| Président Antéios (d) | |
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Gil Mihaely (d) | |
| Directeur Prépasup (d) | |
| - | |
Éric Duquesnoy (d) | |
| Secrétaire général Parti des forces nouvelles | |
| - |
| Naissance | |
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| Pseudonyme |
Pascal Yague |
| Nationalité | |
| Formation |
Lycée Louis-le-Grand (jusqu'en ) École normale supérieure (années 1970) |
| Activités |
Éditeur, directeur de collection, homme politique, géopolitologue, officier de réserve |
| A travaillé pour |
Presses universitaires de France (depuis ) |
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| Partis politiques | |
| Membre de |
Groupe union défense (années 1970) |
Pascal Gauchon, né le à Paris, est un éditeur et géopolitologue français.
Ancien homme politique, il est dans sa jeunesse secrétaire général du Parti des forces nouvelles (1974-1978).
Il devient par la suite directeur de Prépasup, directeur de collection aux Presses universitaires de France et auteur d'une trentaine d'ouvrages de géopolitique.
Après une classe préparatoire littéraire au lycée Louis-le-Grand, il est admis à l'École normale supérieure en 1970 et obtient l'agrégation d'histoire en 1973.
En 1974, il prépare une thèse de doctorat sur « L'Italie contemporaine », finalement non achevée.
À l'ENS, il milite au Groupe union défense. Sous le pseudonyme « Pascal Yague », il collabore à la Revue d'histoire du fascisme jusqu'en 1974.
Membre du groupuscule néofasciste Ordre nouveau, il sert d'interprète lors des rencontres entre les dirigeants du groupe et ceux du Mouvement social italien. En 1972, il participe à la rédaction de l'ouvrage doctrinal d'ON, portant le même nom, puis intègre le conseil national. Il est encore candidat suppléant sous ces couleurs lors des élections législatives de mars 1973, avant d'intégrer brièvement le secrétariat permanent jusqu'à la dissolution du mouvement en . Il anime ensuite les Comités faire front à Paris, et préside un temps le Front de la jeunesse.
L'année suivante, il appuie la candidature de Valéry Giscard d'Estaing à l'élection présidentielle de 1974 contre celle de Jean-Marie Le Pen portée par le Front National. A l'issue, il s'associe en au Comité d'initiative pour la construction d'un parti nationaliste (CICPN) — avec François Brigneau, Jean-François Galvaire, Roland Gaucher, Jack Marchal, Alain Robert notamment — puis devient en novembre secrétaire général du Parti des forces nouvelles (PFN), parti d’extrême droite d’inspiration néofasciste,. Il continue à cette époque à soutenir le MSI, estimant dans un article de 1974 que l'Italie et la France « vivent au même rythme politique »,.
En , il appelle de ses vœux la constitution d'une « nouvelle droite » pour faire pièce à la « vieille droite ». En avril de la même année, avec une cinquantaine de membres du PFN, il s'introduit dans les locaux de l'UNESCO (occupant plusieurs heures le 8e étage) pour protester dans une lettre ouverte à l'ONU contre la rupture des accords de Paris par le Nord-Vietnam.
Aux élections municipales de 1977 à Paris, il soutient la candidature de Jacques Chirac qui est élu face à Michel d'Ornano.
Il est candidat aux élections législatives de mars 1978 dans la 12e circonscription de Paris. Il devient ensuite rédacteur en chef de Défense de l'Occident, revue du « socialisme national » de Maurice Bardèche, après l'assassinat de François Duprat le ,,. Pierre-André Taguieff estime qu'il « renouvelle [son] équipe rédactionnelle », « en y amenant de jeunes universitaires », tandis que Pauline Picco relève que sa prise de responsabilité amène « une multiplication des articles portant sur l'extrême droite italienne ».
