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Montserrat Boix Piqué |
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Journaliste, wikimédienne |
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Wikimujeres (d) Les Comadres (d) Le Train de la Liberté |
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| Distinctions |
Montserrat Boix Piqué, née le à Polinyà (province de Barcelone), est une professeure et journaliste catalane, considérée comme l'une des plus influentes de l'Espagne. Au début des années 2000 elle crée et développe les concepts de cyberféminisme social, et d'hacktivisme féministe. Elle travaille également sur la violence de genre et la communication. Elle défend également le droit à la communication et les droits de citoyenneté pour les femmes. Depuis 1986 elle est journaliste au service d'information internationale de la chaîne TVE.
Montserrat Boix est diplômée en Sciences de l'Information à l'Université Autonome de Bellaterra (Barcelone).
Elle commence sa carrière professionnelle dans les années 1980, dans les bureaux de Radio Miramar (aujourd'hui COPE Miramar) à Barcelone. Elle poursuit en travaillant pour différentes radios comme Cadena COPE, puis pour la chaîne de télévision catalane TV3. En 1986 elle est intégrée aux services d'information de la télévision espagnole, où elle se spécialise dans la politique extérieure et dans les problématiques liées au monde arabe, au Maghreb, au Sahel, aux mouvements islamiques, au terrorisme djihadiste. Dans les années 1990, elle est envoyée spéciale en Algérie, où elle couvre l'information sur les tueries du Groupe Islamique armé (GIA) et la guerre civile, mais également dans des camps de réfugiés Sahraouis, au Maroc, en Égypte, en Afghanistan, au Guatemala et au Bangladesh
Montserrat Boix est aussi professeure d'université (Université Internationale d'Andalousie, Université du Pays basque) et donne des cours sur l'égalité, les technologies, la communication et le développement, thèmes étudiés via la perspective du genre. Ses recherches se centrent sur les technologies comme outil vers un nouveau journalisme plus direct, global et démocratisé. Ses travaux sont étudiés de manière transversale avec la perspective du genre. Son travail menant vers un journalisme plus égalitaire a été récompensé par de nombreux prix,.
En 1996, elle crée le journal féministe en ligne Mujeres en Red qui a pour but la défense des droits humains et la lutte contre les inégalités entre femmes et hommes dans la société,.
En 2002, elle publie Los géneros de la red: los ciberfeminismos (Les genres du réseau : les cyberféminismes) avec la philosophe féministe Ana de Miguel dans le livre The role of humanity in the information age. A Latin Perspective édité par l'Université du Chili. C'est la première fois qu’apparaît le concept de « cyberféminisme social ». D'après Cecilia Castaño, économiste espagnole, « Montserrat Boix fait une distinction entre le cyberféminisme radical, le cyberféminisme conservateur et celui qu’elle a baptisé cyberféminisme social, qu’elle considère comme associé à différentes organisations, réseaux et mouvements sociaux qui ont incorporé les TIC comme des canaux de communication avec une tradition de la pensée et de l’action antérieure à l’apparition des réseaux sur Internet, où des groupes traditionnellement marginaux réclament désormais de nouveaux espaces politiques » . En , dans la dixième édition de la revue Labrys, Montserrat Boix créé le concept d'hacktivisme féministe dans son texte Hackeando el patriarcado: La lucha contra la violencia hacia las mujeres como nexo. Filosofía y práctica de Mujeres en Red desde el ciberfeminismo social.
Montserrat Boix a reçu de nombreux prix pour son travail et son engagement pour les droits humains et l'égalité.