| Pilatus PC-21 | |
PC-21 des Roulettes (2008) | |
| Constructeur | |
|---|---|
| Rôle | Avion d'entraînement militaire avancé |
| Statut | En service |
| Premier vol | |
| Nombre construits | 250+ (décembre 2024) |
| Équipage | |
| Un pilote et un instructeur | |
| Motorisation | |
| Moteur | Pratt & Whitney Canada PT6A-68B |
| Nombre | 1 |
| Type | Turbopropulseur |
| Puissance unitaire | 1 622 ch |
| Dimensions | |
| Envergure | 9,11 m |
| Longueur | 11,23 m |
| Hauteur | 4,05 m |
| Masses | |
| À vide | 2 270 kg |
| Carburant | 545 kg |
| Avec armement | 3 420 kg |
| Maximale | 4 250 kg |
| Performances | |
| Vitesse maximale | 685 km/h |
| Plafond | 11 600 m |
| Vitesse ascensionnelle | 1 219 m/min |
| Rayon d'action | 1 295 km |
| Facteur de charge | -4 G / +8 G |
| Armement | |
| Externe | 4 points d'attache pour de l'armement conventionnel en mode avion d'attaque au sol |
| modifier |
|
Le Pilatus PC-21 est un avion d'entraînement militaire avancé construit par l’avionneur suisse Pilatus Aircraft.
Le PC-21 est, comme son prédécesseur le Pilatus PC-7 et le moins connu PC-9, un avion d'entraînement destiné à la formation avancée des pilotes et à leur perfectionnement. Beaucoup moins coûteux que les avions à réaction (en 2022, une heure de vol revient à 1 500 euros pour le PC-21, contre 7 800 euros pour un Alpha Jet), il présente de nombreuses qualités aéronautiques, ainsi qu'un cockpit moderne. Selon la Royal Australian Air Force, le PC-21 est l'avion d'entrainement le plus avancé au monde.
Le PC-21 est équipé d'un habitacle ultra-moderne. Il est pressurisé, son cockpit affiche trois écrans à cristaux liquides pour les informations des systèmes standards. Il dispose également d'un afficheur tête haute (HUD). L'appareil est également doté d'un système anti-g, d'un système embarqué de génération d'oxygène, de deux sièges éjectables et d'une verrière résistante aux collisions de volatiles.
Le Pilatus PC-21 ne se conçoit pas comme un simple avion d'entraînement, mais comme le composant central d'un « système d'entraînement intégré » (Integrated Training System ou ITS). Ce concept clé en main vise à faire basculer l'instruction militaire initiale et avancée dans l'ère numérique, en gommant la frontière technique entre l'entraînement au sol et le vol réel.
Le déploiement de l'ITS chez les différentes forces aériennes utilisatrices a redéfini les standards de formation. En rationalisant le cursus, ce système permet de réduire le coût global d'obtention du macaron de pilote de chasse de 30 à 50 % par rapport aux anciens cursus sur jets légers analogiques.
L'architecture ITS repose sur une interconnectivité totale et bidirectionnelle entre l'avion, les simulateurs de vol et les outils de planification. Elle est conçue pour déporter une part importante des heures de vol (généralement coûteuses et soumises aux aléas météorologiques) vers des solutions au sol, sans perte d'efficacité pédagogique. Ce système permet à l'élève-pilote d'évoluer dans un environnement informatique unique, de sa première leçon théorique jusqu'à sa transition sur avion de chasse de dernière génération (4e et 5e générations).
Le système s'articule autour de quatre piliers technologiques majeurs :

Le développement du PC-21 a officiellement commencé en , lorsque Pilatus a fait voler pour la première fois son PC-7 Mk II, évolution du PC-7 Turbo Trainer. Ce modèle comportait de nombreuses améliorations pouvant présager d'un prochain avion d'entraînement à turbopropulseur. Le premier prototype est sorti d'usine en et effectue son premier vol le de la même année. Le second prototype a volé le . Le second prototype s'est écrasé le à Buochs à la suite d'une erreur de pilotage lors d'un entraînement en vue d'une démonstration aérienne. Le pilote d'essai est mort et une personne au sol a été blessée.

