| Palais nasrides de l'Alhambra | |||
Les palais nasrides vue depuis le Généralife. | |||
| Période ou style | nasride | ||
|---|---|---|---|
| Début construction | XIVe siècle | ||
| Coordonnées | 37° 10′ 37″ nord, 3° 35′ 24″ ouest | ||
| Pays | |||
| Communauté autonome | |||
| Localité | Grenade | ||
| Géolocalisation sur la carte : Espagne
Géolocalisation sur la carte : Andalousie
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Les palais nasrides constituent un ensemble palatin destiné à la vie de cour des sultans nasrides, à l'intérieur de l'Alhambra de Grenade, en Andalousie.

Les palais nasrides constituent un complexe de bâtiments ornementaux bâtis sur plusieurs générations. Les salles sont communicantes et donnent sur des cours intérieures ; elles suivent un tracé orthogonal.
Dans leur forme actuelle, on peut distinguer trois zones d'ouest en est : le Mexuar, le palais de Comares, les palais des Lions.

D'ouest en est, on distingue :

Le palais de Comares fut développé pour l'essentiel par les bâtisseurs nasrides Yusuf I et Mohammed V. Les Espagnols le nomment également le patio des Arrayanes, assimilant cette partie du palais à l'espace le plus ample qui s'y trouve.
Les différentes parties de ce palais sont :
C'est dans les salles de cette zone palatine que les voûtes sont les plus travaillées et raffinées.

Cette petite pièce est un joyau de l'art décoratif nasride. Ses fenêtres donnent sur le Patio de Lindaraja; avant que Charles Quint fît construire des appartements impériaux oblitérant la vue depuis ce mirador, la colline de l'Albaicin était visible. Le stuc est omniprésent dans sa décoration, notamment dans les arcs festonnés des fenêtres. Le plafond est constitué d'une structure entrelacée en bois dans laquelle sont incrustés des cristaux colorés. La salle possède une plinthe d'azulejos noirs, blancs et jaunes, parmi les plus inventifs et originaux de l'Alhambra. Elle est surmontée d'une composition épigraphique formée de morceaux de faïence découpés et assemblés.
La coupole en octogone étoilé, forme huit angles rentrants, qui portent seize fenêtres en jalousie, par lesquelles pénètre une lumière tamisée. La lumière donne sur la voûte centrale, de stuc. La jonction entre la voûte et les murs carrés se fait par des trompes décorées d'un ruissellement de stalactites de nid d'abeille, descendant en cascade. Les murs sont couverts de plâtrières et d'une plinthe d'azulejos du XVIe siècle. Les arcs des alcôves latérales de la salle.
Située à l'est de la cour des Lions, elle est divisée en plusieurs espaces. Ouvertes sur la cour par le portique à colonnes, trois pièces carrées sont surmontées de coupoles à muqarnas. À l'est se trouve trois alcôves rectangulaires surmontées de voûtes elliptiques revêtues de peintures sur cuir. La voûte centrale représente dix personnages dont l'identité fait l'objet de débats. Ils sont traditionnellement considérés comme les dix premiers souverains nasrides. Les deux voûtes latérales représentent des scènes de cour.
Située au nord de la cour des Lions, elle constitue le pendant de la salle des Abencérages. Elle doit son nom à deux grandes dalles de marbre identiques posées de part et d'autre d'une petite fontaine centrale, dont l'eau s'écoule par un petit canal vers la fontaine des Lions.
En sortie du deuxième bloc se trouvent des appartements impériaux construits à l'époque de Charles Quint, qui sont distincts du Palais de Charles Quint et donnent sur la colline de l'Albaicín.
Aux temps de son existence, cette référence au Temple de Salomon et aux palais des civilisations anciennes grecques et méditerranéennes, instaure un respect pour le pouvoir envers les personnes qui suivent cette culture ou cette religion. Tous ces éléments figurent dans l'univers spirituel véhiculé par l'architecture de l'Islam; les autres étant disparues ou réduites à l'état de ruines, seuls subsistent aujourd'hui les palais nasrides de l'Alhambra pour en témoigner.
Temple religieux, l'Alhambra n'est pas un sanctuaire inhabité au temps de sa conception : une fois implémenté cet univers peut avoir lieu à l'intérieur la vie palatine dans les temps arabes.
La continuité de ces traditions dans la structure du pouvoir musulman permet donc d'avoir accès encore aujourd'hui à l'esprit propre à ces lieux, dont la décoration procède de la cosmogonie propre aux penseurs et théologiens de l'Antiquité.