Jacques Pradon

Jacques Pradon
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Jacques Pradon, dit parfois à tort Nicolas Pradon, né le à Rouen et mort le à Paris, est un dramaturge français.

Biographie

Fils de Marguerite de Lastre et de Jacques Pradon, avocat en la Cour, il a reçu, tôt dans sa carrière, l’aide de Pierre Corneille et d’Antoinette Des Houlières, qui l’a présenté dans les salons de l’hôtel de Nevers et de l’hôtel de Bouillon.

Pradon est l’auteur de huit tragédies qui ont joui d’un succès modéré, mais qui ont été sévèrement jugées par Boileau et son rival Racine. « La seule différence entre Pradon et moi est que moi je sais écrire », aurait-il dit. Cette rivalité a été particulièrement intense lorsque Pradon a publié Phèdre et Hippolyte au moment où Racine sortait sa propre Phèdre. L'auteur Subligny a pris le parti de Pradon. Donneau de Visé, quant à lui, s'est voulu plus objectif et a endossé le rôle de critique littéraire, préférant la Phèdre de Racine, dont il dégage une esthétique galante. On dit que Boileau a placé le nom de Pradon dans ses Satires pour remplacer celui de Boursault, qui paya pour lui une somme qu’il ne pouvait régler. Pradon a été l’auteur, sa vie durant, de plusieurs attaques contre Boileau. Il a été du parti de Perrault contre Boileau dans la querelle des Anciens et des Modernes.

Les pièces de Pradon ont été largement décriées par les critiques modernes pour leur supposé manque d’imagination ou de réalité historique, leur adhésion aveugle aux règles morales du XVIIe siècle et aux « bienséances ». Refusant de montrer une belle-mère amoureuse de son beau-fils, Pradon fait de Phèdre la fiancée de Thésée tandis que son personnage de Tamerlan se comporte en tous points comme un gentilhomme de la cour de France au XVIIe siècle.

Œuvres

Épitaphe

Ci-gît le Poëte Pradon,
Qui durant quarante ans, d’une ardeur sans pareille,
Fit à la barbe d’Apollon,
Le même métier que Corneille.

Notes et références

  1. ↑ (en) Thomas W. Bussom, A rival of Racine : Pradon. His life and dramatic works, Paris, É. Champion, , 194 p., 26 cm (OCLC 4646745, lire en ligne), p. 12.
  2. ↑ Victor Fournel, « Contemporains et successeurs de Racine : les poètes tragiques décriés Le Clerc, l'abbé Boyer, Pradon, Campistron », Revue d'histoire littéraire de la France, Paris, Armand Colin, vol. 1,‎ , p. 234- (ISSN 2105-2689, lire en ligne).

Bibliographie

Liens externes