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Morèje |
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Artiste Plasticien |
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Morèje, pseudonyme de Jérôme Gulon, est un artiste plasticien né en 1957 à Paris.
Jérôme Gulon est l'initiateur de l'introduction de la mosaïque dans le domaine de l'art urbain.
Formé à la mosaïque par Riccardo Licata aux Beaux Arts, il vit et travaille à Paris.
Avec le mouvement d'art urbain parisien (Psyckoze, Miss.Tic, Jef Aérosol, Jérôme Mesnager, VLP, SP 38, etc.) au début des années 1980, il suit les traces des précurseurs de l'art urbain en France : Daniel Buren, Ernest Pignon-Ernest et Gérard Zlotykamien. Il produira avec ces deux derniers, mentors et amis, le texte des ouvrages consacrés aux deux artistes paru chez Critères Éditions, ainsi que plusieurs œuvres collectives avec Gérard Zlotykamien en 2015 et 2016.
Il se rend régulièrement aux Frigos dans les années 80, y faisant la connaissance de nombreux artistes dont Bili Bidjocka.
Agrégé d'arts plastiques en 2003, Jérôme Gulon soutient en 2007 la première thèse écrite sur la mosaïque contemporaine (« Mosaïque, entre la pierre et le concept ») et devient docteur en arts plastiques et sciences de l’art.
Depuis vingt-huit ans, il expose régulièrement en France et à l’étranger.

Mosaïste, photographe et peintre de formation, Jérôme Gulon consacre ses recherches d’artiste plasticien à la notion de mosaïque dans une volonté de partage et de rénovation de ce médium dans son acception la plus large.
Il inscrit ce médium dans le champ de l’art contemporain et, à la fin des années 1980, est le premier artiste à introduire la mosaïque dans le domaine de l’art urbain.
En 1988, Jérôme Gulon a commencé ses recherches en posant ses premières mosaïques dans les rues, interrogeant les concepts de temps, de répétition, de fragmentation, d’environnement, et questionnant la mosaïque comme art monumental en rapport avec l’urbanisme et l’architecture. Cela l’a conduit en 1995 à inaugurer sa série des « Parcours mosaïques ».
Chacun de ses Parcours répond à un temps et à une problématique donnée. Ils sont constitués de petites mosaïques disséminées au sein d’un espace – sur les murs, à même le sol, au coin des rues – qui ont pour vocation d’agir comme un révélateur des éléments environnants. Des photographies et parfois des vidéos témoignent, à la manière d’un carnet de voyage, des lieux traversés.
Le fil conducteur de son travail peut être d'ordre purement esthétique, plastique, philosophique, poétique mais aussi politique social ou encore historique. Confronter la mosaïque à l'art urbain, le fait qu'elle soit considérée comme art « monumental » exprimant non pas l'idée d'un objet de taille imposante, mais avant tout celui de la mémoire.
Ainsi le parcours de la Commune, essaimé par petites touches dans les rues de Paris se veut habité d'une dimension pédagogique et d'une participation à la réhabilitation des communards.
Ses portraits du parcours Charlie sont diffusés dans plusieurs médias nationaux,,,et internationaux,,. Son portrait en hommage à Cabu est publié en une du Monde le , un an après l'attentat contre Charlie Hebdo.