Nicolas Baudeau

Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voir Baudeau.

Nicolas Baudeau
Fonction
Prieur commendataire
Biographie
Naissance
Décès
Pseudonymes
Un citoyen, Fermier des droits de la halle, M. l'abbé B.Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Ordres religieux
Membre de
Mouvement

Nicolas Baudeau, dit souvent l'abbé Baudeau, né à Amboise le et mort à Paris en 1792, est un chanoine, théologien, économiste, et journaliste français.

Penseur physiocrate, il est le fondateur du périodique du groupe des physiocrates, les Éphémérides du citoyen, et à ce titre est considéré comme le vulgarisateur de cette école économique, politique, juridique et philosophique en France et en Europe.

Biographie

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (octobre 2021). 
Pour l'améliorer, ajoutez des références de qualité et vérifiables (comment faire ?) ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.
Première Introduction à la philosophie économique, 1771.

Né à Amboise le , il est issu d’une famille dont le père est tailleur d’habits. Adolescent, Nicolas Baudeau part pour le Périgord, dans l’abbaye de Chancelade, afin d'y recevoir une éducation religieuse. Il devient alors chanoine régulier et enseigne la théologie dans cette abbaye, tout en se lançant en parallèle dans des recherches sur l’histoire du Périgord. À la fin des années 1750, il part pour Paris à la suite de l’appel de l’archevêque Christophe de Beaumont afin d’intégrer le collège des Prémontrés.

À partir de là, il délaisse l’histoire pour s’intéresser aux questions financières comme l’indique la publication en 1763 de différents mémoires dédiés au contrôleur général des finances Henri Bertin. Le , Baudeau fait paraître le premier numéro des Éphémérides du citoyen ou Chronique de l’esprit national, périodique qui paraît deux fois par semaine et dont il est le principal instigateur. Dès l’année suivante, à la suite d'une polémique avec Le Trosne, il se laisse séduire par les propos d’inspiration physiocratique de ce dernier et rejoint les rangs du mouvement initié par François Quesnay. Son journal devient de la sorte une tribune mensuelle consacrée exclusivement à la vulgarisation de la doctrine des économistes et prend le titre d’Éphémérides du citoyen ou Bibliothèque raisonnée des sciences morales et politiques (qui passe entre les mains de Du Pont de Nemours en 1768).

Fort d’une certaine notoriété qui dépasse les frontières du territoire national, le physiocrate retient l’attention, au début de l’année 1768, du prince Ignace Massalski qui a apprécié ce qu’il a écrit sur la Pologne et qui lui propose de le suivre dans son diocèse de Lituanie. L'auteur est ainsi nommé prévôt mitré de Widziniski. Son départ est cependant retardé par son appétit du gain puisque la charge de prieur commendataire des Augustins de Saint-Lô lui est accordée avec, en prime, une pension fort importante. Malgré tout, il part en octobre et effectue un premier séjour en Pologne durant l’hiver 1768-1769.

Après un court passage par la Russie et un second séjour en Pologne au milieu de l’année 1769, il revient en France. Le , il est au Bignon pour célébrer le mariage de Louise de Riqueti, fille du marquis de Mirabeau, avec le marquis de Cabris. Il se consacre alors à nouveau à l'écriture et à la physiocratie. Appelé de nouveau en Pologne en 1774, il préfère demeurer en France où il reçoit le prieuré de Notre-Dame du Bois-d’Arcy au diocèse d’Auxerre. Les Éphémérides ayant pris fin en , il lance les Nouvelles éphémérides économiques ou Bibliothèque raisonnée de l’histoire, de la morale et de la politique en afin de continuer à répandre les préceptes de la pensée physiocratique (19 vol. in-12 de 1775 à 1779). À la suite du renvoi de Turgot et à cause d’un article qui dénonçait les dépenses importantes engagées par le roi lors de la guerre de Sept ans, il est exilé quelques mois en Auvergne à Combronde et son périodique est censuré en 1776.

Las, il abandonne quelque peu ses manifestes en faveur de la physiocratie – sans renier sa filiation à l’école – et devient, au début des années 1780, l’homme d’affaires du duc de Chartres, le futur Philippe-Égalité.

En 1782 et 1783 paraissent les trois volumes de l'Encyclopédie méthodique consacrés au Commerce, dont il est l'éditeur principal.

En 1785, Baudeau renoue avec l’histoire et l’économie. En 1787, à la suite des difficultés financières du royaume et de la convocation des notables, il publie ses Idées d’un citoyen presque sexagénaire, ouvrage très détaillé sur les finances royales et les impôts. En 1788, il ressuscite une fois encore, de janvier à mai, ses Nouvelles éphémérides.


Baudeau mourut à Paris en 1792. Des sources biographiques du XIXe siècle, comme le Dictionnaire de l’économie politique de Coquelin et Guillaumin (1854), rapportent qu’il serait mort fou, tandis que des récits ultérieurs insistent davantage sur la pauvreté et la misère dans lesquelles il finit ses jours, au début de la Révolution française,.

Œuvres

Religion

Économie

Explication du tableau économique, 1776.

Revues

Notes et références

  1. 1 2 Jean Sgard, Michel Gilot et Françoise Weil, Dictionnaire des journalistes, 1600-1789, Presses universitaires de Grenoble, (ISBN 978-2-7061-0079-6, OCLC 2425394), p. 25
  2. ↑ Archives départementales du Loiret, 404 O-SUPPL GG/3, vues 55-57/219, 18 novembre 1769, mariage de Jean Paul de Clapiers-Cabris & Marie Louise Catherine de Riquet.
  3. ↑ Charles Coquelin & Gilbert-Urbain Guillaumin (dir.), Dictionnaire de l’économie politique, vol. I, Paris : Guillaumin, 1854, p. 148.
  4. ↑ Henry Higgs, Introduction à François Quesnay et al., The Economic Writings of Quesnay and Other Physiocrats (Physiocratie), Londres : Macmillan, 1895, p. xxxi–xxxii.

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :