IBM PC

IBM PC
Développeur
Philip Don Estridge (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fabricant
Famille
IBM PC (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Date de sortie
1981
Date de retrait
1985
Fonctions
Type
Écran
Caractéristiques
Processeur
Intel 8088 à 4,77 MHz
Bus système
Mémoire
16 ko extensible à 256 ko.
Stockage
lecteurs de disquettes 5 pouces 1/4 de 160 ko
Système d'exploitation

L'IBM Personal Computer ou IBM PC, modèle 5150, est un ordinateur personnel produit à partir de 1981 à plusieurs millions d'exemplaires par IBM. Son architecture ouverte a permis le développement de l'industrie des compatibles PC qui et devenue très largement majoritaire dans le marché mondial des micro-ordinateurs en quelques années.

Succès commercial

L'IBM PC a été présenté à New York, lors d'une conférence de presse à l'hôtel Waldorf-Astoria,, le .

Il assura quelque temps à IBM 21 % du marché des micro-ordinateurs, bien que celui-ci n'ait alors constitué qu'une fraction marginale du chiffre d'affaires de cette société. En 1985, la division PC d'IBM employait 10 000 personnes et dégageait un bénéfice brut annuel de 4,5 milliards de dollars.

Caractéristiques techniques

Il comporte un microprocesseur Intel 8088 cadencé à 4,77 MHz et une mémoire vive de 16 ko pouvant être portée à 256 ko. Il dispose, selon les modèles, d'aucun, d'un ou deux lecteurs de disquettes 5 pouces 1/4 de 160 ko simple face, 360 ko double-face, 512 ko double-face double densité. Il a 5 ports ISA, bus 8 bits pour carte d'extension comme la carte d'extension mémoire, ou une carte vidéo CGA. Il est équipé d'un interpréteur du langage BASIC de Microsoft en mémoire morte et peut gérer une unité de cassette externe.

Comme la plupart des micro-ordinateurs de l'époque, il peut fonctionner sans charger de système d'exploitation : si, lors de la mise sous tension, aucune unité d'amorçage n'est identifiée, l'utilisateur se retrouve directement dans une session du BASIC Microsoft présent en mémoire morte. Les 26 mots-clé les plus courants du BASIC s'obtiennent par la touche Alt : Alt-F = FOR, Alt-I = IF, Alt-N = NEXT, etc. Cette possibilité permet une saisie rapide des programmes. Ce BASIC dispose également, comme la plupart des autres, de la possibilité dite auto# qui numérote automatiquement les lignes saisies (par défaut de 10 en 10).

Caractéristiques diverses

Certains des ports d'extension ISA sont utilisés pour la carte graphique / port série.

Les prédécesseurs

Les IBM 5100 et 5110, et le Système/23 Datamaster (en) qui ne resta au catalogue que quelques semaines.

Les successeurs

En 1983, l'IBM PC/XT a succédé à l'IBM PC.

En 1984, l'IBM PC/AT a succédé à l'IBM PC/XT.

Évolution

Les IBM PC initiaux sont assez limités en matière de graphismes (640x200 en monochrome (plus exactement bichrome) ou 320×200 en 4 couleurs) et étaient plus souvent commandés avec un écran texte monochrome de 25 lignes de 80 caractères. La société Hercules proposa une carte graphique monochrome de haute définition, à laquelle IBM réagit un peu plus tard avec la carte EGA (Extended Graphics Adapter) : 640×350 en 16 couleurs à choisir chacune parmi 64.

En matière de communications, le port série RS232C est, lui aussi, limité en vitesse et ne permet pas la connexion du PC en tant que terminal de mainframe. Un constructeur extérieur développa la carte IRMA transformant le PC en écran 3270. IBM répliqua avec les 3270 PC/G (en) et 3270 PC/GX, supportant les fonctionnalités semi-graphiques et couleur de ses terminaux 3279.

Enfin, le clavier du premier IBM PC est peu ergonomique et évolua avec le PC AT3 et le PC XT/286 (véritable AT prenant les apparences d'un PC/XT) en clavier modèle M,.

Des rumeurs reprises par la presse faisaient mention dès 1985 d'un "PC 2" en préparation, provoquant un certain attentisme de la clientèle. IBM publia alors un démenti officiel annonçant qu'elle ne travaillait sur aucun "PC 2". C'est le seulement que fut annoncée une nouvelle ligne, nommée IBM Personal System/2 (PS/2), qui s'écartait des standards établis par le PC en termes de type de disquette, de bus et de BIOS. Cette nouvelle architecture était moins ouverte, ne remporta pas de succès comparable en parts de marché, et fut abandonnée par la suite.

Notes et références

  1. ↑ « IBM-PC », sur histoire-informatique.org
  2. ↑ « L'informatique moderne fête ses 30 ans avec l'IBM 5150 », sur CNet France,
  3. ↑ (en) James Cortada et al., « Past Forward: A Tool for Modern Times », IEEE Spectrum, vol. 58, no 8,‎
  4. ↑ En 1984, les ventes de l'IBM PC avaient atteint un pic à 4 milliards de dollars, soit deux fois les ventes d'Apple, d'après (en) Sol Libes, « The Top Ten », BYTE,‎ , p. 418. Par comparaison, le chiffre d'affaires d'IBM a totalisé la même année 45,93 milliards de dollars : cf. (en) « IBM HIGHLIGHTS, 1970 -1984 » [PDF], sur IBM
  5. ↑ Kevin Maney, Steve Hamm et Jeffrey M. O'Brien, Au service d'un monde meilleur [« Making the World Work Better: The Ideas That Shaped a Century and a Company »], IBM press - Pearson France, , 352 p. (ISBN 274406498X), p. 120
  6. ↑ Pierre Dandumont, « Les 30 ans de l’IBM PC », sur Tomshardware.fr,
  7. ↑ Par la fameuse[pourquoi ?] interruption 15, qui sera réutilisée ensuite à d'autres fins comme la gestion de mémoire étendue
  8. ↑ La plupart étant de même origine Microsoft
  9. ↑ Lemmons, Phil, « The IBM Personal Computer / First Impressions », BYTE,‎ , p. 36 (lire en ligne, consulté le )
  10. ↑ Eric Le Bourlout, « C’était comment un PC il y a 30 ans ? », 01 Hebdo,‎ (lire en ligne)
  11. ↑ (en) Mary Eisenhart, « Winning In IBM's World : Hercules Computer Technology », Microtimes, no 25,‎ (lire en ligne)
  12. ↑ (en) Benj Edwards, « EGA Turns 35: 10 Iconic EGA Games of Yesteryear », PC Mag,‎ (lire en ligne)
  13. ↑ (en) Elaine Symonds et Dr Lisa McGerty, « IRMA PC/3278 Decision Support Interface », sur Centre for Computer History
  14. ↑ (en) Reece Bithrey, « Unicomp New Model M review : A modern take on a computing classic. », PC Gamer,‎ (lire en ligne)
  15. ↑ (en) Benj Edwards, « Why I Still Use a 34-Year-Old IBM Model M Keyboard 4 », sur How-to Geek,
  16. ↑ (en) Paul Carroll, Big Blues : The Unmaking of IBM, Three Rivers Press, , 377 p. (ISBN 9780517882214, lire en ligne), « chap. VI »

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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