Olga Tournade

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Olga Tournade
Biographie
Naissance
Décès
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LisieuxVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
TonyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Olga Tournade ( - ) est une ouvrière métallurgiste et syndicaliste française, principalement connue comme secrétaire de la Confédération générale du travail (CGT) en charge des question féminines. Elle est militante communiste et résistante durant la Seconde Guerre mondiale.

Biographie

Olga Tournade naît le à Clermont-Ferrand. Ouvrière de métallurgie, elle se syndique en 1936 et adhère au parti communiste français (PCF) en 1937.

De 1936 à 1939, elle est responsable de la section Métaux du 20e arrondissement de Paris au sein de la Confédération générale du travail (CGT). Sous l'Occupation, elle anime des Comités populaires des Métaux qui s'opposent au régime nazi. Elle entre dans la Résistance clandestine en 1940,,.

Le elle est arrêtée chez elle avec Roger Boquet, son compagnon. Elle est condamnée à deux ans de prison et 1 200 francs d'amende l'année suivante puis déportée à Ravensbrück. Elle est ensuite déplacée à Neuengamme, d'où elle revient à la fin de la guerre. Sa carrière syndicale décolle au milieu des années 1940,.

En elle est de nouveau arrêtée avec deux autres syndicalistes. Elle est condamnée à trois mois de prison ferme l'année suivante, puis comparaît de nouveau en 1950 pour outrages à magistrats. Elle doit payer une amende de 13 000 francs.

Elle travaille ensuite pour les entreprises Michelin en tant que métallurgiste, puis suit des cours de sténodactylographie. Elle passe d'un statut d'ouvrière à un statut d'employée de bureau.

Elle meurt le à Lisieux.

Syndicalisme

Entre 1946 et 1958, elle est élue à différents postes à responsabilités au sein de plusieurs organes de la CGT : la Commission exécutive de l'Union départementale de la région parisienne, la Commission exécutive fédérale (1946-1952) et confédérale (1948-1953), la Commission administrative de la CGT et la Commission exécutive de la CGT (1955-1958). En 1948, elle devient secrétaire de la Fédération des Métaux. Entre 1948 et 1955 elle est également secrétaire de la CGT en charge des question féminines,,. Elle est membre du Comité central du PCF entre 1947 et 1954.

L'arrivée d'Olga Tournade dans les sphères dirigeantes du mouvement syndical est appuyée par Ambroise Croizat et marque un tournant dans la conception des luttes féministes au sein de la CGT. La figure de Marie Couette, qui représente « un certain radicalisme féministe » accepté jusque là par le syndicat, est remplacée par celle d'une mère de famille pacifiste et travailleuse incarnée par Olga Tournade.

En 1951, elle co-crée, avec Germaine Guillé, La Revue des travailleuses qui précède le magazine Antoinette.

En 1953, elle atteste que le dernier congrès de la CGT n'accueille que 14 % de femmes et fait remarquer que les revendications féminines y sont négligées. Le sexisme des syndicalistes est aussi souligné. L'année suivante, elle n'est pas réélue au Comité central, qui lui préfère Madeleine Colin.

Notes et références

  1. 1 2 3 4 5 6 7 « TOURNADE Olga », sur Le Maitron, (consulté le )
  2. 1 2 3 4 5 6 Janine Olmi, Les femmes dans la CGT : stratégie confédérale et implications départementales, 1945-1985 : Thèse, Université Nancy 2, (lire en ligne)
  3. 1 2 3 4 5 « Portraits de métallotes », Les cahiers d’histoire de la métallurgie, no 78,‎ (lire en ligne)
  4. ↑ « TRIBUNAUX », Le Monde,‎ (lire en ligne Accès payant)

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes