Le palefrenier est un employé chargé de s'occuper des chevaux. Les termes de palefrenier-soigneur ou groom (en anglais) sont aussi utilisés.
Définition
Jument lusitanienne anesthésiée pour des soins vétérinaires, s'appuyant sur son palefrenier.
Le palefrenier se charge du nettoyage des écuries et des soins quotidiens aux chevaux: nourriture, pansage, surveillance des poulinages, soins vétérinaires élémentaires,. Parfois, il peut être amené à faire la détente des chevaux. Il entretient aussi le matériel d'équitation comme les selles, harnais, brides,etc. Dans les grandes écuries, le palefrenier peut ne conserver que les tâches de soins aux chevaux, le nettoyage des boxes étant alors laissé à des agents d'entretien. Inversement, dans les petites structures, le métier consiste aussi à s'occuper des manèges, carrières, pâtures ou lieux collectifs.
La journée du palefrenier commence tôt, souvent à six heures du matin, pour s'adapter au rythme des chevaux. Le métier est physique, voire pénible, mais apporte la satisfaction d'être en contact avec les équidés. Le palefrenier est même celui qui est le plus souvent avec les chevaux dans un club équestre. Afin de pouvoir déplacer les animaux vers les lieux d'évènementiels, le permis de conduire de véhicules du type poids lourd ainsi que des notions de maréchalerie et de bricolage constituent un véritable atout pour le palefrenier dans l'exercice de ses fonctions.
Étymologie
Le nom de «palefrenier» est probablement un emprunt, en 1345, de l'occitan palafrenier, du latin paraveredus [«cheval de poste»], composé du grec ancien pará [«à côté de»] et de veredus [«coursier, cheval rapide»],.
Histoire
Palefrenier au travail dans une écurie.
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La profession de palefrenier commence à apparaître au Moyen Âge pour répondre aux besoins des chevaux de prestige utilisés pour la selle, notamment le palefroi, par opposition au destrier (XIIeauXVesiècle) qui représente la monture de guerre ou de tournois, associé aux chevaliers.
En l'an 820, le polyptyque d'Irminon lui attribue la définition de «serf astreint à des services de courrier ou de transport à cheval». Quelques traces de la profession sont mentionnés dans la région du Dauphiné en 1318, puis dans le département Tarn-et-Garonne en 1345.
Sous le Second Empire, le ministre d'État français fait éditer un règlement sur la conformité des uniformes dans les haras nationaux en 1862. Quatre années plus tard, un ouvrage sur l'hygiène du cheval est imprimé, dont une partie est dédiée aux tâches du palefrenier.
Les gestes inhérents au métier de palefrenier restent inchangés depuis leurs origines.
Formation
En France
En France, la formation de palefrenier s'effectue en 2 ans dans le cadre d'un CAP agricole soigneur d'équidés (CAPa) certifié par le ministère de l'Agriculture, de l'Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire (MAASA). L'examen du CAPa se déroule avec sept épreuves obligatoires et, le cas échéant, une à deux épreuves facultatives. Les débouchés peuvent être difficiles. Plus le palefrenier est polyvalent, plus il lui est possible d'évoluer. Les palefreniers étant aussi cavaliers peuvent travailler sur le débourrage d'un cheval.
[1881] Major Leopold von Heydebrand und der Lasa (d) (trad.E. Schergen), Instruction pour le soldat chargé de soigner les chevaux des officiers ou Manuel du palefrenier civil et militaire, Bruxelles (Belgique), Spineux et Cie (réimpr.1883) (1reéd. 1881), 132p., in-8o (OCLC1415512080, BNF30603165, présentation en ligne, lire en ligne).
[2000] Virginie Matéo, Les métiers au contact des animaux et de la nature, Paris, L'Étudiant, coll.«Les Guides de L'Étudiant (ISSN1271-948X)» (no541) (réimpr.2004 et 2008) (1reéd. 2000), 219p., 18 cm (ISBN2-86745-952-4, OCLC123509471, BNF37708302, SUDOC055270794, présentation en ligne)— indication de couverture: garde forestier, palefrenier-soigneur, animateur nature, maréchal-ferrant, agent des haras nationaux, vétérinaire, marin-pêcheur, élagueur, horticulteur, agriculteur, horticulteur, aquaculteur, jardinier, paysagiste…
[2003] Annabella Cherel, Mannaïg Troadec et Jean-Charles Cao (dir.), Étude d'un poste de palefrenier (mémoire), Créteil (Val-de-Marne), UPEC, , 22p., 30 cm (OCLC690852512, SUDOC145339572, présentation en ligne).
[1872] Ned Pearson (pseudo. baron d'Étreillis), «Palefrenier», dans Dictionnaire du sport français, courses, chevaux, entraînement, langue du turf, paris et parieurs, règlements, hippodromes, Paris, O. Lorenz, , 676p., in-18° (OCLC30444267, BNF30409234, SUDOC096406003, présentation en ligne, lire en ligne sur Gallica), p.452-453.