| Nom de naissance | Paul Finel |
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| Naissance |
Villeveyrac (Hérault, France) |
| Décès |
(à 92 ans) Riom (Puy-de-Dôme, France) |
| Nationalité |
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| Activité principale |
Ténor Ténor |
| Style | |
| Activités annexes | Professeur de chant |
| Lieux d'activité | Paris (France) |
| Années d'activité | 1954-1992 |
| Formation | Conservatoire de Montpellier |
| Enseignement | Conservatoires |
Répertoire
Paul Finel est un ténor français, né à Villeveyrac le et mort à Riom le .
Formé à Montpellier, il s'impose au cours de la seconde moitié du XXe siècle au Palais Garnier et à l'Opéra-Comique, où il interprète un vaste répertoire français, italien et germanique, le plus souvent en version française. Il participe à plusieurs enregistrements d'opéra qui constituent des références pour la discographie française du milieu du siècle.
Né à Villeveyrac dans l'Hérault, Paul Finel débute dans la vie professionnelle comme aide-chimiste dans un laboratoire d'œnologie. Il suit les cours du Conservatoire de Montpellier de 1947 à 1952, où il obtient un premier prix de chant. Après cette formation initiale, il se perfectionne auprès d'un professeur privé.
En 1954, il est auditionné par la Réunion des théâtres lyriques nationaux, qui l'engage aussitôt. Il obtient d'abord des rôles secondaires au Palais Garnier, dont un Janissaire dans Obéron, un Messager dans Aïda, une Voix dans Jeanne au bûcher, un Guerrier dans Le Crépuscule des dieux, un Boyard dans Boris Godounov et Tybalt dans Roméo et Juliette.
À partir de 1956, il accède à des rôles de premier plan au Palais Garnier avec Le Vaisseau fantôme, Les Indes galantes, Faust de Gounod et La Damnation de Faust de Berlioz,. Son répertoire s'étend ensuite à Aïda, où il chante Radamès, à Carmen avec Don José, à La traviata avec Rodolphe, à Salomé avec Narraboth, à Roméo et Juliette dans le rôle de Roméo et à Tosca dans celui de Mario Cavaradossi. Les notices qui lui sont consacrées indiquent qu'il partage longtemps, à Paris, en province et à l'étranger, les rôles de Faust et de Don José, qu'il interprète chacun près de 200 fois.
À l'Opéra-Comique, où il se produit dès 1955 avec le Paysan dans Eugène Onéguine et le Marchand d'habits dans Louise, il aborde ensuite Turridu dans Cavalleria rusticana, Canio dans Paillasse, le rôle-titre de Werther, Julien dans Louise, Hoffmann dans Les Contes d'Hoffmann, Luigi dans Il tabarro et Dick Johnson dans La Fille du Far West. Au cours de la même période, il chante en province André Chénier, Hérodiade, Iphigénie en Tauride, Lohengrin, Le Roi d'Ys, Fidélio, La Dame de Pique, Samson et Dalila, Otello et Le Trouvère.
Les Archives du spectacle attestent encore sa présence sur scène dans Carmen en 1963, André Chénier en 1968 et La Visite de la vieille dame en 1973. Hors de France, il se produit en Autriche, en Allemagne, au Portugal, en Grèce et en Algérie.
Paul Finel appartient à la génération des ténors français qui occupent, après la Seconde Guerre mondiale, une place durable dans les grandes maisons parisiennes et dans les théâtres de province,. Son parcours réunit des emplois de ténor lyrique et de ténor dramatique. Il interprète des rôles français du grand répertoire tels que Faust, Don José, Roméo, Cavaradossi, Hoffmann, Werther, Julien, Mylio, Jean et le Chevalier de la Force, ainsi que des rôles plus larges tels que Radamès, Canio, Turiddu, Florestan, Hermann, Samson, Othello, Manrico et Dick Johnson.
Cette diversité se retrouve à Garnier et à Favart, où il passe des partitions de Berlioz et de Gounod aux ouvrages de Bizet, Massenet, Puccini, Leoncavallo et Poulenc. Dans les notices contemporaines et rétrospectives, son nom reste fréquemment associé aux versions françaises dAïda, de La traviata, de Tosca et de Dialogues des Carmélites,.

Sa discographie comprend L'Ange de feu de Prokofiev avec Jane Rhodes en 1957, un récital d'airs d'opéra en français en 1959, La traviata avec Mado Robin en 1960, Tosca avec Régine Crespin en 1960, Dialogues des carmélites de Poulenc entre 1960 et 1961, Paillasse en 1963, Le Vaisseau fantôme en 1964 et Louise en 1967.
Ces enregistrements illustrent la place qu'il occupe dans la diffusion discographique de l'opéra chanté en français au milieu du XXe siècle,.
Après sa carrière scénique, il se consacre à l'enseignement du chant et intervient dans deux conservatoires jusqu'en 1992. Cette activité prolonge une trajectoire commencée hors du milieu musical professionnel, puis développée au cours de près de trois décennies sur les scènes françaises et étrangères,.
Paul Finel meurt à Riom le 28 novembre 2017, à l'âge de 92 ans. Les notices publiées lors de sa disparition rappellent sa formation montpelliéraine, son engagement à la Réunion des théâtres lyriques nationaux et son passage durable sur les grandes scènes lyriques françaises,.