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Chanteur, auteur-compositeur, compositeur, poète, artiste d'enregistrement |
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- |
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NMC Music (en) |
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| Discographie |
Discographie de Meir Ariel (d) |
Meir Ariel (hébreu : מאיר אריאל), né le au kibboutz Mishmarot, en Palestine mandataire, et mort le à Pardes Hanna-Karkur, en Israël, est un chanteur-compositeur et guitariste israélien. Surnommé « l'homme des mots » pour son usage poétique et littéraire de la langue hébraïque, il est considéré comme l'un des plus grands paroliers de l'histoire de la musique israélienne. Sa renommée est en grande partie posthume : ses œuvres sont devenues des classiques de la musique populaire israélienne après sa mort, interprétées par les plus grands artistes du pays.
Ariel naît le 2 mars 1942 au kibboutz Mishmarot, dans la région de Haïfa, où il grandira toute son enfance. Il est profondément marqué par la culture littéraire hébraïque classique, découvrant dès le plus jeune âge les grands poètes de la langue hébraïque : Shlomo ibn Gabirol, Natan Alterman, S. Y. Agnon et Haïm Nahman Bialik. Ces influences littéraires se retrouveront tout au long de sa carrière dans la richesse et la densité de ses textes. Il est marié à Tirtza Ariel.
Lors de la guerre des Six Jours en juin 1967, Ariel sert comme parachutiste dans la brigade des parachutistes des Forces de défense israéliennes et participe à la bataille de Jérusalem. Profondément touché par cette expérience, il compose en réponse à la chanson Jérusalem d'or de Naomi Shemer une œuvre miroir, intitulée Yerushalayim Shel Barzel (Jérusalem de fer), empruntant la même mélodie — elle-même tirée d'une chanson folklorique basque — mais proposant une vision plus sombre et plus ambivalente de la victoire militaire. La pochette du disque, sur laquelle il apparaît en uniforme de parachutiste, lui vaut le surnom de « le parachutiste chantant ».
Entre 1968 et 1970, Ariel séjourne à Detroit comme émissaire (shaliach) du mouvement de jeunesse Habonim et du Mouvement des kibboutzim unis. Ce séjour aux États-Unis est décisif pour sa formation artistique : il y découvre la musique folk américaine et notamment l'œuvre de Bob Dylan, dont il intègre les influences blues et folk dans ses compositions hébraïques — créant ainsi un langage musical singulier, mêlant profondeur littéraire et rock folk.
Son premier album complet, Shirey Chag Umoed Venofel (Chants des fêtes, du commémoratif et du tombant), paraît en 1978, dix ans après ses débuts. Son titre est une parodie de l'expression hébraïque Shirey Chag Umoed (Chants des fêtes), le mot venofel (tombant) ajoutant une dimension ironique et mélancolique. En 1984, il publie Ugluy Eynayim (Les yeux ouverts), puis en 1988 Yerukot (Verts). Ces albums s'imposent progressivement comme des références, même si leur diffusion reste limitée de son vivant.
Au cours des années 1990, la reconnaissance d'Ariel s'élargit. En 1993 paraît Zir'ey Kayitz (Graines d'été), suivi en 1995 de Rishumey Pecham (Esquisses au charbon), considéré par beaucoup comme son chef-d'œuvre. En 1997, il publie Bernard ve Louise (Bernard et Louise). Tout au long de sa carrière, Ariel écrit des chansons pour d'autres grands artistes israéliens, parmi lesquels Shalom Hanoch — son ami d'enfance — Arik Einstein, David Broza, Rita et Yehuda Poliker. Le président de l'Union des compositeurs israéliens, Yori Ben-David, le qualifie de « l'un des plus grands paroliers de sa génération ».
Le 18 juillet 1999, Ariel décède à l'âge de 57 ans des suites d'une fièvre boutonneuse méditerranéenne, maladie infectieuse causée par la bactérie Rickettsia conorii et transmise par une piqûre de tique. Il est inhumé au cimetière du kibboutz Mishmarot. Quelques semaines avant sa mort, il avait enregistré les dernières pistes de ce qui deviendra son album posthume Mode Ani (Je rends grâce / Je confesse), publié en 2000. En 2009, Israël émet un timbre-poste à son effigie.
La reconnaissance d'Ariel est largement posthume. Plusieurs albums hommage ont été publiés après sa mort, réunissant les plus grandes voix de la musique israélienne pour interpréter ses chansons. En 2013, l'historien Yossi Klein Halevi consacre un chapitre important à Ariel dans son ouvrage Like Dreamers (Comme des rêveurs), retraçant le destin des parachutistes israéliens qui ont participé à la bataille de Jérusalem en 1967. Ariel y est présenté comme la voix la plus poétique et la plus complexe de cette génération.
| Année | Album |
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| 1978 | Shirey Chag Umoed Venofel |
| 1984 | Ugluy Eynayim |
| 1988 | Yerukot |
| 1993 | Zir'ey Kayitz |
| 1995 | Rishumey Pecham |
| 1997 | Bernard ve Louise |
| 2000 | Mode Ani (posthume) |