sur New Advent (consulté le )
  4. ↑ (en) « Letter XVII — To Maximus of Madaura », sur Catholic Library (consulté le )
  5. ↑ « Saints Namphamon, Miggin, Sanaem et Lucitas », sur Nominis (consulté le )
  6. ↑ Belkada Belkacem, « L’enseignement dans la Madaure antique », Revue d'histoire méditerranéenne, vol. 8, no 2,‎ , p. 182-198 (lire en ligne, consulté le )
  7. ↑ Voltaire, Œuvres complètes de Voltaire, vol. 25, Paris, Garnier, , 459-469 p. (lire en ligne)