| Naissance |
Asakusa (Japon) |
|---|---|
| Nationalité | Japonaise |
| Décès | (à 73 ans) |
| Profession |
Réalisateur Scénariste |
| Films notables |
Ceux d'aujourd'hui Pas de consultations aujourd'hui Le Christ en bronze |
Minoru Shibuya (渋谷実, Shibuya Minoru), né le et mort le , est un réalisateur japonais.
Minoru Shibuya nait le à Asakusa (Tokyo), il fréquente le département de littérature anglaise de l'université Keiō mais le quitte avant d'être diplômé,. Il rejoint la Shōchiku en 1930 et y travaille comme assistant réalisateur auprès de Yasujirō Ozu, Mikio Naruse, et Heinosuke Gosho, avant de faire ses débuts derrière la caméra en 1937 avec Madame n'en saura rien (奥様に知らすべからず, Okusama ni shirasu bekarazu). Il tourne d’abord des mélodrames modernes à succès, genre qui est alors la marque de fabrique de la Shōchiku.
En 1943, Minoru Shibuya est appelé sous les drapeaux et est envoyé sur le front chinois, il ne revient au Japon qu'en , plusieurs mois après la fin de la guerre du Pacifique. Dans les années 1950, il s'affirme comme auteur avec des comédies satiriques sur les mœurs japonaises de l'après-guerre. En 1953, il est récompensé du prix Mainichi du meilleur réalisateur pour Pas de consultations aujourd'hui (本日休診, Honjitsu kyūshin, 1952) et Ceux d'aujourd'hui (現代人, Gendai-jin, 1952), ce dernier film étant aussi est présenté en compétition au festival de Cannes 1953.
Avec Les Grincheuses (もず, Mozu, 1961), Un homme bon (好人好日, Kōjin kōjitsu, 1961) et Au Paradis des ivrognes (酔っぱらい天国, Yopparai tengoku, 1962), son style visuel soigné devient évident dans ses compositions utilisant le format CinemaScope. En 1965, il tourne Le Radis et la Carotte (ja) (大根と人参, Daikon to ninjin), un film hommage à Yasujirō Ozu basé sur les notes de travail laissées par le grand cinéaste avant sa mort en . Mais comme le note le critique Chris Fujiwara, « les films de Shibuya sont à mille lieues de ceux d'Ozu : durs, parfois véhéments, imprégnés d'humour noir, qui tendent à déformer le corps humain ou à le pousser dans les tréfonds de compositions violemment modernistes ». Ce sera son dernier film pour la Shōchiku, où il aura effectué l'essentiel de sa carrière.
Minoru Shibuya dirige près d'une cinquantaine de films entre 1937 et 1966. Il « travaille avec la même facilité dans la comédie et le mélodrame, [et] laisse sa marque en tant que chroniqueur ironique mais compatissant des difficultés du début de la période d'après-guerre ».
Il meurt des suites d'une pneumonie le à l'âge de 73 ans.





Sauf indication contraire, les titres en français se basent sur la filmographie de Minoru Shibuya dans l'ouvrage Le Cinéma japonais de Tadao Sato.