Le , le 100e PC-21 est sorti de la chaine d’assemblage finale de Pilatus. Cet appareil, destiné à la force aérienne saoudienne, est également le 1000e Turbopop Trainer produit par Pilatus.
Le PC-21 ayant reçu les autorisations nécessaires, les Forces aériennes suisses ont reçu et réceptionné les quatre premiers exemplaires en . La Suisse a commandé 8 appareils, la république de Singapour en a commandé 19, les Émirats arabes unis 25.
Le , l'Arabie saoudite passe commande de 55 PC-21. Les six premiers appareils sont livrés en .
Le le Qatar commande 25 appareils. Le contrat comprend également la fourniture de systèmes de formation au sol, d’un simulateur et du matériel associé, ainsi que des services de maintenance. Les premiers sont livrés en .
Le , Saab et Pilatus signent un mémorandum d'entente en vue de fournir à la Force aérienne suédoise une vingtaine de PC-21 pour le remplacement des avions écoles à réaction Saab 105 (SK 60).

En , en vue du remplacement des Pilatus PC-9 et des PAC CT/4 Airtrainer et dans le cadre du projet AIR 5428, la Royal Australian Air Force, pour qui le PC-21 est l'avion d'entrainement le plus avancé au monde, a passé commande de 49 appareils. Son concurrent était le Beechcraft T-6 Texan II. Afin que le système de formation du PC-21 soit spécifiquement adapté à la transition des pilotes sur le futur avion de combat de la RAAF, le Lockheed Martin F-35 Lightning II, Lockheed Martin travaillera en tant que soumissionnaire avec Pilatus Aircraft. Ils seront basés à la RAAF Base East Sale (en) et à la RAAF Base Pearce (en). Les deux premiers doivent être livrés en 2017. Un avion de démonstration Pilatus PC-21 (HB-HZD/ s/n 102) avait effectué un voyage en Australie en février et . Le vol inaugural du premier PC-21 australien se déroule en . Le dernier appareil est livré en
En 2016, la Force aérienne royale jordanienne a commandé huit PC-21 ainsi qu'un simulateur, du matériel de formation et un ensemble de soutien logistique. Cet achat remplace la commande de PC-9M faite en .
En 2013, l'Armée de l'air française indique vouloir acquérir une vingtaine d'appareils à l'horizon 2016 pour former ses pilotes.
Le , Babcock Mission Critical Services France (BMCSF) signe pour 17 PC-21, qui les mettra à la disposition de l'École d'aviation de chasse de l’Armée de l'air française. Les avions sont aux couleurs de l'Armée de l'air et ont une livrée bleu nuit. Le contrat comprend également le matériel de formation, dont deux simulateurs, et la logistique, qui est assurée par Pilatus. Le Pilatus était en concurrence avec le Leonardo-Finmeccanica M-345 HET et le Aero Vodochody L-39 Albatros. Ils sont stationnés sur la base aérienne 709 de Cognac et remplacent les Alpha Jet de Tours pour la formation des pilotes, son avionique et son cockpit permettant de passer directement au Dassault Rafale. En des pilotes de Pilatus et de l'Armée de l'air ont testé les quatre premiers PC-21 à Buochs. Fin août, Babcock réceptionna les premiers appareils, et dès mi-septembre, ils furent livrés à l'Armée de l'air. L'arrivée du PC-21 et des nouveaux outils de formation fut officialisée le lors d'une cérémonie à Cognac.
En 2021, neuf PC-21 et autres systèmes de formation au sol et pièces détachées sont commandés. Les deux premiers appareils sont livrés en .
En décembre 2024, dans le cadre du programme « Mentor 2 », la France commande 22 Pilatus PC-7MKX et 12 simulateurs pour la formation initiale et la formation tronc commun.

