Le Mishima-de (三島手, litt. décor Mishima) est un décor de céramiques japonaises caractérisé par la présence de formes géométriques, incrustées (technique zōgan), dans la surface de la poterie ,.
Le terme Mishima est emprunté au nom du sanctuaire Mishima. Selon l'explication traditionnelle, les motifs géométriques répétés de ces céramiques rappelaient aux Japonais l'écriture figurant sur les calendriers imprimés distribués par ce sanctuaire. Sanders précise que cette comparaison fut établie à partir de céramiques coréennes dont le décor évoquait cette écriture,.
Sanders indique que seuls quelques fours de Shigaraki produisirent des céramiques mishima à la période Shōwa. Après une phase d'abandon, cette technique fut réintroduite à Shigaraki au début des années 1960, où elle connut un regain d'intérêt.
Les potiers japonais distinguent parfois le mishima de l'incrustation (zōgan). Selon Sanders, certains réservent le terme mishima aux décors obtenus par gravure suivie d'une incrustation de terre blanche, tandis qu'ils emploient zōgan pour désigner plus généralement toute incrustation réalisée avec une terre de couleur différente.
La décoration est réalisée lorsque la pièce est à consistance de cuir. Après incision du décor, une barbotine est frottée dans les creux afin de les remplir. L'excédent est ensuite éliminé, puis la surface est laissée à sécher avant d'être raclée et polie jusqu'à retrouver l'aspect de la terre environnante, le décor incrusté demeurant visible.