Combat entre deux adversaires. | |
| Forme de combat | Sport de combat |
|---|---|
| Pays d’origine | Océan Indien : Madagascar, La Réunion, Mayotte, Comores (Anjouan et Mohéli). |
| Fondateur | Dynastie Maroseranana de l'ethnie Sakalava. |
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Le morengy (ou moraingy), également appelé boxe traditionnelle malgache, est un sport de combat originaire de Madagascar, pratiqué dans les îles de l'Océan Indien. C'est une forme de combat debout à main nue, incluant les coups de pied, de genou, de poings, de coude, et parfois les coups de tête ; les techniques de corps à corps sont autorisés. De nos jours, on en trouve encore une pratique authentique à Madagascar.
La version réunionnaise moderne, connue localement sous l'appellation « moringue », a peu de choses en commun avec le moraingy originel. Cette version a été créée en 1996 à l'île de La Réunion et utilise pour sa part :
Selon certains historiens et certains politiciens, le moringue trouverait son origine au XVIIIe siècle dans les grandes exploitations de canne à sucre – mais cette hypothèse est largement contestée dans les milieux universitaires réunionnais. Le code noir ne permettant pas aux esclaves de se battre, ceux-ci, originaires d'Afrique et de Madagascar, mirent au point le moringue, style de combat combinant musiques (notamment les percussions) et techniques martiales afin de ne point faire naître chez les maîtres la suspicion d'une capacité de révolte, en ne donnant à voir qu'une danse tribale.
Selon les connaissances actuelles, il est beaucoup plus probable que le moraingy malgache vienne du tomoi (it) malais. Il aurait selon toute vraisemblance été introduit à Madagascar tout au long du peuplement de la grande île par les migrations austronésiennes (Malaisie, Indonésie, ..). Fin 2017, le premier film d'animation sur le moringue est réalisé par l'auteur Mickaël Joron : Le moring, l'art-martial réunionnais. Le court-métrage animé est diffusé sur Youtube, il explique l'origine des techniques de ce sport de combat.
Le mot dérive du malgache moraingy, une lutte-boxe. Le moringue est donc pratiqué au rythme de percussions jouées pendant les matches ou les entraînements.
La tenue vestimentaire des pratiquants de morengy se compose d'ordinaire d'une chemise blanche et d'un pantalon de même ton. La signification reste inconnue. Toutefois, il n'est pas rare de voir des adversaires s'affronter torse nu et le bas du pantalon remonté jusqu'au mollet. Par ailleurs lors de toute la pratique, les adeptes ne sont pas chaussés.
Si, à l'origine, la pratique semble ne concerner que les hommes, il n'est pas rare de nos jours, notamment à La Réunion, d'y trouver aussi des femmes, tout aussi bien en tant que membre musicien que combattant.
Le moringue se déroule sur un rond de moringue.
Il est essentiellement pratiqué :
À La Réunion, sa redécouverte et son développement actuel a notamment été porté par Jean-René Dreinaza, trois fois champion de France et trois fois champion d'Europe de boxe française.
Cependant, la sauvegarde des gestes et des musiques a été transmise aux associations de moringue par des anciens de la culture créole, notamment Narsama Maxime et Simapirave Bachelier.
En Guadeloupe, le sové vayan, le mayolè et le bénodin ; à la Martinique, le danmyé et le ladja.
Le tomoi (it) : boxe pied-poing traditionnelle, originaire de Malaisie.