| Nonant-le-Pin | |
Bâtiment voyageurs de la gare de Nonant-le-Pin. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Orne |
| Arrondissement | Mortagne-au-Perche |
| Statut | Commune déléguée |
| Maire délégué Mandat |
Patrick Ameslant 2025-2026 |
| Code postal | 61240 |
| Code commune | 61310 |
| Démographie | |
| Gentilé | Nonantais |
| Population | 406 hab. (2023 |
| Densité | 22 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 42′ 24″ nord, 0° 13′ 15″ est |
| Altitude | Min. 180 m Max. 251 m |
| Superficie | 18,44 km2 |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Rai |
| Législatives | 2e circonscription de l'Orne |
| Historique | |
| Fusion | |
| Intégrée à | Merlerault-le-Pin |
| Localisation | |
| modifier |
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Nonant-le-Pin est une ancienne commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie.
En 2025, elle fusionne avec Les Authieux-du-Puits, La Genevraie, Godisson et Le Merlerault pour former la commune nouvelle de Merlerault-le-Pin, dont elle est devenue une commune déléguée.
Nonant-le-Pin est situé entre pays d'Auge, pays d'Ouche, campagne d'Alençon et plaine d'Argentan.
Son bourg est à 5 km à l'ouest du Merlerault, à 12 km au sud-ouest de Gacé, à 12 km au nord de Sées, à 22 km à l'est d'Argentan et à 35 km au nord d'Alençon.
La superficie de Nonant-le-Pin est de 18,44 km2 ; son altitude varie de 180 à 251 mètres.
Le point culminant (251 m) se situe en limite sud-ouest, dans le « Parc des Bois ». Le point le plus bas (180 m) correspond à la sortie de la Dieuge du territoire, à l'ouest. La commune est bocagère.

Nonant-le-Pin est drainé par la Dieuge.
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté. Parallèlement le GIEC normand, un groupe régional d’experts sur le climat, différencie quant à lui, dans une étude de 2020, trois grands types de climats pour la région Normandie, nuancés à une échelle plus fine par les facteurs géographiques locaux. La commune est, selon ce zonage, exposée à un « climat des plateaux abrités », se caractérisant par une pluviométrie et des contraintes thermiques modérées mais aussi, par effet de continentalité, des températures plus contrastées qu'au nord dans la plaine de Caen, avec communément 10 à 15 jours par an de plus de froid en hiver et de chaleur en été.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 758 mm, avec 12 jours de précipitations en janvier et 7,9 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune du Merlerault à 5 km à vol d'oiseau, est de 0,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 0,0 mm,. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en .
Au , Nonant-le-Pin était catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.
Elle est située hors unité urbaine et hors aire d'attraction des villes,.

L'occupation des sols de Nonant-le-Pin, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (85 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (63,9 %), terres arables (18,5 %), forêts (8,6 %), zones urbanisées (4,5 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,4 %).
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
Le toponyme Nonant est attesté sous la forme actuelle dès le XIe siècle.
Dans son recueil Récits du coin du feu édité en 1886, Charles du Haÿs récite ce sizain sur une origine mythique de Nonant :
« Nonant, vieux mot latin, quatre-vingt-dix veut dire.
Oui, mais qui vous dira le pourquoi, le parrain ?
Ne serait-ce César, qui le voulut écrire ?
À Lutèce il joignait la mer, par un chemin;
Nonante mille ici trouvant, se prit à dire :
Toi, tu seras Nonant, c'est ton nom, c'est certain ! »
Le latin de Gaule n'a cependant jamais adopté le système de numérotation décimale latine, notamment en Normandie, où seule la numérotation vigésimale héritée des gaulois, prévaut.
En réalité, le toponyme de Nonant représente l'évolution phonétique régulière d'un type toponymique celtique *Novionemeton, composé des éléments noviios « neuf, nouveau » et nemeton « sanctuaire » et que l'on retrouve dans Nanterre (Nemptu doro VIe siècle, d'un *Nemetoduru(m)) et Nampont (d'un Nemeto-pons),.
En 1891, Nonant devient Nonant-le-Pin, le Pin, emprunté aux lieux proches (Le Pin-au-Haras, le haras du Pin, forêt domaniale du Pin), permettant de lever l'homonymie avec un autre Nonant normand.
Le gentilé est Nonantais.
En 1867 est mise en service par la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest la gare de Nonant-le-Pin sur la ligne de Saint-Cyr à Surdon empruntée par les trains de la relation de Paris-Montparnasse à Granville.

La gare ferme en et sa desserte est désormais assurée par service routier de transport à la demande TER Normandie.
Afin d'éviter une baisse des dotations de l’État et permettre une mutualisation des services, tout en lui donnant plus de poids dans les décisions de l'intercommunalité, dix communes ont envisagé en 2022 de fusionner sous le régime des communes nouvelles. Après réflexions, seules les communes du Merlerault, Nonant-le-Pin, Godisson, Les Authieux-du Puits et La Genevraie ont confirmé cette démarche par délibérations de leurs conseils municipaux en , après des réunions publiques tenues à Merlerault et Nonant-le-Pin,.
La commune nouvelle est ainsi créée le par un arrêté préfectoral du .

Avant la fusion, Nonant-le-Pin se trouvait dans l'arrondissement d'Argentan du département de l'Orne.
Après avoir été de 1793 à 1801 le chef-lieu d'un éphémère canton de Nonant, elle faisait partie depuis lors du canton du Merlerault. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Pour les élections départementales, les électeurs de Nonant-le-Pin votent depuis 2014 dans le canton de Rai.
Pour l'élection des députés, ils votent au sein de la deuxième circonscription de l'Orne.
Nonant-le-Pin était membre de la très petite communauté de communes du Pays du Merlerault, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1996 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Conformément aux prescriptions de la loi de réforme des collectivités territoriales du , qui a prévu le renforcement et la simplification des intercommunalités et la constitution de structures intercommunales de grande taille, celle-ci a fusionné avec la communauté de communes de la Vallée de la Risle pour former, le , la communauté de communes des Vallées du Merlerault.
Une seconde fusion intervient dans le cadre des dispositions de la Loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe), qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité transitoire a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté de communes des Vallées d'Auge et du Merlerault.
Depuis la fusion de 2025, les habitants y sont représentés par les élus de Merlerault-le-Pin.

L'implantation d'un centre de tri et d'enfouissement de déchets non recyclables issus du broyage d'automobiles usagées est normalement prévu pour 2013. Mais ce centre, géré par Guy Dauphin Environnement et d'une capacité prévue de 2,5 millions de tonnes, suscite la polémique, les opposants au projet (dont l'animateur Thierry Ardisson) craignent une pollution des sols et des eaux, ainsi qu'une rotation importante de camions, le tout préjudiciable à l'élevage des chevaux. Le , l'autorisation d’exploitation est annulée par la cour administrative d’appel de Nantes.
La commune dispose d'un lycée-collège et d'une école primaire.[réf. nécessaire]
En 2023, la commune comptait 406 habitants, en évolution de −18,47 % par rapport à 2017 (Orne : −2,88 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Nonant a compté jusqu'à 917 habitants en 1846.
La commune dispose d'une salle omnisports / salle des fêtes.
La commune est située au « cœur du pays des haras» et vit principalement de l'élevage de chevaux. Le village a depuis peu[Quand ?] un épicier, une boulangerie, un bistro-restaurant.