| Na2He | |
| Identification | |
|---|---|
| Synonymes |
composé de disodium et d'hélium |
| No CAS | |
| Apparence | probablement transparent en lumière visible |
| Propriétés chimiques | |
| Formule | Na2He |
| Masse molaire | 49,982 141 ± 2,0E−6 g/mol He 8,01 %, Na 91,99 %, |
| Propriétés physiques | |
| T° fusion | 4 593,14 °C ± 300 à 200 GPa (calculé) |
| Masse volumique | 4,60 g·cm-3 à 200 GPa (calculé) |
| Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire. | |
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L'héliure de disodium est un composé chimique du sodium et de l'hélium, de formule Na2He. D'abord prédit théoriquement à l'aide du code USPEX, ce composé est synthétisé dans une cellule à enclumes de diamant en 2016 et sa découverte annoncée en 2017,.
Qualifié d'héliure de disodium, Na2He est en fait un électrure, dont la formule peut être écrite (Na+)2He(2e−) où (2e−) est un doublet électronique (deux électrons appariés, de spins opposés). Il cristallise dans le système cubique.
Na2He peut être formé au-dessus d'une pression de 113 GPa et à une température supérieure à 1 500 K par réaction entre du sodium et de l'hélium :
À ces ordres de grandeur de température et de pression, Na2He se sépare du milieu réactionnel constitué de sodium et d'hélium liquides en cristallisant.
Na2He n'est pas un composé d'inclusion mais un électrure stable à partir de 113 GPa. Parmi les métaux alcalins sans considération du francium, seuls le lithium et le sodium devraient former des électrures avec l'hélium. À haute pression le sodium est le plus réactif de ces métaux et réagit ainsi plus facilement avec l'hélium : aucun composé stable d'hélium et de potassium, rubidium ou césium ne devrait exister en dessous de 1 000 GPa et un de lithium devrait exister uniquement à partir de 780 GPa.
La structure cristalline de Na2He est analogue à celle de la fluorine CaF2 (He jouant le rôle de Ca et Na celui de F) :