Neel Doff

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Neel Doff
Description de l'image Neel Doff (Cornelia Hubertina 1858-1942), succesvol schrijfster van proletarische literatuur en, SFA001007640.jpg.
Nom de naissance Cornelia Hubertina Doff
Naissance
à Buggenum (Pays-Bas)
Décès (à 84 ans)
à Ixelles
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

Cornelia Hubertina Doff, dite Neel Doff (Buggenum, - Ixelles, ) est une romancière néerlandaise d'expression française.

Biographie

Née en 1858 à Buggenum, troisième d'une famille de neuf enfants, elle suit ses parents dans leurs déplacements successifs pour fuir leurs dettes (Amsterdam, Anvers, Bruxelles...) et connaît l'extrême pauvreté. Elle parvient à en sortir (et à échapper à la prostitution) en posant dès 12 ans pour des peintres belges désormais de renom, comme Félicien Rops ou James Ensor, qu'elle impressionne par son intelligence et sa culture malgré ses origines modestes. Elle a également posé pour un personnage de Charles De Coster, Nele, sculpté par Charles Samuel, et pour un autre sculpteur Paul De Vigne.

Elle s'installe dans la région de Bruxelles et se lie aux milieux artistiques et intellectuels. Elle prend aussi fait et cause pour les ouvriers et les plus pauvres et s'engage dans le socialisme. Elle se marie avec Fernand Brouez (1861-1900), éditeur en chef de La Société nouvelle. Elle rencontre aussi l'avocat et militant socialiste, ami de la famille Brouez, Georges Sérigiers, qu'elle épouse en secondes noces (1901).

Neel Doff: 'Notes prises au Jardin zoologique d'Anvers' (1917)

C'est à 51 ans, dans sa maison d'Anvers, qu'elle écrit directement en français son premier livre, largement autobiographique, Jours de famine et de détresse,. Elle y raconte en petits tableaux l'histoire de Keetje, une fillette en butte à la misère et aux humiliations, forcée de se prostituer pour nourrir ses petits frères et sœurs. Laurent Tailhade s'enthousiasme pour cet itinéraire d'une jeunesse meurtrie. L'ouvrage est finaliste au prix Goncourt de 1911. Avec Keetje et Keetje trottin, Neel Doff clôt sa trilogie autobiographique. Ces ouvrages, rangée sous l'étiquette littérature prolétarienne, puis sous celle de littérature naturaliste, peuvent être considérée avant tout comme un récit de femme, cru, et écrit à la première personne. Elle publie ensuite d'autres récits de fiction et traduit des ouvrages de Félix Timmermans (L'Enfant Jésus en Flandre). Plusieurs œuvres sont basées sur les personnages qu'elle rencontre pendant ses étés à Genk.

Elle lègue sa maison d'Ixelles aux enfants de Franz Hellens. Elle lègue aussi le reste de sa fortune à plusieurs personnes, la villa de Genk à son banquier M. Takoen, les droits d'auteur à sa grande amie Hélène Temersen, étant donné qu'elle est juive et ses biens en péril, de l'argent à sa bonne Eva Kövelin, et à Crouzy un instituteur.

Le réalisme et la qualité littéraire de ses œuvres la firent comparer à Émile Zola, mais elle avait été déçue par les naturalistes qu'elle avait lus et dont elle trouvait l'univers trop factice. En 1975, Keetje trottin a été adapté au cinéma par Paul Verhoeven sous le titre Keetje Tippel.

Œuvres

Distinctions

Références

  1. 1 2 3 4 Martine Renouprez, « Doof, Neel (Cornelia-Hubertina Doff, dite) [ Buggenum 1858 - Bruxelles 1942] », dans Béatrice Didier, Antoinette Fouque et Mireille Calle-Gruber (dir.), Dictionnaire universel des créatrices, Éditions Des femmes, , p. 1285
  2. ↑ Jean Rouzaud, « Neel Doff : lorsque les réfugiés venaient d’Europe », Radio Nova,‎ (lire en ligne)
  3. 1 2 Anne Diatkine, « La belle à la barque dormante : "Jours de famine et de détresse" », Libération,‎ (lire en ligne)
  4. 1 2 Josette Gousseau, « Devenir un personnage de roman: Keetje dans la trilogie de Neel Doff », Nouvelles études francophones, vol. 19, no 2,‎ , p. 15-30 (lire en ligne)

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes