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| Session du CIO (ville) |
117e ( |
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| Finaliste (votes) |
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| Autres villes candidates |
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| Inscription des villes requérantes | |
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| Envoi des dossiers de candidature | |
| Liste des villes candidates | |
| Élection |
La sélection de la ville-hôte pour l'organisation Jeux olympiques d'été de 2012 s'est déroulée de 2003 à 2005 sous la supervision du Comité international olympique.
Neuf villes ont envoyé un dossier pour l'accueil. Le CIO élimine quatre villes requérantes (La Havane, Istanbul, Leipzig et Rio de Janeiro) et désigne cinq villes candidates : Londres, Madrid, Moscou, New York et Paris.
Londres est élue ville hôte lors de la 117e session du CIO le .


Le comité olympique britannique travaille sur des candidatures à l'organisation des Jeux olympiques d'été à Londres depuis 1997. En , un rapport a été présenté au gouvernement.
Le Royaume-Uni a eu trois villes candidates malheureuses depuis les années 1990 : Birmingham (1992) et Manchester (à deux reprises, en 1996 et 2000). Après ces échecs, le comité olympique britannique en a conclu que la seule ville capable de rivaliser avec d'autres métropoles candidates était la capitale du pays.
À cause du principe de rotation des continents dans l'organisation des Jeux, une ville d'Europe devrait probablement les organiser.
Le président du comité d'organisation de Londres 2012 est l'ancien athlète et champion olympique, Sebastian Coe.
Le à Singapour, après l'élimination de Moscou, New York et Madrid, le Comité international olympique désigne Londres pour accueillir les Jeux olympiques. C'est une surprise relative, car depuis le tout début du processus, Paris était désignée par la plupart comme la ville qui aurait le plus de chances de remporter les Jeux, d'autant plus que le projet de la ville de Londres a été validé au tout dernier moment. Le vote a été serré jusqu'à la fin, les deux villes n'étant séparées que de 4 votes : Londres, 54 ; Paris, 50.
De nombreuses interrogations sont néanmoins apparues quelques mois plus tard. Tout d'abord, une rumeur (aujourd'hui démentie officiellement) affirmait que la ville qui allait affronter Londres en finale aurait dû être Madrid et non Paris, car un membre aurait voté par erreur pour Paris au lieu de voter pour la capitale espagnole ; de cette rumeur est née une plus folle rumeur encore selon laquelle le comité anglais aurait trafiqué les boutons de vote de certains membres en pensant qu'ils auraient une plus grande chance de gagner contre Paris.



Paris 2012 était le nom donné pour la candidature de la ville de Paris aux Jeux olympiques et paralympiques de 2012 après la déconvenue des tentatives de Paris 1992 et Paris 2008. Cette dernière avait souffert de la popularité de Pékin, archi-favorite, et de l'alternance des continents, usage qui plaidait en sa défaveur après Athènes 2004.
Le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), la ville de Paris, la région Île-de-France et l’État ont constitué un groupement d’intérêt public « Paris-Île-de-France 2012 ». Présidé par Bertrand Delanoë, maire de Paris, le groupement avait pour mission de soutenir et de promouvoir la candidature de Paris à l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques de 2012, à l'échelle nationale et internationale, en préservant l'idéal et l'esprit de l'olympisme et en respectant les directives fournies par le CIO.
La structure du groupement permettait d'associer des personnes publiques et privées. Il était composé du :
Le Club des entreprises Paris 2012 est une association loi de 1901 qui avait pour mission de soutenir la candidature de Paris 2012. Il entendait mobiliser, informer et faire participer à la candidature toutes les entreprises qui souhaitaient voir la France gagner l'organisation des Jeux en 2012. Il était présidé par Arnaud Lagardère.
Le , c'est l'opération « Champs-Olympiques », les Champs-Élysées se transforment en un immense terrain de sports.
Le numéro de de Timbres magazine présente deux projets de timbres-poste dessinés par Bruno Ghiringhelli et prévus par La Poste française si Paris avait été sélectionnée pour organiser les Jeux olympiques. Non émis, ils avaient pourtant déjà été imprimés à 4 millions d'exemplaires avant l'annonce de la sélection de Londres, le 6 juillet 2005 ; ils ont été détruits.
Dossier de présentation : « Volume 1 »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?) (présentation de Paris), Volume 2 (sites) et Volume 3 (organisation générale).
Le but était de placer les 17 000 athlètes et accompagnateurs dans les meilleures conditions au cœur des Jeux. Le concept de Paris 2012, « un village, deux noyaux », plaçait le village olympique et paralympique dans Paris, à seulement 6 km des deux noyaux de sites de compétition regroupant 75 % des épreuves. Les voies olympiques, à proximité immédiate, auraient permis de garantir l’efficacité et les temps de déplacement : moins de dix minutes pour rejoindre les noyaux de sites.
L’aménagement d'une friche industrielle appartenant à la SNCF dans le quartier des Batignolles, dans le 17e arrondissement est prévu des 2001, en intégrant l’hypothèse de village olympique. Après la décision du CIO, le projet Clichy-Batignolles prévoit la construction de logements, de bureau et d'un parc sur cette friche. Le projet doit s'achever en 2018.
En 1992, c'est le site Bercy-Tolbiac qui avait été envisagé, et en 2008 La Plaine Saint-Denis mais la Commission d’évaluation avait souligné des problèmes de transports et de sécurité.
La candidature s'articulait autour de deux noyaux principaux :
La candidature de Paris ne faisait pas tout à fait l'unanimité parmi les Parisiens ni les Français en général. Certains mouvements très minoritaires reprochaient, entre autres, aux Jeux olympiques la perte des valeurs d'entraide et de fair-play et, de ce fait, une incitation au dopage, ainsi que l'omniprésence des sponsors et de la sphère économique. De plus, de nombreuses personnes se sont exprimées sur les risques de gouffre financier d'une telle compétition (à l'instar d'Athènes). Un mouvement similaire, mais nettement plus important en nombre[réf. nécessaire], existe en Angleterre, lancé par des Londoniens contre la candidature de Londres.
Quand aux causes de l'échec, il est avancé le déficit de diplomatie sportive, la mobilisation syndicale le 10 mars durant la visite de la commission, le rejet du référendum sur la Constitution européenne et la condamnation de Guy Drut. Selon Huchon, l'approche est mauvaise avec les « Jeux dans la ville » alors que Londres, à l'instar de Barcelone en 1992, veut la résurrection de la banlieue.

Madrid s'appuie sur l'expérience de l'Espagne dans l'accueil d'événements sportifs internationaux, tels que la Coupe du monde de football 1982 ou les Championnats du monde d'athlétisme 1999. Cependant, la proximité temporelle des Jeux olympiques d'été de 1992 à Barcelone est perçue par plusieurs analystes comme un facteur limitant ses chances de succès.

La Russie ainsi que l'URSS n'a pas accueilli de grandes compétitions internationales dans son histoire excepté les Jeux olympiques en 1980, obscurcis par le boycott massif d'une cinquantaine de nations. Les sites olympiques sont répartis aux alentours de la Moskova. Mais le dossier souffre d'une insuffisance dans les transports et dans la capacité hôtelière.

Le problème de la candidature de New York résida dans son projet de stade olympique, qui a terme devait être celui de la franchise de football américain des Jets. La franchise entre alors en négociation pour la construction d'un nouveau stade à Manhattan, le West Side Stadium (en), prévue sur le site de la gare de triage située sur le côté ouest de l'île, entre les 10e et 12e avenues et entre les 30e et 33e rues. Mais ce stade de 75 000 places (85 000 places pour les Jeux), mis en route sous l'impulsion de Woody Johnson, du président du comité de candidature Daniel Doctoroff et du maire Michael Bloomberg, est rejeté par une grande partie de la population et des politiques pour son coût qui dépasserait 1,4 milliard de dollars, voire 2 milliards, financé en partie par des fonds publics. La polémique grandit et ne désenfle pas, même durant la cruciale visite du Comité international olympique. Le financement nécessaire pour le stade est retoqué un mois avant le vote. Le CIO autorise le comité de candidature à choisir un autre projet de stade, qui prend pour substitution dans le Queens, le futur Citi Field pour les Mets. Finalement, New York est la seconde ville éliminée lors du scrutin pour l'organisation des olympiades. Plusieurs commentateurs estiment que l'absence d'un projet abouti de stade a sérieusement affaibli les chances de la candidature new-yorkaise surtout face aux candidatures européennes,,.
Le choix du CIO s'est fait en quatre tours. Sur 116 membres du CIO, seuls 100 membres du CIO pouvaient participer au vote du premier tour — en effet les ressortissants nationaux dont une ville était en course (3 Américains, 3 Britanniques, 2 Espagnols, 3 Français, et 3 Russes) ne pouvaient pas prendre part au vote tant que leur ville n'était pas éliminée, en outre Jacques Rogge président du CIO ne prenait pas part au vote ainsi qu'Ivan Slavkov, un membre bulgare qui a été privé de ses droits, prérogatives et fonctions pour avoir reconnu que des votes pouvaient être achetés dans un reportage de la BBC.
La ville organisatrice des Jeux de la XXXe Olympiade a été désignée et dévoilée à 13h48, heure d'Europe centrale : il s'agit de Londres 2012, qui a battu Paris 2012 au dernier tour. Les villes de Moscou, puis New York, puis Madrid avaient été éliminées lors des tours précédents, selon les votes suivants :
| Résultats du choix de la ville candidate | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Ville candidate | Pays | 1er tour | 2e tour | 3e tour | 4e tour | |
| Londres | 22 | 27 | 39 | 54 | ||
| Paris | 21 | 25 | 33 | 50 | ||
| Madrid | 20 | 32 | 31 | - | ||
| New York | 19 | 16 | - | - | ||
| Moscou | 15 | - | - | - | ||