| Naissance |
Moscou, URSS |
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| Activité principale |
écrivaine, poète, journaliste, artiste |
| Langue d’écriture | russe |
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Nastya Rodionova, également connue sous le nom d’Anastasia Kourliandskaïa (Анастасия Курляндская), née le 10 août 1986 à Moscou, est une écrivaine, poète, journaliste et artiste russe installée en France depuis 2022.
Elle est notamment l’autrice du roman Tuer Lénine (Убить Ленина, 2021), sélectionné en 2022 dans la liste longue du prix littéraire russe Bolchaïa Kniga.
Depuis son installation en France, son travail s’étend également à la littérature performative, à la performance et à l’installation.
Nastya Rodionova naît à Moscou en 1986. Formée à la philologie classique, elle étudie ensuite la littérature à l’Institut de littérature Maxime-Gorki de Moscou. Elle travaille pendant plusieurs années comme journaliste politique pour de grands quotidiens russes, ainsi que dans le journalisme social et la chronique analytique.
Sa poésie et sa prose sont publiées dans des revues littéraires et des recueils.
En 2022, après le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, elle quitte la Russie avec sa famille et s’installe en France.
Avant la publication de son premier roman, ses textes paraissent dans différentes revues et anthologies russes. Sa nouvelle « Koukolka » (« La Poupée ») est publiée dans le recueil Vivre ! (Жить!) aux éditions Eksmo.
En 2020, la revue littéraire russe Iounost publie un extrait de son roman à venir Tuer Lénine, sous le nom d’Anastasia Kourliandskaïa (Rodionova).
Le roman Tuer Lénine (Убить Ленина) paraît en avril 2021 aux éditions Jaromír Hladík Press.
Le roman fait l’objet de plusieurs articles dans la presse littéraire russe,. Le quotidien Trud lui consacre en août 2021 l’article « Не женская это проза » (« Ce n’est pas une prose de femme »).
En 2022, le critique littéraire Alexandre Tchantsev consacre au livre l’article « Космические минуты. Анастасия Курляндская. Убить Ленина » (« Minutes cosmiques. Anastasia Kourliandskaïa. Tuer Lénine »), publié dans la revue littéraire Znamia.
La même année, Tuer Lénine est sélectionné dans la liste longue du prix littéraire national russe Bolchaïa Kniga (« Grand Livre »).
En mars 2026, un fragment en traduction française de son nouveau roman en cours d’écriture, Mon grand-père Romain Gary, paraît dans le troisième numéro de la revue française STA,.
Rodionova écrit également des textes et des livrets pour le théâtre et la musique.
Elle participe notamment au projet Les Jeux orphiques. Punk Macramé de Boris Ioukhananov, écrit pour le spectacle I'd Rather Sink d’Aliénor Dauchez et signe le livret de l’opéra Eurydice du compositeur Dmitri Kourliandski, mis en scène par Antoine Gindt.
En 2023, elle enseigne un cours consacré à la littérature performative à la Hochschule der Künste Bern (Haute école des arts de Berne), en Suisse.
La même année, elle participe avec Dmitri Kourliandski et des étudiants de la Haute école des arts de Berne au projet interdisciplinaire The Order of Things, développé au cours d’ateliers pendant le semestre de printemps 2023. Sa première a lieu le 14 juin 2023 à la Grosse Halle de la Reitschule à Berne.
Après son installation en France, Rodionova développe une pratique qu’elle qualifie de littérature performative ou de « littérature sans langue ». Celle-ci associe l’écriture à la performance, à l’image, à l’objet et à l’installation.
Dans ce cadre, elle développe notamment les formes du « roman-installation », du « roman-performance » et du « roman-exposition », en travaillant avec l’image avant sa formulation verbale.
Elle reçoit avec Dmitri Kourliandski une bourse à la création du Fonds de dotation Porosus, attribuée en partenariat avec l’Atelier des artistes en exil.
En 2023, elle réalise Cache-cache, un roman-installation présenté à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris.
En 2024, son installation À l’intérieur de la baleine est présentée à Paris dans le cadre du projet d’exposition re: location. L’œuvre utilise notamment la figure d’une baleine et un filet de pêche et aborde l’expérience du déplacement et de la migration.
En 2024, Rodionova développe Untranslatability (« Intraduisibilité »), un projet multidisciplinaire consacré au problème de la traduction et à l’impossibilité de transposer directement certains mots et certaines significations d’une langue à une autre.
Développé dans le cadre de Kultur Ensemble Palermo, le projet associe l’écriture à des propositions de performances et d’installations imaginaires mais réalisables. Il interroge notamment la possibilité d’une littérature située avant ou au-delà du langage verbal.
À partir de 2024, Rodionova participe aux activités littéraires de l’Atelier des artistes en exil à Paris.
En novembre 2024, elle dialogue avec le poète kurde Dewran Evdirehîm lors de la rencontre Dialogue contre la censure, organisée dans le cadre du festival Visions d’exil.
En 2025, elle participe au cycle Mots en exil, organisé par l’Atelier des artistes en exil à la Maison de la Poésie à Paris,,,.
En juin 2025, elle participe à Mots en exil dans le cadre du colloque Art, migration et mondialisation. De l’École de Paris à nos jours à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, où elle intervient en tant que poète exilée de Russie.