| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Classe | Mammalia |
| Super-ordre | Xenarthra |
| Ordre | Pilosa |
| Sous-ordre | Folivora |
| Famille | † Mylodontidae |
| Sous-famille | † Mylodontinae |
| Tribu | † Mylodontini |
Mylodon est un genre fossile de paresseux terrestres de l'ordre des Pilosa et de la famille des Mylodontidae, ayant vécu dans le Sud de l'Amérique du Sud au Pléistocène, d'environ 2 millions d'années (Ma) à
Les premiers restes fossiles ont été trouvés par Charles Darwin à Bahía Blanca, en Argentine, lors du voyage du HMS Beagle autour de l'Amérique du Sud (1831-1836). Le genre Mylodon et l'espèce Mylodon darwini ont été décrits en 1839 par le paléontologue britannique Richard Owen sur la base d'une mandibule quasi complète ayant conservé ses dents. Le nom d'espèce rend hommage au découvreur. Le nom de genre vient du grec ancien μυλών, mulôn (« moulin »), et du suffixe -odon (« dent »).
En 1895, des fossiles de Mylodon très bien conservés ont été découverts par Hermann Eberhard dans la grotte du Mylodon, près de Puerto Natales, dans le sud du Chili.
Avec une longueur totale de 3 à 4 m et une masse de 1,4 à 2 tonnes, c’est l’un des plus grands Mylodontidae connus, toutefois dépassé en taille par le genre Lestodon.
Peu de fossiles sont connus avant le Pléistocène supérieur, mais les chercheurs estiment que le genre était présent dès le Gélasien. Il se serait éteint vers , au début de l'Holocène.
Sa longue queue lui servait d'appui pour se dresser sur ses deux pattes arrière dans le but d'attraper les feuilles hautes.
Une étude réalisée en 2021 sur des vestiges fossiles de Mylodon, et qui se fonde sur l'analyse des acides aminés conservés dans les poils, la kératine des ongles et le collagène de ces vestiges, estime que ce paresseux géant se nourrissait de feuillage, de racines, de graines, mais était aussi omnivore opportuniste, charognard à l'occasion,.
Le genre Mylodon compterait deux espèces :
Phylogénie des Mylodontidae d'après Boscaini et al. 2019 :
| Mylodontidae |
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La découverte en 1895 de restes de Mylodon remarquablement conservés à la grotte du Mylodon, en Patagonie chilienne, notamment de la peau portant encore des poils, a déclenché une controverse autour d’une possible survivance très récente. Dans ce contexte, certains auteurs ont même avancé (à tort) l’idée d’une utilisation de la grotte comme "étable" ou d’une forme de domestication, interprétation discutée dans la littérature scientifique sur l’histoire des recherches du site.
En 1900, H. Hesketh Prichard mène une expédition en Patagonie financée par C. Arthur Pearson (du Daily Express) pour enquêter sur ces rumeurs de survivance, sans apporter de preuve convaincante.
Des synthèses de datation au carbone 14 ont montré que les restes de Mylodon de la grotte du Mylodon dataient du Pléistocène tardif, malgré leur aspect "récent", lié aux conditions de conservation en grotte.
À l'entrée de la grotte du Mylodon a été érigée une réplique grandeur nature de Mylodon, un animal de grande taille (3,5 m de long, 2 m au garrot et pesant en moyenne 1,5 à 2 tonnes),.