| Cabiscòu du Félibrige (d) | |
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Melchior (Jean-Marie) Doze, né le à Uzès, mort le à Nîmes, est un peintre français.
À la suite du décès prématuré de son époux, Auguste Lambert Doze, la mère de Melchior Jean-Marie , née Marie-Antoinette Mercier, quitte Uzès début 1830 pour s'établir à Nîmes. Dès l'âge de quinze ans, le jeune Melchior entre à l'école de dessin de la ville, dirigée alors par Numa Boucoiran. Il se perfectionne ensuite en peinture auprès d'Hippolyte Flandrin, venu à Nîmes pour décorer la toute nouvelle église Saint-Paul, puis, tout jeune, expose d'abord à Nîmes où il obtient en 1849 une médaille de bronze pour L'Innocence protégée et Jésus donnant ses pouvoirs à Saint-Pierre, mais aussi à Montpellier, Marseille et Lyon.
La première œuvre à le faire véritablement connaître, alors qu'il n'a que vingt-cinq ans, est une Visitation, d'abord présentée à Nîmes en 1852, puis exposée à Paris à l'exposition universelle de 1855, pour enfin orner la collégiale Notre-Dame-des-Pommiers à Beaucaire (Gard). En 1857, il rencontre Joseph Félon venu à Nîmes surveiller la réalisation, d'après ses cartons, des vitraux de l'église Sainte-Perpétue-et-Sainte-Félicité, et bénéficie de ses conseils. En 1862, profitant des vacances, et grâce à la recommandation de monseigneur Plantier, il retrouve, douze ans plus tard, Hippolyte Flandrin à son atelier où il achève son perfectionnement.
S'étant presque entièrement consacré à la peinture religieuse, Melchior Doze décore de nombreuses églises du département du Gard. Il a également dessiné les cartons des deux premières mosaïques de la basilique Notre-Dame-du-Rosaire à Lourdes : La Nativité en 1893 et L'Annonciation en 1895. Se distinguant par le caractère hiératique des personnages, ce sont les deux premières en date des quinze mosaïques de la basilique illustrant les mystères du Rosaire.
Il réalise quelques portraits dont deux sont exposés à l'Académie de Nîmes, dont il est membre de 1874 à sa mort : M.E. Geermer Durand et Mgr Fléchier, évêque de Nîmes.
En 1851, il est nommé professeur-suppléant à l'école municipale de dessin (par décret municipal du ). Il est également nommé professeur de dessin au lycée de Nîmes par décret du et le reste jusqu’en 1886. À la suite du décès de Numa Boucoiran, il est promu, par arrêté du , directeur de l'école de dessin (poste qu'il conservera jusqu'à la fin de l'année 1880) et conservateur du musée de Nîmes.
De 1861 à 1879, il expose au Salon de Paris, essentiellement des sujets religieux. Durant l'année 1881 et suivante, il prend des cours auprès de l'artiste peintre, devenu professeur, Édouard-Antoine Marsal (1845-1929).
En 1862, il adhère au Félibrige.
Il repose au cimetière Saint-Baudile de Nîmes.
Une rue de Nîmes porte son nom, au nord du mont Duplan et en intersection avec la rue Hippolyte Flandrin.
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