Taxons concernés
Plusieurs espèces de la super-famille
des Paguroidea dont les genres :



Les appellations pagure, bernard-l'ermite et bernard-l'hermite (avec ou sans trait d'union) désignent plusieurs espèces de crustacés de la super-famille des Paguroidea, dont le bernard-l'ermite Pagurus bernhardus.
Les familles concernées sont :
Les pagures ressemblent aux homards, et possèdent cinq paires de pattes (ordre des décapodes) dont la première paire est terminée par deux pinces. Ils sont connus pour se protéger de leurs prédateurs en logeant dans des coquilles vides de mollusques (ou d'autres substituts qu'ils trouvent comme de petites bouteilles ou des boîtes de conserve), et pour leurs relations symbiotiques avec certaines anémones de mer (actinies). Leur abdomen, mou et asymétrique, est spiralé pour pouvoir se loger dans les coquilles, qu'ils abandonnent pour une autre plus grande quand leur croissance l'exige. La nécessité et le danger de changer de coquille provoquent un comportement social appelé « chaîne de vacances » : de nombreux pagures de tailles décroissantes marchent en file indienne à la recherche d'une coquille vide adaptée à la croissance du plus gros d'entre eux ; quand elle est enfin trouvée, chacun change de coquille à tour de rôle, la plus petite restant vide.
Les bernard-l'ermite sont des crustacés de l’ordre des décapodes.
Le Pagure semble peu destiné à inspirer des métaphores de puissance, de vitesse ou d'élégance, contrairement aux emblématiques lion (Peugeot) et antilope impala (Chevrolet), etc. Il a cependant été choisi comme emblème par un industriel fabriquant des groupes électrogènes pour bateaux de plaisance en raison de sa discrétion obtenue grâce à une épaisse coquille insonorisante en matériaux composites.
Jean Painlevé réalise en 1929 le documentaire scientifique grand public Bernard-l'hermite (13 min, musique Bellini) qui fait preuve d'humour dans ses commentaires sur les bagarres entre des pagures et un match de foot avec de vrais buts en fin de film.
Dans le domaine de la bande dessinée, le dessinateur et scénariste Martin Veyron a connu un succès avec son personnage nommé Bernard Lermite, un antihéros timide, toujours prêt à "rentrer dans sa coquille", prudent jusqu'à la pleutrerie, mais qui, bizarrement, est couvert de femmes sublimes qui s'offrent à lui et lui font vivre des moments d'érotisme torride.