Nicolas Simart

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Nicolas Simart
Biographie
Naissance
Décès
Activités

Nicolas Simart (années 1670-1750) est un imprimeur parisien du XVIIIe siècle.

Biographie

Il succède à Guillaume Vandive, imprimeur et libraire ordinaire de Monseigneur le Dauphin, rue Saint-Jacques au « Dauphin Couronné », après avoir épousé sa veuve Éléonore Le Prieur le et avoir été reçu maître le mois de juillet suivant.

Il devint ainsi également imprimeur-libraire ordinaire de Monseigneur le Dauphin.

Production

Nicolas Simart a encore longtemps continué à imprimer divers livres du fonds de Guillaume Vandive.

Ainsi en 1731, toujours installé rue Saint-Jacques au « Dauphin Couronné », il publie:

Nicolas Simart a publié encore :

Témoins de la guérison miraculeuse de Marie-Anne Couronneau

Nicolas Simart, libraire à Paris, et son épouse Léonore Prieur ont témoigné le de l'état de paralysie de la miraculée Marie-Anne Couronneau, « frappée d'une paralysie sur tout le côté gauche », dont la guérison fut obtenue grâce à l'intervention du diacre M. François de Pâris sur la tombe duquel au cimetière Saint-Médard, se produisent des miracles en 1731-1732.

La servante saumuroise Marie-Anne Couronneau, fut l'une des principales bénéficiaires de ces guérisons exceptionnelles.

Problèmes financiers

Malgré le fait qu’il ait continué à tirer tout au long de sa vie sa subsistance de l’imprimerie fondée grâce aux investissements de Guillaume Vandive, Nicolas Simart entama un procès sordide en 1727 pour réclamer à Philippe Vandive et Balthazar Philippe Vandive les frais que lui avaient causé durant vingt ans l’entretien et l’éducation de sa belle-fille Charlotte Eléonore Vandive. Celle-ci épousera le , Mr. Jean-François-Claude Beau, sr. de la Passutière, procureur au Parlement de Paris, né le et décédé le (laissant trois enfants mineurs, Léonore-Charlotte Beau, Nicole Denise Beau et Jean-François-Claude Beau).

Il n’hésita d’ailleurs pas à donner une publicité tapageuse à son procès en éditant et répandant sur la place publique le réquisitoire hargneux du procureur Baron contre les arguments de la famille Vandive. Ce réquisitoire conservé à la Bibliothèque Nationale de Paris et rédigé dans un style digne des Plaideurs de Racine, mais en plus acerbe, a transmis l’écho de ce conflit d’intérêts jusqu’à nous.

Sans doute, Nicolas Simart était-il déjà en mauvaise position financière et ce méchant procès ne lui fut-il pas de grande utilité, car en 1748 il fut emprisonné pour dettes à la Conciergerie, où il était encore au premier d’après l’Historique des libraires de l’inspecteur d’Hémery. Il meurt probablement en 1750, année où il figure pour la dernière fois au tableau des libraires.

Notes et références

  1. ↑ François-Aimé Pouget, Instructions sur les principaux devoirs du chevalier de Malte, (lire en ligne)
  2. ↑ Nicolas Simart, « BnF Catalogue général », sur catalogue.bnf.fr (consulté le )

Annexes

Bibliographie

Liens externes