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Nicolas Perrey (baptisé le à Salins, aujourd’hui Salins-les-Bains, Bourgogne, France – mort le à Naples, Italie) est un graveur sur cuivre français du XVIIᵉ siècle, actif principalement à Naples, où il collabore à des ouvrages scientifiques et illustrés dès 1632. Il est notamment connu pour ses gravures représentant le Vésuve avant et après l’éruption de 1631, publiées dans des traités de Gregorio Carafa et d’autres auteurs napolitains.
Nicolas Perrey naît à Salins, en Bourgogne, où il est baptisé le . Son père, Jean Perrey, est un orfèvre réputé de la ville, et sa mère s’appelle Claudia.
Dans sa jeunesse, Perrey se forme probablement en France ou en Italie, puis s’installe à Rome où il commence son activité artistique. Il s’établit ensuite à Naples, qui est alors un centre important de production graphique et de relations artistiques entre artistes français, italiens et flamands.
À Naples, Perrey se marie à trois reprises et a au moins cinq enfants, ce qui indique une implantation durable dans la société locale. Il collabore avec plusieurs artistes et graveurs de l’époque, dont Alessandro Baratta (it), Niccolò de Simone et Orazio Colombo, participant à des projets d’illustration et d’estampes de grand format.
Nicolas Perrey meurt à Naples le , où il est enterré.

Perrey est connu pour ses gravures sur cuivre réalisées dans le contexte artistique napolitain du premier XVIIᵉ siècle, où la tradition maniériste tardive se mêle à l’émergence de formes plus baroques. Son travail comprend notamment des portraits, des scènes historiques et des illustrations pour des publications scientifiques et littéraires.
Ses gravures figurent dans des ouvrages publiés peu après l’éruption du Vésuve de 1631, où plusieurs de ses planches sont utilisées pour illustrer les récits du volcan dans des traités de l’époque. Ces gravures témoignent de son habileté technique et de l’intérêt des milieux savants pour la représentation visuelle des phénomènes naturels.
Parmi les œuvres conservées dans des collections publiques figure une estampe intitulée Il matrimonio mistico di santa Caterina, attribuée à Perrey et aujourd’hui dans les collections du Metropolitan Museum of Art à New York. Cette pièce illustre son habileté dans la représentation narrative et son usage raffiné de la gravure comme medium artistique.



Une part significative de l’œuvre de Nicolas Perrey est liée à la représentation iconographique de l’éruption du Vésuve de 1631, un événement dramatique qui fit l’objet d’une intense production littéraire et visuelle dans l’Italie du XVIIᵉ siècle. Plusieurs gravures sur cuivre réalisées par Perrey illustrent les changements topographiques et paysagers occasionnés par l’éruption, ainsi que les réactions scientifiques et religieuses de l’époque
Perrey exécuta au moins cinq estampes liées à l’éruption, intégrées à des traités scientifiques publiés à Naples entre 1632 et 1633 par des auteurs tels que Gregorio Carafa, Gianbernardino Giuliani et Giovanni Battista Mascolo. Ces gravures représentent l’état du volcan avant et après l’éruption, ou combinent dans une seule planche les deux états, afin d’illustrer les changements orographiques et chronologiques du paysage vésuvien.
Une des représentations les plus remarquables, réalisée pour l’ouvrage de Carafa Opusculum de novissima Vesuvij Conflagratione, 1632, combine de façon pliable dans une seule gravure l’état du Vésuve avant et après l’éruption, et intègre des annotations indiquant notamment l’abaissement du cône du volcan après l’événement. Ce procédé visuel est notable car il anticipe, dans les images scientifiques, la notion de paysage dynamique et de mutation chronologique.
Les gravures publiées dans les traités de Giuliani Trattato del Monte Vesuvio e de’ suoi Incendi, Naples, 1632 et de Mascolo De incendio Vesuvii, Naples, 1633 représentent séparément le "Vésuve avant et après" l’éruption de 1631, avec des détails tels que les coulées piroclastiques, l’abbaissement du cratère et l’incorporation d’éléments religieux (par exemple des allusions à San Gennaro) conjointement à des données scientifiques,,
Ces gravures sont aujourd’hui reconnues comme des documents visuels essentiels pour l’étude de l’iconographie volcanologique du XVIIᵉ siècle et témoignent à la fois de la maîtrise technique de Perrey et de son rôle dans la diffusion des savoirs scientifiques et naturalistes de son temps. Elles sont conservées dans diverses collections patrimoniales et servent encore de référence dans des études contemporaines sur la représentation visuelle des catastrophes naturelles et de leurs conséquences sur le paysage culturel et scientifique européen.