| Nicolas Murad | ||||||||
| Biographie | ||||||||
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| Naissance | Aramoun Kesserouan Liban |
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| Décès | (à 63 ans) | |||||||
| Évêque de l'Église catholique | ||||||||
| Ordination épiscopale | ||||||||
| Archevêque de Laodicée (de) | ||||||||
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Nicolas Murad, né en 1799, mort en 1862, est un prélat maronite, archevêque de Laodicée (de).
Nicolas Murad (également orthographié Nicola, Niccola ou Nicolas Mourad), né le 15 août 1799 à Aramoun, dans le Kesrouan, au Mont-Liban, et mort le 26 décembre 1862 à Rome, est un prélat maronite, archevêque titulaire de Laodicée, auteur et représentant des intérêts maronites auprès du Saint-Siège et de plusieurs puissances européennes.
Il intervient dans les crises politiques du Mont-Liban au milieu du XIXe siècle et mène différentes démarches auprès de Rome, de Constantinople et de la France. En 1844, il publie à Paris la Notice historique sur l'origine de la Nation maronite et sur ses rapports avec la France, sur la Nation druze et sur les diverses populations du Mont Liban.
Nicolas Murad naît le 15 août 1799 à Aramoun, dans le Kesrouan, au Mont-Liban.
Les sources pontificales présentent toutefois une divergence concernant son année de naissance : un Annuario pontificio du XIXe siècle indique le 15 août 1797.
Murad reçoit sa formation à l'école d'Aïn-Warqa, où il étudie plusieurs disciplines et langues. Après ses études, il devient précepteur des enfants de Ghaleb al-Dahdah, puis exerce un ministère spirituel auprès de Mar‘i al-Dahdah.
Après sa formation à Aïn-Warqa, Nicolas Murad est ordonné prêtre en 1824.
En 1826, Nicolas Murad se rend en Italie et séjourne notamment à Livourne. Ce séjour contribue à le rapprocher progressivement des milieux ecclésiastiques italiens et des institutions romaines.
Au début des années 1840, Nicolas Murad intervient dans les affaires du Mont-Liban comme intermédiaire entre les autorités maronites, Rome, Constantinople et les puissances européennes.
Une lettre adressée par Murad à Desages le 27 septembre 1842 est conservée aux Archives du ministère français des Affaires étrangères sous la cote AMAE 60PAAP/41/365.
Gaetano Moroni, dans son Dizionario di erudizione storico-ecclesiastica, mentionne également Nicolas Murad dans le contexte des affaires maronites.
Il signale notamment un bref de Grégoire XVI daté du 16 février 1841 concernant Murad et une mission liée aux secours destinés aux Maronites, puis à des démarches de pacification auprès de Constantinople.
Nicolas Murad est élevé à l'épiscopat en 1843.
Un Annuario pontificio contemporain le désigne sous le nom de « Monsig. Niccola Murad Maronita » et indique qu'il devient archevêque de Laodicée le 5 novembre 1843. Le même document le présente comme résidant à Rome pour les fonctions pontificales et comme « représentant de sa nation ».
Un répertoire consacré à l'administration pontificale le donne comme résidant à Rome pour les fonctions pontificales et représentant sa nation de 1845 à 1861. Il indique également qu'il est membre de la Cappella pontificia en 1845-1846.
La France constitue l'un des principaux axes de l'activité extérieure de Nicolas Murad.
Au début des années 1840, il cherche à mobiliser l'ancienne relation entre les Maronites et la France afin d'obtenir un soutien en faveur des chrétiens du Mont-Liban.
Son activité s'inscrit dans une stratégie plus large visant à faire connaître la question maronite auprès des gouvernements européens.
En 1844, Nicolas Murad publie à Paris la Notice historique sur l'origine de la Nation maronite et sur ses rapports avec la France, sur la Nation druze et sur les diverses populations du Mont Liban.
L'ouvrage, publié par Adrien Le Clère et Cie, compte 50 pages.
Murad y retrace l'histoire des Maronites et insiste particulièrement sur l'ancienneté de leurs relations avec la France.
L'ouvrage s'inscrit dans le contexte politique des crises du Mont-Liban et participe au développement d'un discours maronite utilisant l'histoire des relations franco-maronites comme argument diplomatique.
À Rome, Murad occupe une position reconnue parmi les prélats orientaux.
Les sources pontificales le présentent comme représentant de sa nation et participant aux fonctions pontificales.
Il est membre de la Cappella pontificia au milieu des années 1840.
Nicolas Murad meurt à Rome le 26 décembre 1862.
Né au Mont Liban le , Nicolas Murad devient prêtre maronite. Il se rend en Italie en 1826, et retourne peu au Liban par la suite.
Nommé archevêque le , titulaire de Laodicée (de), il est ordonné évêque le suivant par le cardinal Giacomo Filippo Fransoni avec comme co-consécrateurs l'archevêque de Cosenza Lorenzo Pontillo et l'évêque titulaire de Porphyreon (de) Giuseppe Maria Castellani (de), et devient le procureur du patriarche et représentant des Maronites auprès du Saint-Siège et de la France.
Il multiplie les interventions auprès des chancelleries européennes pour qu’elles viennent au secours de la minorité chrétienne du Mont-Liban, persécutés par les Druzes dans les années 1840 sous l’œil impassible des autorités ottomanes alors maîtresses du pays. Il rappelle au roi Louis-Philippe en 1844 la protection que la France a constamment apportée aux Maronites. Il essaye également d'obtenir l'appui du gouvernement britannique et de la reine d'Angleterre.
Cette même année 1844, il publie un ouvrage sur la nation maronite, où il s'attache à démontrer l'ancienneté et la force des liens entre les Maronites et la France,. Cet ouvrage est copié ensuite, notamment par le Voyage en Orient publié en 1849.