Le , le ministère de la Défense espagnol annonce avoir choisi le Pilatus PC-21 pour remplacer, à partir de , les 60 monoréacteurs CASA C-101 Aviojet de l'Armée de l'air espagnole encore en service, entrés en service en 1980 et rénovés au début des années 1990. Le contrat, signé , porte sur un système d'entraînement intégré (Integrated Training System ITS) comprenant 24 Pilatus PC-21, quatre simulateurs de vol, dont deux de missions (vol en réseau), toute la logistique associée pour un montant de 204 millions d’euros. Les premiers appareils sont livrés en (contre initialement prévue) et porter la désignation locale E.27. Ces concurrents étaient les aéronefs avec turbopropulseur PZL-130TC III Orlik (MPT) (présenté par Airbus Defence and Space, évalué en 2015), KAI KT-1 (pas évalué, projet avec des KAI T-50 Golden Eagle en contrepartie de 4 à 6 de A400M excédentaires espagnols), Super Tucano EMB-314 d'Embraer (appel d'offres (RFI/RFQ) de 2019, pas évalué) et T-6C Texan II de Textron Aviation (évalué en 2011, rejet lors de l'appel d'offres de 2019), et l' avion à turboréacteur Aermacchi M-345 HET (appel d'offres de 2019, pas évalué).
Le , Pilatus annonce une commande supplémentaire de l'Espagne de 16 appareils afin de remplacer partiellement les ENAER T-35 Pillán utilisés pour l’entraînement primaire et intermédiaire. La livraison s'est échelonnée entre 2023 et 2025. Quatorze appareils ont été livrés à l’Academia General del Aire y del Espacio (es) (AGA) à San Javier et deux au Centro Logístico de Armamento y Experimentación (CLAEX) à Torrejón pour des activités expérimentales, de formation aux essais en vol et de recherche et développement. Le contrat, d'un montant d'environ 240 millions d'euros, comprend également un simulateur de vol (FFS), deux entraîneurs de procédures de cockpit (CPT), des systèmes supplémentaires de planification et de débriefing de mission, des progiciels et logiciels d'entraînement mis à jour pour les pilotes et un package de soutien logistique et de pièces de rechange,.
Par ailleurs, en 2026, l'Espagne commande sept Pilatus PC-24 déstiné à l'Armée de l'air et à l'Aviation navale espagnole.
En novembre 2024, le consortium SkyAlyne commande 19 PC-21 sous la désignation CT-157 Siskin II pour le programme FAcT (Future Aircrew Training) / FPNA (Programme de formation du personnel navigant de l’avenir) de l'Aviation royale canadienne. Déstinés à l'entraînement avancé sur voilure fixe et sur chasseur, les appareils sont livrés en 2026. La flotte est basée à la 15e Escadre Moose Jaw avec la 2e École de pilotage. Par ailleurs, l'Aviation royale canadienne annonce en mai 2026 l'achat de CT-157 (PC-21) pour remplacer les CT-114 Tutor de la patrouille acrobatique des Snowbirds. La patrouille observera une pause opérationnelle d'août 2026 jusqu'au début des années 2030, date à laquelle sa nouvelle flotte sera opérationnelle et également basée à Moose Jaw.
Le 30 mars 2026, Pilatus Aircraft a conclu un accord d'envergure avec le ministère indonésien de la Défense, par l'intermédiaire du contractant local agréé PT E-System Solutions Indonesia, afin d'entamer la modernisation globale de la flotte d'instruction et de transport de la Force aérienne de l'armée nationale indonésienne. Cet accord se compose d'une commande ferme estimée à plus de 156 millions de dollars pour douze biréacteurs légers Pilatus PC-24 ainsi que d'une lettre d'intention portant sur l'acquisition de vingt-quatre PC-21 pour un montant évalué à environ 240 millions de dollars. Le contrat comrendrait également la fourniture de l'ensemble de l'infrastructure sol du système d'entraînement intégré, incluant des simulateurs de vol complets interconnectés, des pièces de rechange et un programme de soutien logistique à long terme géré depuis le siège de Stans,,. L'objectif vise à remplacer la flotte de BAe Hawk Mk-109, tout en préparant les futurs pilotes (phases de formation de 2 à 4) à la transition complexe vers les nouveaux avions de combat (Dassault Rafale).





Plusieurs patrouilles militaires de patrouilles acrobatiques utilisent des Pilatus PC-21.
Plusieurs forces aériennes utilisent le PC-21 pour des présentations en vol dynamiques.