En 1979, il fait paraître aux Presses universitaires de France, avec Thierry Buron (également membre du PFN) un ouvrage de synthèse sur Les Fascismes, que Pierre Milza estime « très favorable au phénomène étudié ». En mai, il participe, en 4e position, derrière Michel de Saint Pierre, Jean-Louis Tixier-Vignancour et Jean-Marie Le Pen, à la tentative de liste commune PFN/FN pour les premières élections européennes, nommée Union française pour l'Eurodroite des patries (UFEP), avant de déposer sa propre liste sous l'appellation Union française pour l'Eurodroite (UFE), conduite par Jean-Louis Tixier-Vignancour, Alain Robert et Joseph Ortiz. Cette liste ne recueille qu'1,31 % des voix.
En , il participe sur Antenne 2 à un débat sur le coup d'État du 11 septembre 1973 au Chili, au cours duquel il prend la défense d'Augusto Pinochet. En mai, convaincu du chef de « recel de document volé », il est condamné par le tribunal correctionnel de Paris à deux mois de prison avec sursis pour avoir fait publier dans Initiative nationale, l'organe du PFN, un texte dérobé dans les locaux de la Ligue des droits de l'homme. Cette condamnation n'est pas inscrite à son casier judiciaire, il peut en novembre de la même année, être candidat à l'élection législative partielle dans la 4e circonscription de la Gironde.
En septembre, il prend part avec Jacques Médecin et Philippe Malaud au comité français de soutien à Ronald Reagan présidé par Alain de Sancy.
En concurrence avec Jean-Marie Le Pen, il ne parvient pas à réunir les parrainages nécessaires pour se présenter, comme candidat du PFN, à l'élection présidentielle de 1981 (Roland Hélie dirigeait sa pré-campagne). Le , il appelle donc à soutenir Jacques Chirac au premier tour et à voter contre François Mitterrand au second tour.
Candidat aux élections législatives de 1981 dans la 5e circonscription de Paris, avec comme suppléant Pierre Jonquères d'Oriola, il recueille 3,26 % des voix et se retire de la direction du PFN à l'issue.
Le , le PFN acte sa rupture avec Pascal Gauchon et Jean-Louis Tixier-Vignancour lors d'une réunion publique à la Mutualité.
En 1975, il enseigne d'abord l'histoire et la géographie dans une classe « composée uniquement d'enfants de travailleurs immigrés », à Aulnay-sous-Bois. Il a aussi été officier de réserve.
Après les élections de 1981, âgé de 31 ans, il se consacre à l'enseignement et à l'édition. Il ouvre en novembre la librairie Vastra, 9 rue Surcouf, dans le septième arrondissement de Paris. De 1985 à 2011, il est directeur de Prépasup, un institut privé spécialisé dans les classes préparatoires aux grandes écoles commerciales (ESSEC, HEC, ESCP Europe, EM Lyon, EDHEC) et aux instituts d'études politiques. Il assure un cours d'histoire, de géographie et de géopolitique en troisième année de classes préparatoires à Ipesup.
Après avoir écrit plusieurs ouvrages chez Ellipses pour préparer les concours aux grandes écoles, il est nommé en 1992, par Michel Prigent directeur de la collection « Major » aux Presses universitaires de France, malgré l'opposition puis la démission, « au nom des valeurs républicaines », d'Olivier Duhamel et de Jean-Luc Parodi,.
En 2008, il crée la société Anteios qui publie un rapport annuel et qui décerne le prix du festival de géopolitique de Grenoble, manifestation dont il a été à l'initiative avec Jean-Marc Huissoud et Jean-François Fiorina. Il préside toujours la remise du Prix du meilleur livre de géopolitique lorsqu'il passe sous l'égide de la société Axyntis,.
En 2012, il fait partie du comité de parrainage du projet Notre antenne, qui donnera naissance à la web-tv d'extrême-droite TV Libertés en 2014, dont il n'intègre pas l'équipe,.
Le , il lance un trimestriel consacré aux questions internationales, Conflits, rangé par La Lettre A parmi les « nouveaux médias de droite ».
En 2018, il est membre du comité scientifique de l'Institut des sciences sociales, économiques et politiques, fondé et dirigé jusqu'en par Marion Maréchal,.
Depuis 2020, il enseigne dans une nouvelle classe préparatoire parisienne appelée Autrement et fondée par Christophe Cadet, proche de Tiphaine Auzière, ce qui crée une polémique,.