| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité | |
| Formation |
Université de Cambridge Université Lingnan (en) Université d'Oxford Université Columbia |
| Activités | |
| Rédacteur à |
| A travaillé pour |
Université de Gand (depuis ) Université de Cambridge (- Emmanuel College (- |
|---|---|
| Site web |
(en) nathancofnas.com |
Nathan Cofnas, né à Chicago, est un philosophe et chercheur américain controversé, travaillant dans les domaines de la biologie et de l'éthique. Défenseur du racisme biologique, il prône le « réalisme racial » et une hiérarchie des humains en fonction de leur race supposée.
Natif de Chicago, Nathan Cofnas grandit dans l'Upper West Side à Manhattan. Il est issu d'une famille juive.
Jusqu'en 2024, il suit son postdoctorat à l'université de Cambridge. Toutefois, la publication en ligne de ses textes sur le « réalisme racial » entraîne la circulation d'une pétition recueillant plus de 1 200 signatures, ainsi que 58 plaintes directes à son encontre et une manifestation devant les locaux. En conséquence, il est licencié en avril 2024 puis recruté par l'université de Gand.
À Cambridge et par la suite, il est notamment accusé d'avoir concentré ses critiques sur Jason Arday, un chercheur britannique en sociologie accusé de plagiat, qui finit par démissionner et se suicider. Le harcèlement subi par Arday à la suite des publications de Nathan Cofnas est vu comme la cause de son suicide.
À Gand, dès son arrivée, Nathan Cofnas n'est pas censé travailler sur les liens entre génétique et intelligence. Malgré tout, 45 philosophes de l'université demandent son renvoi. La rectrice Petra De Sutter répond que bien que les propos de Cofnas soient « blessants et inquiétants », un licenciement n'est pas à l'ordre du jour. Il n'en est pas moins suspendu de ses fonctions le .
En 2018, Cofnas, Carl et Woodley of Menie soutiennent dans The American Sociologist (en) que la défiance croissante des conservateurs américains envers les scientifiques, mesurée par la General Social Survey (en), s'expliquerait par l'adoption d'une posture d'activisme libéral par les sciences sociales, qui distordraient leurs résultats pour orienter les politiques publiques dans un sens progressiste. Cette thèse est vivement contestée, notamment par le sociologue français Julien Larregue qui leur oppose l'absence de toute preuve systématique d'un tel « biais libéral » ainsi que l'absence de lien de causalité démontré avec la défiance conservatrice, et interprète cette accusation comme une stratégie visant à disqualifier et à contester la domination des chercheurs libéraux au sein du champ académique.
Les théories très controversées de Nathan Cofnas portent sur ce qu'il appelle le « réalisme racial ». Selon lui, l'intelligence et ce qu'il appelle la « race » sont liées et les personnes noires seraient voués à disparaître de toutes les positions élevées, à l'exception de celles du sport et du divertissement. Il affirme également que, sans critères de discrimination positive, le nombre de professeurs noirs à l'université tendrait vers 0 %,. Le département de recherche institutionnelle de Harvard, en revanche, dont les chiffres ont servi de base à Cofnas, a estimé en 2013 que, sans discrimination positive, le taux d'inscription des étudiants noirs serait de 0,7 %,.
Cofnas a collaboré avec un rédacteur de la revue Mankind Quarterly, une publication connue pour ses positions racialistes. Il y est également cité,.En 2012, il a publié un livre intitulé Reptiles with a Conscience: The Coevolution of Religious and Moral Doctrine via l’Ulster Institute for Social Research, fondé par Richard Lynn, avant de le retirer. Cofnas mentionne encore Lynn dans un article de 2019. Le Southern Poverty Law Center (SPLC) qualifie Lynn de l’un des promoteurs les plus brutaux du racisme et de l’eugénisme.
Nathan Cofnas prend directement position en soutien à Israël dans sa politique de colonisation et d'occupation de la Palestine.
Neuf chercheurs ont sévèrement critiqué les théories de Nathan Cofnas dans un article commun. Selon eux, Cofnas défend un programme scientifique héréditariste et les prétendues différences génomiques de QI entre des populations définies comme "raciales" (par exemple, "Noirs" contre "Blancs"). Selon eux, le travail de Cofnas aurait dû être rejeté dès sa soumission, en raison de son soutien implicite au réalisme racial, une “théorie métaphysique scientifiquement intenable”. Les auteurs soulignent que les véritables scientifiques craignent que le fait de consacrer des ressources à des idées absurdes — comme l’existence de différences héréditaires "raciales" en matière d’intelligence — ne les prive, eux ainsi que le reste de l’humanité, des avantages qui auraient pu découler de la poursuite de pistes de recherche plus prometteuses et pertinentes.