Moule commune

Mytilus edulis · Moule bleue

Mytilus edulis
Description de cette image, également commentée ci-après
Moule commune
Classification
Règne Animalia
Embranchement Mollusca
Classe Bivalvia
Sous-classe Pteriomorphia
Ordre Mytiloida
Famille Mytilidae
Genre Mytilus

Espèce

Mytilus edulis
Linnaeus, 1758

La moule commune (Mytilus edulis), aussi appelée moule bleue au Canada, est un mollusque bivalve très répandu, de la famille des Mytilidés. C'est un animal marin, qui vit fixé aux rochers dans la zone de balancement des marées.

Description

Comme la plupart des mollusques la moule commune a un corps mou protégé par une coquille calcaire. Le corps mou est constitué d'une masse viscérale, d'un manteau qui enveloppe cette masse viscérale et délimite une cavité appelée cavité palléale dans laquelle baignent des branchies et se trouve un organe musculeux appelé le pied. Le plus souvent ce corps présente une tête où sont regroupés les organes sensoriels.

Les mollusques regroupés dans la classe des bivalves sont caractérisés par :

Valve droite et gauche du même spécimen:

var. flavida Locard

Reproduction

Les moules ont des sexes séparés. Une fois que les spermatozoïdes et les œufs sont matures, ils sont relâchés dans l'eau, où a lieu la fécondation. Bien qu'environ 10 000 spermatozoïdes soient relâchés pour un œuf, nombreux sont les œufs qui ne sont jamais fécondés. Seule une très faible proportion des larves se développant arrivent au stade adulte, la vaste majorité d'entre elles étant mangées par des prédateurs avant leur métamorphose.

Développement larvaire

Le développement des larves passe par différents stades et peut durer entre 15 et 35 jours selon les conditions environnementales, dont la salinité et la température de l'eau. Les larves s'attachent finalement au substrat avant d'entamer leur métamorphose en juvéniles.

Toxicologie, écotoxicologie

Comme toutes les moules et coquillages filtreurs, dans un environnement pollué, cet animal peut bioaccumuler des métaux lourds, dans sa coquille, et moindrement dans sa chair, parfois en atteignant ou dépassant les limites de sécurité pour la santé humaine. Il n'y a pas nécessairement de corrélation entre la teneur en métaux des sédiments et celle des moules, qui peuvent être directement contaminées par les métaux dissous dans l'eau à l'état de trace.[réf. nécessaire]

Habitat et répartition

Une situation de commensalisme est celle des balanes fixés sur la coquille de la moule commune, et des colonies de bryozoaire, du type Conopeum reticulum, qui l'encroûtent.

Cette espèce vit fixée sur des supports durs dans la zone intertidale, c'est-à-dire sur les quelques mètres de rivage battus par les vagues et se trouvent émergés à marée basse.

La moule commune, Mytilus edulis est exclusivement présente dans les eaux tempérées à tempérées froides de l'Atlantique nord. Elle est ainsi présente sur la côte est d'Amérique du Nord, de la Caroline du Nord à Terre-Neuve, en Islande et le long des côtes européennes, de la Charente à la Mer Blanche.

Élevage et utilisation

Article principal : Mytilida.

Cette espèce est la principale espèce de moule commercialisée et consommée en Europe.

Moules cuites dans une cocote individuelle
Moules communes servies cuites en cocotte individuelle dans un restaurant français.

Liens externes

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Bibliographie

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Notes et références

Notes

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Blue mussel » (voir la liste des auteurs).

Références taxonomiques

Références

  1. ↑ est une cousine du poulpe. Profil de la moule bleue (Mytilus edulis), Pêches et Océans Canada
  2. ↑ R.J. Thompson, « Fecundity and reproductive effort in the blue mussel (Mytilus edulis), the sea urchin (Strongylocentrotus droebachiensis), and the snow crab (Chionoecetes opilio) from populations in Nova Scotia and Newfoundland », Journal of the Fisheries Research Board of Canada, vol. 36, no 8,‎ , p. 955–64 (DOI 10.1139/f79-133)
  3. ↑ Danijela Joksimovic, Ilija Tomic, Ana R. Stankovic, Mihajlo Jovic et Slavka Stankovic ; Trace metal concentrations in Mediterranean blue mussel and surface sediments and evaluation of the mussels quality and possible risks of high human consumption ; doi:10.1016/j.foodchem.2011.01.057
  4. ↑ « Conopeum réticulé », sur doris.ffessm.fr (consulté le ).
  5. ↑ DORIS, consulté le .