Melchior Doze

Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voir Doze.

Melchior Doze
Photo de Melchior Jean-Marie Doze
Fonction
Cabiscòu du Félibrige (d)
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 85 ans)
NîmesVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Activité
Autres informations
Membre de
Mouvement
Maîtres
signature de Melchior Doze
Signature.

Melchior (Jean-Marie) Doze, né le à Uzès, mort le à Nîmes, est un peintre français.

Biographie

À la suite du décès prématuré de son époux, Auguste Lambert Doze, la mère de Melchior Jean-Marie , née Marie-Antoinette Mercier, quitte Uzès début 1830 pour s'établir à Nîmes. Dès l'âge de quinze ans, le jeune Melchior entre à l'école de dessin de la ville, dirigée alors par Numa Boucoiran. Il se perfectionne ensuite en peinture auprès d'Hippolyte Flandrin, venu à Nîmes pour décorer la toute nouvelle église Saint-Paul, puis, tout jeune, expose d'abord à Nîmes où il obtient en 1849 une médaille de bronze pour L'Innocence protégée et Jésus donnant ses pouvoirs à Saint-Pierre, mais aussi à Montpellier, Marseille et Lyon.

La première œuvre à le faire véritablement connaître, alors qu'il n'a que vingt-cinq ans, est une Visitation, d'abord présentée à Nîmes en 1852, puis exposée à Paris à l'exposition universelle de 1855, pour enfin orner la collégiale Notre-Dame-des-Pommiers à Beaucaire (Gard). En 1857, il rencontre Joseph Félon venu à Nîmes surveiller la réalisation, d'après ses cartons, des vitraux de l'église Sainte-Perpétue-et-Sainte-Félicité, et bénéficie de ses conseils. En 1862, profitant des vacances, et grâce à la recommandation de monseigneur Plantier, il retrouve, douze ans plus tard, Hippolyte Flandrin à son atelier où il achève son perfectionnement.

S'étant presque entièrement consacré à la peinture religieuse, Melchior Doze décore de nombreuses églises du département du Gard. Il a également dessiné les cartons des deux premières mosaïques de la basilique Notre-Dame-du-Rosaire à Lourdes : La Nativité en 1893 et L'Annonciation en 1895. Se distinguant par le caractère hiératique des personnages, ce sont les deux premières en date des quinze mosaïques de la basilique illustrant les mystères du Rosaire.

Il réalise quelques portraits dont deux sont exposés à l'Académie de Nîmes, dont il est membre de 1874 à sa mort : M.E. Geermer Durand et Mgr Fléchier, évêque de Nîmes.

En 1851, il est nommé professeur-suppléant à l'école municipale de dessin (par décret municipal du ). Il est également nommé professeur de dessin au lycée de Nîmes par décret du et le reste jusqu’en 1886. À la suite du décès de Numa Boucoiran, il est promu, par arrêté du , directeur de l'école de dessin (poste qu'il conservera jusqu'à la fin de l'année 1880) et conservateur du musée de Nîmes.

De 1861 à 1879, il expose au Salon de Paris, essentiellement des sujets religieux. Durant l'année 1881 et suivante, il prend des cours auprès de l'artiste peintre, devenu professeur, Édouard-Antoine Marsal (1845-1929).

En 1862, il adhère au Félibrige.

Il repose au cimetière Saint-Baudile de Nîmes.

Son œuvre

Œuvres dans les collections publiques

Œuvres dans les édifices religieux

Galerie

Hommage

Une rue de Nîmes porte son nom, au nord du mont Duplan et en intersection avec la rue Hippolyte Flandrin.

Notes et références

Références
  1. ↑ Archives départementales du Gard Acte de naissance du 16 dressé le 18/12/1827, vue 292 / 588
  2. ↑ Archives départementales du Gard Acte de décès no 484 dressé à Nîmes, vue 83 / 265
  3. ↑ D'après l'acte de naissance de Melchior Jean-Marie , dans les archives communales d'Uzès (AC série E no 11), retranscrit dans un article du journal Midi Libre.
  4. 1 2 3 André Bernardy, Les artistes gardois de 1820 à 1920, Ateliers Henri Peladan, Uzés (Gard), 1980, p. 69 & 70.
  5. 1 2 3 4 François Chapot, « Melchior Doze : peintre d'histoire », dans la Revue du Midi, Tome 13, février et mars 1893, pp.  97-124 et 244-273.
  6. ↑ Ces dates sont celles qui figurent sur les deux œuvres, avec la signature de l'artiste.
  7. ↑ Fonds Édouard Marsal : correspondance passive du peintre avec des peintres, dessinateurs, illustrateurs et sculpteurs contemporains (1865-1909). Cote : 1 J 1167. Archives départementales de l'Hérault (présentation en ligne)..
  8. ↑ Michel Courty, Le Fabuliste nîmois Bigot (1825-1997), L'Astrado, Berre-l'Étang, 1995, p. 42.
  9. ↑ Cimetières de France et d'ailleurs.
Références des éléments protégés
  1. ↑ « Le Lépreux », notice no 07980023802, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture
  2. ↑ « Fillette accoudée », notice no 01510003349, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture
  3. ↑ « La Sainte Famille », notice no 000DE021590, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture
  4. ↑ « Sts Philippe & Barthélémy », notice no 000DE021591, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture
  5. ↑ « La Visitation », notice no PM30000951, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
  6. ↑ « 5 scènes de la Vie de Pierre », notice no PM30000694, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
  7. ↑ « Saint Sébastien », notice no PM30000763, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
  8. ↑ « Tableau : Mort de saint Joseph », sur pop.culture.gouv.fr (consulté le ).
  9. ↑ « Couple de saints et saintes », notice no PM30000987, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
  10. ↑ « L'Annonciation », notice no PM30000177, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
  11. ↑ « Saint Louis mourant remettant ses pouvoirs à son fils Philippe », notice no PM30000725, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
  12. ↑ « L'Extase de saint Firmin », notice no PM30000726, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
  13. ↑ « L'Éducation de la Vierge », notice no PM30000727, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
  14. ↑ « Saint Gilles surpris dans sa retraite par le roi Wamba », notice no PM30000322, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
  15. ↑ « Immaculée Conception », notice no PM30001054, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
  16. ↑ « Le Christ entouré de divers personnages », notice no PM30001123, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
  17. ↑ « La Vie de la Vierge », notice no PM30001119, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Liens externes