| 6 pays celtiques | |
Panceltisme |
Drapeau des 6 pays celtiques |
6 pays celtiques | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Démographie | |
| Gentilé | Celte |
| Langue(s) | gaélique irlandais, gaélique écossais, breton, gallois, cornique, mannois. |
| modifier |
|
Les pays celtiques ou nations celtiques (en anglais : Celtic nations ; en breton : broioù keltiek ; en cornique : kenedhlow keltek ; en gaélique écossais : dùthchannan Ceilteach ; en gallois : gwledydd Celtaidd ; en irlandais : náisiún Cheilteacha ; en mannois : ashoonyn Celtiagh) sont des régions d'Europe dans laquelle des « mouvements celtiques » cherchent à faire reconnaître la « celtitude » de leur territoire.
Ces mouvements s'identifient à la culture celtique — expression désignant une civilisation de la protohistoire définie par sa langue, son art et sa culture matérielle — ainsi que, de manière plus spécifique, avec les locuteurs des langues celtiques. Les anglophones désignent ces régions, à l'exception des Basses-Terres d'Écosse (Lowlands), et de la Bretagne, par le terme de Celtic Fringe,, (« Frange celtique »), car elles sont situées aux extrémités nord et ouest de la Grande-Bretagne.
Au cours de l'Antiquité et de la protohistoire européenne, la plupart des pays d'Europe occidentale et septentrionale ont été influencés par les Celtes ; mais définir l'importance de l'héritage celtique est délicat et sujet à évaluation. La notion de « celtitude » apparaît chez des érudits comme l'humaniste écossais George Buchanan (1506–1582) et le savant gallois Edward Lhwyd (1660–1709) qui, sur bases de considérations linguistiques et historiques — et bien qu’aucune source antique n'en fasse état — qualifient de « Celtes » les habitants de l'île britannique et de l’Irlande.
Ces affirmations sont abondamment reprises par des savants des XVIIIe et XIXe siècles, sans vraiment d'esprit critique, alors que se forgent de nouveaux mythes historiques à propos des origines nationales, pour répondre aux enjeux politiques et religieux du temps. Les débats qui s'ensuivent émaillent tout le XXe siècle, régulièrement médiatisés à partir des années 1980.
Au XXIe siècle, la notion d'une ethnie « celte », toujours largement problématique dans ses contours, est réévaluée et débattue au sein de la recherche, quand la réalité de son existence n'est pas remise en question. En effet, on ne dispose que d’une compréhension assez floue des populations désignées par l’ethnonyme « Celtes » par les Grecs (κελτοί / keltoï) et les Romains (Celtae) dans l’Antiquité, ouvrant souvent la voie à des reconstructions. La recherche s'accorde néanmoins généralement sur le fait qu'il puisse désigner de manière générale des confédérations ou populations de langue celtique « de l'Asie Mineure à l'Irlande ».
Néanmoins, au sein de la recherche, l’idée des Celtes comme d’un peuple antique monolithique, présent sur des territoires bien circonscrits et aux descendants nationaux clairement identifiables n'a plus vraiment cours, cédant la place à un examen plus minutieux des composantes d'une « image celtique ».
Pour autant, les « Celtes » et tout ce qui est « celtique » continuent de susciter un intérêt soutenu, tant dans le monde de la recherche que dans la culture populaire, où se déploie selon un large éventail de positions : ainsi, les représentations des Celtes continuent de changer au fil du temps.
La langue celtique s’est progressivement éteinte et pour se cantonner aux seules îles britanniques et irlandaise, d'où elle aurait résurgé au Ve siècle sur le continent européen, en Bretagne. Seuls six pays, chacun d'entre eux possédant une langue celtique propre, sont considérés comme « celtes » par les mouvements panceltiques du Congrès celtique et de la Ligue celtique.
Il existe cependant des désaccords considérables quant à savoir si les nations celtiques modernes — l’Irlande, l’Écosse, le Pays de Galles, la Bretagne, l’île de Man et la Cornouailles — et leurs cultures entretiennent un lien direct quelconque avec leurs supposés ancêtres antiques.
| Pays | Nom celtique | Langue | Peuple |
|---|---|---|---|
| Alba | Écossais (Gàidhlig) | Écossais | |
| Éire | Irlandais (Gaeilge) | Irlandais | |
| Ellan Vannin | Mannois (Gaelg) | Mannois | |
| Cymru | Gallois (Cymraeg) | Gallois | |
| Kernow | Cornique (Kernewek) | Corniques | |
| Breizh | Breton (Brezhoneg) | Bretons |
Dans quatre de ces régions (Bretagne, Irlande, pays de Galles, Écosse), des langues celtiques sont parlées dans certaines zones, généralement situées dans l'ouest, dans des îles ou dans les hautes-terres. Dans les deux autres (Cornouailles britanniques et Île de Man), la langue celtique locale est en situation critique selon l'Atlas des langues en danger dans le monde ; elle est cependant enseignée et conserve une importante documentation et une littérature.

Le gaélique canadien est un dialecte du gaélique écossais, parlé au Canada dans les provinces maritimes (Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard) par environ un millier de personnes, au point d'être à présent menacé d'extinction.
Une minorité de Celtes habite dans la province de Chubut en Argentine.
La ville d'Ortigueira en Galice est connue pour son Festival international du monde celte (Festival Internacional do Mundo Celta) créé en 1978. C’est un des plus grands festivals de la péninsule ibérique, dépassant certaines années les 100 000 spectateurs.
La région autonome Vallée d'Aoste organise chaque année un festival appelé Festival Celtica.
En France, on a mis au jour plus de 250 inscriptions en langue gauloise. La langue française actuelle est aussi la langue romane qui comprend le plus grand nombre de mots gaulois, de même que quelques influences phonétiques, inconnues dans les autres langues romanes.