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Prix Annette Mbaye d’Erneville (d) () |
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Nora Atalla, née au Caire en Égypte le , est une écrivaine et poète québécoise d'origine gréco-libanaise et franco-géorgienne.
Née le , au Caire,, Nora Atalla est l'arrière-petite-nièce du Dr Joseph-Charles Mardrus, traducteur des contes des Mille et une nuits de l'arabe en français, et de l'écrivaine et poète Lucie Delarue-Mardrus, de Honfleur. Les parents de Nora Atalla se sont exilés au Québec à la fin des années 1960,, et elle grandit et fait ses études à Montréal. Ses fréquents voyages à l'étranger l'ont amené à visiter le Honduras, le Congo, Kingsey Falls, puis Québec, où elle demeure.
Zola, Balzac, Verlaine, Rimbaud, tout comme Khalil Gibran, et Le Grand Meaulnes d'Alain-Fournier, Le Petit Prince d'Antoine de Saint-Exupéry et les Mille et une nuits, traduits par son arrière-grand-oncle Joseph-Charles Mardrus ont influencé sa pensée et son écriture.
Lauréate et finaliste au Québec et à l’étranger de prix, bourses, distinctions et résidences, elle participe à des festivals internationaux de poésie, des projets littéraires et salons du livre et se produit régulièrement sur scène dans des récitals poétiques et musicaux. Ses textes ont été publiés dans plus d’une cinquantaine d'anthologies et bon nombre ont été traduits en diverses langues,.
Pour l'écrivaine, « l’écriture est l’oxygène qui alimente l’esprit, et la réalisation onirique de l’impossible ». Elle est persuadée que « La poésie est [...] une quête identitaire et la mémoire de l’homme mise à nu ». Ses textes traitent, entre autres, de la condition humaine et du voyage,.
En 2009, elle est porte-parole du Québec à la Nouvelle Bibliothèque d’Alexandrie, en Égypte.
Elle a fondé en 2009 la Nuit de la poésie de Québec, qu’elle anime chaque année depuis sa création. Elle lance également le projet « Les livres voyageurs », qui consiste à transporter des livres dans ses valises lors de ses voyages afin de les faire rayonner hors du Québec.
Nora Atalla est membre de plusieurs jury et comités consultatifs, notamment du Conseil des Arts du Canada (CAC), dont le Comité d’évaluation du prix du Gouverneur général 2019 (composante poésie), du Conseil des arts et des lettres du Québec, pour le concours Les voix de la poésie et pour le Prix de la poésie Jean-Noël Pontbriand 2022 (Ville de Québec et du Salon international du livre de Québec). Elle anime des ateliers de poésie et d'écriture auprès des jeunes et des adultes et fait du mentorat auprès de la relève.
Plusieurs fois, elle est poète en résidence, notamment au Mexique et à Paris, respectivement en 2019 et en 2022.
Membre du Centre québécois du PEN international depuis 2009, elle siège sur le conseil d’administration de l’organisme depuis 2014, et en est la vice-présidente depuis 2019. Elle est également membre de l'Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) et a été déléguée des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches de 2009 à 2016,.
La poésie de Nora Atalla, qui s’intéresse notamment à la thématique de la liberté, a été qualifiée par le critique Hugues Corriveau de « poésie de la dénonciation ». Le critique estime que dans son recueil « Les ouragans intérieurs » paru en 2014 aux Écrits des Forges, la poète propose une « parole attentive aux malheurs du monde ».