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| Pseudonymes |
Pagu, Mara Lobo |
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| Conjoints |
Oswald de Andrade (de à ) Benedito Geraldo Ferraz Gonçalves (d) (de à ) |
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Rudá de Andrade (d) |
Pagu, pseudonyme de Patrícia Galvão, née le à São João da Boa Vista (Brésil) et morte le à Santos (Brésil), est une femme de lettres, romancière, poétesse, traductrice, journaliste brésilienne et activiste communiste.

Compagne dès l'âge de 19 ans du poète et romancier moderniste Oswald de Andrade, et figure majeure du mouvement moderniste brésilien, elle n'a cependant pas participé à son événement fondateur, la semaine d'art moderne de 1922, Patrícia Galvão n'étant alors âgée que de douze ans. Elle est en revanche liée au groupe de la Revista de Antropofagia (1928-1929), animée par Oswald de Andrade.
Militante communiste dans les années 1930, elle devient à 21 ans la première femme brésilienne à être emprisonnée pour raison politique. Elle édite en 1931, avec Oswald de Andrade, le journal politico-satirique et anti-fasciste O Homem do Povo, et signe le premier roman prolétarien publié au Brésil: Parque industrial, paru fin 1932 à São Paulo, quelques mois avant le premier roman social de Jorge Amado, Cacau.
En 1935, elle est arrêtée à Paris lors d’une distribution de tracts, accusée d'être une communiste étrangère, avec une fausse identité. L’ambassadeur brésilien obtient son expatriation vers le Brésil. À son retour, elle se sépare définitivement d'Oswald de Andrade, en raison de querelles et de jalousie. Elle reprend son activité journalistique. Mais elle participe à une tentative de révolution, est à nouveau emprisonnée et torturée par les forces de la dictature, et reste en prison pendant cinq ans,.
En 1940, à sa sortie de prison, déçue par le stalinisme, elle rompt avec le parti communiste et commence à défendre un socialisme conforme à la ligne idéologique trotskyste. Elle rejoint la rédaction de Vanguarda Socialista (pt) avec Geraldo Ferraz, Mário Pedrosa, Hilcar Leite et Edmundo Moniz.
Elle se remarie avec Geraldo Ferraz, et de cette union naît un enfant, son deuxième fils, Geraldo Galvão Ferraz, le . Elle devient une des principales animatrices culturelles de Santos, où elle vit avec son mari et ses deux enfants. En 1945, elle publie un nouveau roman, A Famosa Revista, coécrit avec son mari Geraldo Ferraz. Elle tente, sans succès, de briguer un siège de député d'État lors des élections de 1950.
Dans les années 1950, elle conçoit et présente différents spectacles dans la ville de Santos. Liée au théâtre d'avant-garde, elle met en scène notamment une traduction de La Cantatrice chauve, d’Eugène Ionesco. Elle continue à travailler aussi en tant que critique d'art. Mais un diagnostic de cancer est dressé. Elle meurt le à Santos des suites de cette maladie.