Obusier

Obusier LG1 tracté de la Composante terre de l'armée belge en 2005.

Un obusier est une pièce d'artillerie généralement assez courte et tirant en cloche.

Obusier M1, 155 mm exposé au musée (pt) de la FEB de Belo Horizonte.

Le terme dérive du mot anglais howitzer et du terme allemand Haubitze, dérivant d’un mot tchèque désignant une catapulte, utilisé dans l'empire austro-hongrois.

Histoire

La définition de l'obusier diffère selon les époques. À la fin du XVIIe siècle, certains mortiers allemands furent appelés Haubitze (qui par la suite a donné le mot obus) mais un obusier n'est pas un mortier, car ce dernier n'a pas de culasse mobile et se charge généralement par la bouche, en laissant glisser le projectile dans le tube.

Les premiers vrais obusiers doivent leur nom au fait qu'ils tiraient des obus, c'est-à-dire des projectiles creux qui explosaient après leur chute. Le boulet, moins efficace, disparaît vers 1850 et les canons tirent dès lors des obus[réf. souhaitée]. A cette époque, la distinction entre canon et obusier s'établit sur la base de l'angle de tir : inférieur à 45° c'est un canon, au-delà c'est un obusier. Durant la Première Guerre mondiale apparaissent des pièces d'artillerie qui peuvent tirer à tous les angles de hausse. Depuis cette époque, le critère de détermination est le rapport entre la longueur de la partie rayée du tube et son calibre. En dessous de 20 (25 aux États-Unis), c'est un obusier, au-dessus c'est un canon.

En pratique, les obusiers continuent à tirer à une inclinaison supérieure à 45° (tir en cloche) ; le tir tendu (moins de 45°) n'est prévu que pour le cas où une batterie se trouverait confrontée à une attaque sur sa position. Quant aux canons, comme ils tirent normalement à longue portée, une inclinaison inférieure à 45° s'avère préférable. En effet, le tir tendu rend le temps de vol du projectile plus court et, par conséquent, réduit la dispersion et la perte d'énergie.

Considérations techniques

Généralités

Les obusiers modernes sont tractés ou bien autopropulsés. L'abréviation utilisée pour les désigner est « SP » en anglais — pour « Self Propelled » — et « AM » en français, pour « AutoMoteur ». Les désignations françaises les plus courantes sont toutefois « Au » pour « automoteur » (par exemple le 155 Au F1) et « Am » pour « automouvant » (par exemple le 155 Am F3), sachant qu'en France une pièce d'artillerie dite « Au » emporte à son bord les munitions qu'elle utilise pour le tir, alors qu'une pièce d'artillerie dite « Am » est simplement propulsée mais n'emporte aucune munition d'artillerie. Les SP sont des véhicules sur chenilles souvent munis d'une énorme tourelle les faisant ressembler à des chars d'assaut.

Quelques types d'obus

Quelques modèles d'obusiers

PzH 2000 allemand.

Culture populaire

Notes et références

Notes

  1. ↑ Le Modèle 50, encore appelé OB-155-50 BF, a été, entre le milieu des années 1950 et celui des années 1980, l'obusier standard de 155 mm de l'armée française. Il est remplacé par le canon tracté de 155 mm TRF1.
  2. ↑ L'obusier D-30 de 122 mm est entré en service dans les années 1960. Il a été largement exporté à travers le monde.

Références

  1. ↑ (pt) Roberto Caiafa, « 70 anos depois... a cobra continua fumando! - Tecnodefesa », sur tecnodefesa.com.br, (consulté le ).
  2. ↑ Certaines pièces d'artillerie équipées d'une culasse verrouillable ont néanmoins été appelées mortier par leur constructeur. Il existe également des mortiers modernes qui se chargent par l'arrière.
  3. ↑ Pierre Grumberg, « Quelle est la différence de fond entre canons, obusiers et armes à tir tendu », sur guerreshistoire.science-et-vie.com, (consulté le )
  4. ↑ (en) D-30 2A18M 122-mm Towed Howitzer, Global Security.
  5. ↑ Diaporama M109.
  6. ↑ Diaporama M10.
  7. ↑ Diaporama PzH 2000.

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes