| Naissance |
Bari, royaume de Naples |
|---|---|
| Décès |
(à 72 ans) Passy, France |
| Activité principale | compositeur |
| Années d'activité | 1754-1798 |
| Maîtres | Leonardo Leo, Francesco Durante |
Niccolò Vito Piccinni (né à Bari le et mort à Passy le ) est un compositeur italien de la période classique, l'un des derniers représentants importants de l'école napolitaine dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, principalement dans le domaine de l'opera buffa.
Élève au conservatoire de Naples, il a comme professeurs Leonardo Leo et Francesco Durante et comme compagnon d’études Pasquale Anfossi.
Il compose son premier opéra, Le donne dispettose, en 1754. En 1758, il écrit un nouvel opéra, Alessandro nell'Indie sur un livret de Métastase.
Puis, Piccinni déménage à Rome, et y connaît un succès considérable avec, par exemple, La Cecchina (1760), tiré d’une œuvre de Carlo Goldoni.
Il compose ensuite plus de cinquante nouvelles œuvres lyriques, et remanie Alexandre aux Indes en 1774. Mais il est surtout apprécié grâce à ses opéras-bouffes, L'Americano, Le finte gemelle, Le donne vendicate. Il est alors surnommé le « prince de l'opéra ».
Sa Cecchina est jouée dans toute l'Europe et jusqu'au palais européen de l'Empereur chinois Qianlong.
En 1773, sa réputation à Rome commence à pâlir devant celle d’Anfossi et en 1776, il accepte une invitation de la cour de France et devient professeur de chant de la reine Marie-Antoinette et directeur du Théâtre-Italien.
En 1777 il est initié franc-maçon à la loge parisienne des Neuf Sœurs. Il décide alors de se consacrer principalement à l’écriture d’opéras et, en 1778, il compose son premier opéra français, Roland, qui lui apporte une renommée importante[réf. nécessaire].
C’est à Paris qu’il rencontre un autre compositeur, avec lequel il a une rivalité bien connue : Gluck. Ce dernier réforme l’opéra dans le but d’y introduire davantage de vérité dramatique. Cette querelle d’artistes, qui est orchestrée par les encyclopédistes défenseurs de l'opéra italien, augmente la notoriété de Piccinni, mais elle tourne à l’avantage de Gluck. L’opéra Iphigénie en Tauride de Piccinni (1781) est joué deux ans après l’œuvre homonyme de son concurrent[réf. nécessaire].
En 1783, Piccinni fait jouer Didon, son œuvre considérée comme la plus réussie dans le genre seria. La même année, il se voit accorder une pension de la cour de France.
Mais à partir de 1784, il connaît une période difficile, la concurrence d’Antonio Sacchini et d’Antonio Salieri le met en difficulté et plusieurs de ses opéras sont des échecs publics, en particulier son Pénélope en 1785.
Il connait quelques ennuis lors de la Révolution française, sa pension est supprimée en 1791, en tant que protégé de Marie-Antoinette, et le mariage de sa fille, Claire avec un jacobin nommé Pierre Prades-Prestreau lui vaut un séjour en prison. Il repart à Naples et de là à Venise, où il compose Griselda (1793), puis en 1798, retourne à Paris. Sans revenu, il est nommé par Bonaparte qui l'admire, inspecteur au Conservatoire, le sixième du nom. Sa santé est alors devenue très précaire, et il ne peut assurer les devoirs de sa charge[réf. nécessaire].
Piccinni est l’auteur principalement d’œuvres vocales (surtout des opéras), mais aussi de quelques pièces pour clavecin et de musique sacrée[réf. nécessaire].
Mort après une chute rue de la Montagne, il est enterré au cimetière paroissial de Passy, de nos jours disparu,. Au nord du 16e arrondissement de Paris, la rue Piccini lui rend hommage.
En 1855, la ville de Bari donnait son nom au théâtre communal, devenu ainsi le théâtre Piccinni[réf. nécessaire].
Il était le grand-père du compositeur Alexandre Piccinni, qui eut trois filles d'une relation avec la comédienne Marie Dorval[réf. nécessaire].
