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Jeanne-Pierrette, dite Nanette Genoud, née le à Lausanne et morte dans la même ville le , est une peintre vaudoise.
Son père est propriétaire d'un commerce de papiers peints à la rue de Bourg, à Lausanne; le futur banquier François Genoud est son frère cadet. Elle grandit dans un milieu favorable à l’éveil créatif, et prend des cours de violon dès l’âge de 7 ans, jusqu’à sa vingt-deuxième année. À 14 ans, elle fait la connaissance du peintre Fernand Gaulis, qui incite ses parents à encourager ses aptitudes artistiques, en particulier son goût pour le dessin qu’elle peut d’ailleurs développer à l’École Secondaire puis à l’École Supérieure de Jeunes Filles de Lausanne.
Après s'être inscrite, en 1923, à ce qui s'appelle encore l'École cantonale de dessin avant de devenir l'École cantonale d'art de Lausanne, Nanette Genoud part pour Fribourg-en-Brisgau où elle suit les cours de peinture de l'Académie Lembke de 1924 à 1925. De retour dans sa ville natale en 1926, elle y étudie à l'Atelier-École Aubert, puis poursuit sa formation à Paris durant l'année 1928-1929 dans les Académies Delécluse et Colarossi. En 1929, elle rejoint l'éphémère Académie fondée à Riex par Rodolphe-Théophile Bosshard.
Deux bourses lui permettent de se rendre en 1936 en Grèce, et en 1938 en Italie: elle y organisera une exposition personnelle au Circolo Svizzero de Rome.
Par la suite, elle voyage dans divers pays, dont l'Égypte, où elle recevra commande d'une fresque murale pour le hall de réception d'un grand hôtel du Caire en 1961.
Elle préside la section vaudoise de la Société suisse des femmes peintres, sculpteurs et décorateurs entre 1947 et 1949, et, de 1947 à 1953, enseigne à l'École des Beaux-Arts de Lausanne, où elle donnera à nouveau des cours de dessin académique de 1956 à 1964.
Elle meurt à Lausanne le 30 novembre 1987.
En 2010, sa fille a légué à la Fondation Ateliers d'artiste un fonds comprenant de nombreux tableaux à l'huile, 850 œuvres sur papier, des carnets de croquis et des archives documentaires.
La rétrospective de 1987 à la Galerie Picpus de Montreux, affirme Patrick Schaefer, « permet de distinguer trois périodes. Au début des années 30, l’influence de [Rodolphe-Théodore] Bosshard est très sensible dans les natures mortes et les paysages. Pendant la guerre, l’artiste développe un style monumental, dans lequel elle oppose les plans d’ombre et de lumière avec une grande vigueur et crée des images fortes et vivantes. […] Il semble que ce soit pendant la guerre ou immédiatement après le conflit que Nanette Genoud ait connu sa meilleure période. Par la suite le trait devient plus souple, s’amollit même. L’artiste exécute des paysages, des lithographies un peu exotiques. L’on trouve chez elle une évolution comparable à celle d’un Hans Erni qui correspondait sans doute à l’évolution des goûts du public ».
Six dessins, et