Un noborigama (登窯, litt. four grimpant) est un type de four à poterie japonais (kama). C'est un four construit en pente, divisé ou non en plusieurs chambres successives.
À partir des XVe et XVIe siècle, de nouveaux modèles de fours sont introduits au Japon depuis la Corée, notamment le waritake-gama, à chambres communicantes, puis le noborigama.
La spécificité de ce type de four est qu'il est toujours construit sur le flanc de colline. Cette architecture exploite l’ascension naturelle de la chaleur.
La cuisson constitue une opération particulièrement exigeante. Elle nécessite un apport continu de combustible pendant plusieurs jours afin de maintenir une température très élevée. Cette surveillance permanente mobilise plusieurs équipes qui se relaient sans interruption. Les effets produits par les cendres et les flammes étant en partie imprévisibles, chaque cuisson donne naissance à des variations de couleur et de texture qui rendent chaque pièce unique.
Le four noborigama se distingue par sa succession de chambres de cuisson disposées en pente. Cette configuration permet de créer des zones présentant des températures et des atmosphères différentes à l'intérieur du four. Les céramiques ne sont donc pas toutes soumises aux mêmes conditions de cuisson, ce qui favorise l'apparition d'effets de surface variés. Dans les fours alimentés au bois, les cendres produites par la combustion peuvent se déposer sur les pièces et influencer leur aspect. La quantité de cendres accumulées dépend notamment de la durée de cuisson et de la position des céramiques dans le four, entraînant des variations de texture et de coloration.
L'ouverture en bas du four pour insérer le bois de combustion s'appelle le dōgima (胴木間).
Les différentes ouvertures latérales se nomment ichi no ma (一の間), ni no ma (二の間), san no ma (三の間), etc.
On distingue généralement trois type de fours noborigama :